Du maïs fractal ?

Du maïs fractal ?

Et voilà comment en filtrant l’obèse dossier des brouillons de ce blog on déterre des trésors qui n’ont rien à y faire. Publions !

Il y est question du maïs. Cette céréale miracle et à steaks aztèque dont nous ne connaissons que la triste variété jaune d’or. Maïs empoisonnant d’ailleurs, par le biais de son hydrolysat qu’on retrouve partout : le fameux « corn syrup », un sucre qui fabrique les obèses et qui sert surtout à écouler la surproduction américaine par l’entremise, dans notre cas, de dettes de guerre… Gros. Très gros dossier

Toujours est-il que je me suis retrouvé, je ne sais comment, sur Instagram, en train de me balader au milieu d’épis franchement transgenres :

#seeds #corn #rainbow this is what corn can look like. ? #glassgemcorn

Une photo publiée par David Deijmann (@daviddeijmann) le

E esse milho? Muitas cores! ? Glass Gem Corn! #glassgemcorn #milhocolorido #followthecolours #milho #cores #colours

Une photo publiée par Follow The Colours (@ftc_insta) le

Dingue la nature ! Ni une ni deux, je déployais quelques softs multidimensionnels et m’essayais à créer quelques épis de synthèse, épicétou !

Et, je ne sais pourquoi, je suis sorti de l’agroalimentaire pour entrer en bijouterie…

Bonne semaine. Et n’allez pas vous bourrer de popcorn !

Fractales : patchworks et quilts dans Incendia

Fractales : patchworks et quilts dans Incendia

De plus en plus de fractalistes utilisent Incendia que je considère comme le plus joli petit software du genre. Notons que la nouvelle version d’ Incendia Next1.0.2 est disponible. Malheureusement toujours impossible à émuler sur MacOSX via Wine… Il faut se résoudre à lancer la partition Windaube pour l’utiliser. Moindre mal…

Mais peu d’entre vous, sans doute, ont eu la curiosité de lancer les logiciels livrés dans le « paquet ». Et notamment Quilts. Indépendant d’Incendia, Quilts permet de générer des « patchworks fractals » en deux coups de cuillère à clics.

Voici l’interface de lancement (nous nous excusons de la gène occasionnée par l’ignoble « bleu Windows »)…

Trois onglets : Le type d’attracteur, le rendu et les paramètres. Voyons le premier qui permet de choisir quel type « d’attracteur étrange » utiliser. Dans la fenêtre de droite le résultat s’affiche en temps réel. En jouant sur les différents paramètres on obtient une infinité de « rosaces » et motifs fractals. Notons que Quilts risque d’affoler votre moniteur d’activité car il tire énormément sur les processeurs en raison du grand nombre d’opérations trigonométriques qu’il doit effectuer. L’onglet rendu permet d’exporter l’image en .bmp en 1024 px.

En cliquant à droite sur « Tiles » on peut vérifier que le motif reboucle bien sur lui même et permet donc de remplir des surfaces avec ce motif, à la manière du patchwork. On peut en avoir la démo ici.

Tous en quilt !

En fouillant un peu dans les archives patiemment accumulées par Monsieur Google, j’ai découvert que le patchwork sous toutes ses formes fait l’objet d’une véritable passion chez ses afficionados, quelque soit le medium. Un art dérivé d’un artisanat vieux comme le monde. On dit que les premiers hommes utilisaient les peaux de bêtes pour se protéger du froid. Des vêtements lourds car pour habiller un homme il faut utiliser la peau, souvent épaisse, d’un grand animal. L’homme pensa alors à assembler entre elles des peaux de petits animaux. Il put ainsi avoir un vêtement plus léger et mieux ajusté, le gênant moins dans ses mouvements.

Puis avec l’apparition du tissu, le problème de l’usure se posa et pour limiter la quantité de tissu utilisée, les femmes ont rapiécé les vêtements usés. Par souci d’esthétique, différentes techniques locales se sont établies puis se sont transmises de génération en générations.

On a trouvé des représentations très anciennes en Inde et en Égypte. D’après la tradition, ce sont les croisades qui ont apporté en Italie et dans le sud de la France cette technique découverte en Palestine.

Développée en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle, elle se développa aux États-Unis à l’occasion de la forte immigration britannique au début du XIXe siècle. Au contact des « anglaises », les femmes amish furent intéressées par ce mode de récupération qui correspondait exactement aux principes de vie de leur communauté. Les patchwork amish réalisés avec des tissus unis et souvent sombres, chutes des tissus traditionnellement utilisés, constituent un style particulier de l’art du patchwork et sont très recherchés.

