Du maïs fractal ?

Du maïs fractal ?

Et voilà comment en filtrant l’obèse dossier des brouillons de ce blog on déterre des trésors qui n’ont rien à y faire. Publions !

Il y est question du maïs. Cette céréale miracle et à steaks aztèque dont nous ne connaissons que la triste variété jaune d’or. Maïs empoisonnant d’ailleurs, par le biais de son hydrolysat qu’on retrouve partout : le fameux « corn syrup », un sucre qui fabrique les obèses et qui sert surtout à écouler la surproduction américaine par l’entremise, dans notre cas, de dettes de guerre… Gros. Très gros dossier

Toujours est-il que je me suis retrouvé, je ne sais comment, sur Instagram, en train de me balader au milieu d’épis franchement transgenres :

#seeds #corn #rainbow this is what corn can look like. ? #glassgemcorn

Une photo publiée par David Deijmann (@daviddeijmann) le

E esse milho? Muitas cores! ? Glass Gem Corn! #glassgemcorn #milhocolorido #followthecolours #milho #cores #colours

Une photo publiée par Follow The Colours (@ftc_insta) le

Dingue la nature ! Ni une ni deux, je déployais quelques softs multidimensionnels et m’essayais à créer quelques épis de synthèse, épicétou !

Et, je ne sais pourquoi, je suis sorti de l’agroalimentaire pour entrer en bijouterie…

Bonne semaine. Et n’allez pas vous bourrer de popcorn !

Fractales : patchworks et quilts dans Incendia

Fractales : patchworks et quilts dans Incendia

De plus en plus de fractalistes utilisent Incendia que je considère comme le plus joli petit software du genre. Notons que la nouvelle version d’ Incendia Next1.0.2 est disponible. Malheureusement toujours impossible à émuler sur MacOSX via Wine… Il faut se résoudre à lancer la partition Windaube pour l’utiliser. Moindre mal…

Mais peu d’entre vous, sans doute, ont eu la curiosité de lancer les logiciels livrés dans le « paquet ». Et notamment Quilts. Indépendant d’Incendia, Quilts permet de générer des « patchworks fractals » en deux coups de cuillère à clics.

Voici l’interface de lancement (nous nous excusons de la gène occasionnée par l’ignoble « bleu Windows »)…

Trois onglets : Le type d’attracteur, le rendu et les paramètres. Voyons le premier qui permet de choisir quel type « d’attracteur étrange » utiliser. Dans la fenêtre de droite le résultat s’affiche en temps réel. En jouant sur les différents paramètres on obtient une infinité de « rosaces » et motifs fractals. Notons que Quilts risque d’affoler votre moniteur d’activité car il tire énormément sur les processeurs en raison du grand nombre d’opérations trigonométriques qu’il doit effectuer. L’onglet rendu permet d’exporter l’image en .bmp en 1024 px.

En cliquant à droite sur « Tiles » on peut vérifier que le motif reboucle bien sur lui même et permet donc de remplir des surfaces avec ce motif, à la manière du patchwork. On peut en avoir la démo ici.

Tous en quilt !

En fouillant un peu dans les archives patiemment accumulées par Monsieur Google, j’ai découvert que le patchwork sous toutes ses formes fait l’objet d’une véritable passion chez ses afficionados, quelque soit le medium. Un art dérivé d’un artisanat vieux comme le monde. On dit que les premiers hommes utilisaient les peaux de bêtes pour se protéger du froid. Des vêtements lourds car pour habiller un homme il faut utiliser la peau, souvent épaisse, d’un grand animal. L’homme pensa alors à assembler entre elles des peaux de petits animaux. Il put ainsi avoir un vêtement plus léger et mieux ajusté, le gênant moins dans ses mouvements.

Puis avec l’apparition du tissu, le problème de l’usure se posa et pour limiter la quantité de tissu utilisée, les femmes ont rapiécé les vêtements usés. Par souci d’esthétique, différentes techniques locales se sont établies puis se sont transmises de génération en générations.

On a trouvé des représentations très anciennes en Inde et en Égypte. D’après la tradition, ce sont les croisades qui ont apporté en Italie et dans le sud de la France cette technique découverte en Palestine.

Développée en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle, elle se développa aux États-Unis à l’occasion de la forte immigration britannique au début du XIXe siècle. Au contact des « anglaises », les femmes amish furent intéressées par ce mode de récupération qui correspondait exactement aux principes de vie de leur communauté. Les patchwork amish réalisés avec des tissus unis et souvent sombres, chutes des tissus traditionnellement utilisés, constituent un style particulier de l’art du patchwork et sont très recherchés.

Un peu de relief

Le principal intérêt du soft est de générer un motif fractal en patchwork que l’on peut utiliser à son tour comme texture dans n’importe quel soft 3D et bien sûr dans Incendia. Mais il est possible d’aller un peu plus loin en utilisant cette fois la texture en niveau de gris.

Les spécialistes auront compris qu’on peut dès lors s’en servir comme masque alpha (pour la transparence), en bump map (faux relief) et mieux encore en texture de déplacement (vrai relief). C’est ainsi que ce déplacement appliqué sur un plan fait surgir littéralement ce corail fractal 3D d’une simple surface 2D…

 

 

Bien entendu rien n’empêche d’utiliser une texture couleur distincte de la texture de déplacement…

 

Appliqué cette fois sur une sphère, on obtient une fausse « Mandelbulb« … Allez, tous en quilt !

 

Fractales : Chaotica, le retour !

Fractales : Chaotica, le retour !