Un peu de relief

Le principal intérêt du soft est de générer un motif fractal en patchwork que l’on peut utiliser à son tour comme texture dans n’importe quel soft 3D et bien sûr dans Incendia. Mais il est possible d’aller un peu plus loin en utilisant cette fois la texture en niveau de gris.

Les spécialistes auront compris qu’on peut dès lors s’en servir comme masque alpha (pour la transparence), en bump map (faux relief) et mieux encore en texture de déplacement (vrai relief). C’est ainsi que ce déplacement appliqué sur un plan fait surgir littéralement ce corail fractal 3D d’une simple surface 2D…

 

 

Bien entendu rien n’empêche d’utiliser une texture couleur distincte de la texture de déplacement…

 

Appliqué cette fois sur une sphère, on obtient une fausse « Mandelbulb« … Allez, tous en quilt !

 

Fractales : Chaotica, le retour !

Fractales : Chaotica, le retour !

Nous nous étions déjà entretenus du logiciel Chaotica dans ces pages. A l’époque simple moteur de rendu pour Apophysis, la bête s’est émancipée pour devenir un logiciel de génération de fractales « flames » pouvant concurrencer JWildfire et enterrant au passage et définitivement Apophysis.

Et voici ce qu’on obtient en quelques clics et 2 minutes, rendu compris, sans connaissances particulières des fractales. Il n’y a pas de justice ! 🙂

Notons que le logiciel a été repris par l’équipe créatrice du moteur de rendu Indigo. Petit tour d’horizon…

L’interface

Tout d’abord, le lien de téléchargement du logiciel qui tourne sous MacOS, Linux et Windaube. La version gratuite est complète mais ne permet que de produire des images de 1280 x 560 pixels. Sur Mac, pas d’installation : un double clic et on arrive dans l’interface composée de deux panneaux principaux (les autres sont dans le menu).

A droite le panneau principal avec les réglages de couleur (et même une courbe !) et des principaux paramètres. A gauche la fenêtre des mutations. Avec une commande il est en effet possible de générer des fractales aléatoires et de les affiner ensuite. On s’en lasse vite.

La méthode « manuelle » est bien plus « créative » : ajouter et combiner les équations à la main. Le logiciel en possède une belle collection…

Notons qu’il est possible d’importer et d’exporter les fichiers fractals en XML et même en copié/collé. En clair, cela permet de récupérer toutes les anciennes fractales d’Apophysis, même celles réalisées à l’aide de plugins « exotiques ».

Rendus !

Nouvelle génération de moteur de rendu « progressif » : l’image est rendue en temps réel et s’améliore au cours du temps. On sauvegarde l’image quand on est satisfait du résultat. Comme dans JWildfire et Incendia. Et c’est incroyablement rapide et performant. Et, dit-on les meilleurs rendus…

Ainsi, pour obtenir le « papier papyrus » ci-dessus il n’a fallu qu’une minute et demi ce qui aurait demandé sur Apophysis, pour la même qualité, près d’une heure.

Bien entendu il est possible d’animer les fractales pour en faire des films, comme expliqué ci-dessous.

On peut aussi utiliser Chaotica comme moteur de rendu externe pour JWildfire… La manip est, comme toujours, extrêmement simple. Je vous laisse regarder la vidéo ci-dessous. Si vous y comprenez quelque-chose, n’hésitez pas à vous confesser dans un commentaire…

Votre vie risque de devenir chaotique… 😉 Bonne semaine !

 

Boucher le trou du Q ? Le retour de la police stencil

Boucher le trou du Q ? Le retour de la police stencil

En matière de polices de caractères, les modes changent très vite. Si la police de caractère Garamond, fondue au plomb vers l’an 1480 par un obscur et pourtant immortel Sieur Garamond, probablement malade du saturnisme, est toujours très utilisée aujourd’hui, la tendance actuelle est à l’utilisation des polices « sans sérif », c’est à dire « bâton », « sans queues », encore que…

Les sans sérif sont basiques, droites sur leurs jambes, sévèrement burnées, et en

MAJUSCULES C’EST ENCORE PLUS FLAGRANT

les polices sérif sont plus liantes, plus sensuelles, plus élégantes, plus subtiles, plus griffues, plus « féminines »…

ET EN MAJUSCULES ON GAGNE UN PETIT CÔTE CLASSIEUX…

Bien que cette dichotomie sur le sexe des lettres ne me satisfasse pas complètement et risque de m’attirer une fois de plus les foudres de mes lectrices féministes 😉

Non à lobstérité !

Mais revenons à nos polices. J’ai utilisé dès sa sortie la police Lobster pour ce blog. Et puis, je l’ai vue partout, dans les pubs, dans les jeux, dans les rues et même dans les « Reines du Shopping » !

Je l’ai donc abandonnée au profit des Helvetica Neue, Impact, Oswald, Montserrat, Lato, Roboto et autres « Sans »…

Polices pochées

De par mes activités de WebDesigner, je cherche toujours à créer pour chaque site et client un univers unique. Qui passe aussi et fondamentalement par des combinaisons de polices dédiées. Ainsi, c’est en cherchant l’identité graphique du site Bulles de rêve que j’ai commencé à explorer les polices « stencil ».

Qui reviennent à la mode et en force : il n’y a qu’à consulter la nouvelle charte graphique d’Arte. Et l’usage qui est fait de la police Barna Stencil.

Une tendance de fond, pourtant déjà abondamment exploitée par le passé :

Pour Bulles de rêve, j’ai choisi l’Oswald Stencil qui a l’avantage d’être une « Google Font », c’est à dire gratuite et surtout utilisable dans les pages web en tant que caractère et non comme image…

C’est ainsi que l’on remplace par exemple la superbe police Gotham d’Arte par la Google Font Montserrat.

 

Mais j’ai hésité un moment entre différentes typos stencil, qui foisonnent. Ci dessous, petit florilège des « lettres à pochoir »… Enfin, à partir de la troisième. Respectivement : Montserrat, Oswald, Oswald Stencil, Wallpoet, KeaniaOne, BlackOpsOne.

 

Et, comme on ne peut rien vous refuser, quelques liens vers les polices gratuites du genre :

creativebloq.com

template.net

Nan, nan, ne me remerciez pas, c’est tout naturel. C’est la police de proximité…

Pochoir, vous avez dit pochoir ? Comme c’est pochoir…

Mais finalement, quelle est l’histoire de ces curieux caractères coupés en deux ? Stencil n’est qu’un anglicisme signifiant pochoir. Une très ancienne technique…

Vous savez bien : vous le faisiez à Lascaux, à Chauvet, ce n’est pas si loin ! Posez la main sur une paroi rocheuse et crachez dessus à travers un os creux la mixture d’argile que vous avez bien machouillée : hop, une main au mur !

Pliez une ou plusieurs phalanges, recommencez, hop : une main mutilée ! C’est çà, le pochoir. Comme sur cette image prise dans une grotte rupestre de Bornéo.

Et un peu l’aérographe aussi que mon artiste peintre de mère appelait un « soufflancul »… A l’époque, sans bombes ni couche d’ozone, il fallait souffler dans un drôle d’engin qui projetait des gouttelettes de couleurs sur un masque découpé et le processus me fascinait, enfant…

A l’origine ce caractère était un dérivé du Clarendon. Très lisible, le Stencil est traditionnellement utilisé dans le domaine industriel, militaire ou encore celui de la construction. Et pour des raisons pratiques. Il résulte du soufflage d’une couleur à travers un masque et donne ce côté institutionnel, que dis-je, gouvernemental ! Du Roswell dans l’air…

Il faut absolument boucher ce trou du Q !

Mais tout le problème des masques était d’arriver à y inscrire des lettres, des textes. Il faut imaginer les pochoirs comme des plaques d’alu perforées, « qualité militaire », genre « Apocalypse Now »…

Pour le S, le T, le Y, pas de problème, on découpe ! Mais pour le B ? Le Q ? Qui va boucher les trous du B, du Q ?

D’où l’introduction des découpes. Les « Bridges » en engliche, pour éviter que les « Islands » ne se fassent la malle.

Et c’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi ce style de police pour le site Bulles de rêve : masculine, « militaire », sérieuse, tek, « terrain », avec un soupçon de « Vintage », renforcé par le choix des couleurs noir/jaune qui nous rappelle d’où nous venons… Ce soir, je me couche tôt !

Bon, en attendant que le site soit terminé, vous pouvez toujours contacter ce club via sa page Facebook. Ils sont très sympas, si, si, vous verrez ! Bedarrides, centre du monde civilisé ? Son président, Marc Langleur, collectionne aussi les juke-box, les flippers (jusqu’à 300…) et les manèges. Si ! C’est vous dire le cauchemar de l’épouse…

On y va souvent avec Samia (et inversement). De Marseille, on vise Stonehenge et on s’arrête avant ! En enfance, quoi…

Ah oui, et parmi les membres actifs de ce club déjanté, il y a un certain Remy. Je dis çà, je dis rien…

Faites de beaux rêves et de belles bulles.

Le vertige de l’infini. La lemniscate de Bernouilli

Le vertige de l’infini. La lemniscate de Bernouilli

330px-Infinite.svgLa notion de l’infini, ou plutôt des infinis passionne. Toujours. Un vertige accessible à tout un chacun et même aux plus jeunes qui comprennent facilement que dans la suite infinie des nombres par exemple, il est toujours possible d’ajouter « 1 » au plus grand d’entre eux, si grand soit-il… Oui, l’infini est à portée de notre main.

Quant au signe choisi pour le représenter, ce « huit » couché, rien de plus simple à tracer, même dans le sable du plus infini des déserts. Mais quelle est son origine ?

A l’origine de l’infini…

A première vue, on pense à un anneau de Moebius stylisé mais il n’en est rien. Georges Ifrah, dans son incontournable encyclopédie « L’histoire universelle des chiffres », explique que le graphisme de l’infini remonte à la civilisation indienne, et même à la mythologie indienne. L’Ananta (terme sanskrit qui signifie infini), le « serpent infini » du dieu Vishnu, est représenté enroulé sur lui-même à la manière d’un « huit renversé ».

Notons que l’on peut obtenir une bonne représentation de l’infini en traçant une Lemniscate de Bernoulli, courbe élégante et simple aux multiples propriétés dont celle de pouvoir être parcourue infiniment. C’est ainsi que l’on a pensé qu’elle était à l’origine du sigle infini mais, encore une fois, il n’en est rien.

LemniscateB

Le signe « infini » a été inventé en fait par le mathématicien John Wallis, contemporain de Bernoulli et publié en 1655 dans De sectionibus conicis.

Un ouvrage que je vous recommande comme livre de chevet tant il est souverain contre la migraine (surtout en latin)…

Sa forme est effectivement similaire à la lemniscate de Bernoulli et à certaines configurations du ruban de Möbius.

Dans l’infini artistique…

Élégante la lemniscate ? Sans aucun doute. Et je la retrouve souvent dans mes explorations fractales comme ci-dessous dans le tableau Automne.

Collection Jungle – Automne

Bien entendu la lemniscate de Bernouilli est accessible dans la plupart des logiciels de 3D sous forme de courbe vectorielle qu’on appelle une « spline ». Dès lors, il est tentant de triturer l’infini à l’aide de diverses extrusions pour obtenir des solides 3D, infiniment étranges. Voici quelques-uns de ces infinis délires…

Merci infiniment ! 🙂

Sur la planche à dessin, de gauche à droite : Cylindre lemniscate et deux tores lemniscate…

infini2

Sorti des convulsions de TopMod

Tore infiniment tordu… Réglisse et gelée d’hibiscus.

Cas particulier des anneaux borroméens. Attention, ça casse comme du verre !

Armoiries.

Le retour du tore.

Infini

Pièce unique. Porcelaine mauve. Infiniment chère…

Nouveaux fusibles. Pour péter les plombs infiniment.

Je suis de tout cœur avec vous.

Bonne fin de semaine !

Everyday warriors

Everyday warriors

Nouveau phénomène chez les geeks et autres graphistes : les projets « everyday ». Il s’agit de publier une image de synthèse originale et finalisée, par jour ! Un sacré challenge si l’on prend en compte le temps nécessaire au choix de l’idée, à la modélisation, l’éclairage, la texturation, souvent l’animation, et le rendu.

C’est en tous cas une vraie source d’inspiration et de motivation pour tous ceux qui s’intéressent à l’image de synthèse. Voici un petit florilège des Warriors les plus connus…

Beeple

L’incontournable Mike Winkelmann, qui se targue de 3527 jours de création consécutifs, du fond de son Wisconsin ! Ça calme… Ci-dessous une petite vidéo pour bien appréhender le niveau du loustic…

Philip Lueck

Ce graphiste allemand publie tous les jours, avec son style « flat » bien particulier.

ShittyRender

Offre des éclairages très soignés et des modèles plus vivants que nature !

Switzonwigfall

On en est à 1042 jours ! Mais c’est comme l’heure : impossible d’avoir une certitude : ça change tout le temps…

GreyscaleGorilla

Impossible de ne pas citer Nick Campbell et sa bande, les « Paganini » de Cinéma 4D.

David Brodeur

Ouvert tous les jours. De somptueuses créatures de gelée palpitante…

The french monkey

Un français vivant à Athènes mais qui parle anglais…

Ma pomme

M’étant également pris au jeu (sans réelle garantie de périodicité quotidienne) voici mon Instagram où je publie mes vieilleries, y’a pas d’raison. Et aussi quelques nouveautés 😉

Bon week-end et rendez-vous… Demain. 🙂