Nous nous étions déjà entretenus du logiciel Chaotica dans ces pages. A l’époque simple moteur de rendu pour Apophysis, la bête s’est émancipée pour devenir un logiciel de génération de fractales « flames » pouvant concurrencer JWildfire et enterrant au passage et définitivement Apophysis.

Et voici ce qu’on obtient en quelques clics et 2 minutes, rendu compris, sans connaissances particulières des fractales. Il n’y a pas de justice ! 🙂

Notons que le logiciel a été repris par l’équipe créatrice du moteur de rendu Indigo. Petit tour d’horizon…

L’interface

Tout d’abord, le lien de téléchargement du logiciel qui tourne sous MacOS, Linux et Windaube. La version gratuite est complète mais ne permet que de produire des images de 1280 x 560 pixels. Sur Mac, pas d’installation : un double clic et on arrive dans l’interface composée de deux panneaux principaux (les autres sont dans le menu).

A droite le panneau principal avec les réglages de couleur (et même une courbe !) et des principaux paramètres. A gauche la fenêtre des mutations. Avec une commande il est en effet possible de générer des fractales aléatoires et de les affiner ensuite. On s’en lasse vite.

La méthode « manuelle » est bien plus « créative » : ajouter et combiner les équations à la main. Le logiciel en possède une belle collection…

Notons qu’il est possible d’importer et d’exporter les fichiers fractals en XML et même en copié/collé. En clair, cela permet de récupérer toutes les anciennes fractales d’Apophysis, même celles réalisées à l’aide de plugins « exotiques ».

Rendus !

Nouvelle génération de moteur de rendu « progressif » : l’image est rendue en temps réel et s’améliore au cours du temps. On sauvegarde l’image quand on est satisfait du résultat. Comme dans JWildfire et Incendia. Et c’est incroyablement rapide et performant. Et, dit-on les meilleurs rendus…

Ainsi, pour obtenir le « papier papyrus » ci-dessus il n’a fallu qu’une minute et demi ce qui aurait demandé sur Apophysis, pour la même qualité, près d’une heure.

Bien entendu il est possible d’animer les fractales pour en faire des films, comme expliqué ci-dessous.

On peut aussi utiliser Chaotica comme moteur de rendu externe pour JWildfire… La manip est, comme toujours, extrêmement simple. Je vous laisse regarder la vidéo ci-dessous. Si vous y comprenez quelque-chose, n’hésitez pas à vous confesser dans un commentaire…

Votre vie risque de devenir chaotique… 😉 Bonne semaine !

 

Boucher le trou du Q ? Le retour de la police stencil

Boucher le trou du Q ? Le retour de la police stencil

En matière de polices de caractères, les modes changent très vite. Si la police de caractère Garamond, fondue au plomb vers l’an 1480 par un obscur et pourtant immortel Sieur Garamond, probablement malade du saturnisme, est toujours très utilisée aujourd’hui, la tendance actuelle est à l’utilisation des polices « sans sérif », c’est à dire « bâton », « sans queues », encore que…

Les sans sérif sont basiques, droites sur leurs jambes, sévèrement burnées, et en

MAJUSCULES C’EST ENCORE PLUS FLAGRANT

les polices sérif sont plus liantes, plus sensuelles, plus élégantes, plus subtiles, plus griffues, plus « féminines »…

ET EN MAJUSCULES ON GAGNE UN PETIT CÔTE CLASSIEUX…

Bien que cette dichotomie sur le sexe des lettres ne me satisfasse pas complètement et risque de m’attirer une fois de plus les foudres de mes lectrices féministes 😉

Non à lobstérité !

Mais revenons à nos polices. J’ai utilisé dès sa sortie la police Lobster pour ce blog. Et puis, je l’ai vue partout, dans les pubs, dans les jeux, dans les rues et même dans les « Reines du Shopping » !

Je l’ai donc abandonnée au profit des Helvetica Neue, Impact, Oswald, Montserrat, Lato, Roboto et autres « Sans »…

Polices pochées

De par mes activités de WebDesigner, je cherche toujours à créer pour chaque site et client un univers unique. Qui passe aussi et fondamentalement par des combinaisons de polices dédiées. Ainsi, c’est en cherchant l’identité graphique du site Bulles de rêve que j’ai commencé à explorer les polices « stencil ».

Qui reviennent à la mode et en force : il n’y a qu’à consulter la nouvelle charte graphique d’Arte. Et l’usage qui est fait de la police Barna Stencil.

Une tendance de fond, pourtant déjà abondamment exploitée par le passé :

Pour Bulles de rêve, j’ai choisi l’Oswald Stencil qui a l’avantage d’être une « Google Font », c’est à dire gratuite et surtout utilisable dans les pages web en tant que caractère et non comme image…

C’est ainsi que l’on remplace par exemple la superbe police Gotham d’Arte par la Google Font Montserrat.

 

Mais j’ai hésité un moment entre différentes typos stencil, qui foisonnent. Ci dessous, petit florilège des « lettres à pochoir »… Enfin, à partir de la troisième. Respectivement : Montserrat, Oswald, Oswald Stencil, Wallpoet, KeaniaOne, BlackOpsOne.

 

Et, comme on ne peut rien vous refuser, quelques liens vers les polices gratuites du genre :

creativebloq.com

template.net

Nan, nan, ne me remerciez pas, c’est tout naturel. C’est la police de proximité…

Pochoir, vous avez dit pochoir ? Comme c’est pochoir…

Mais finalement, quelle est l’histoire de ces curieux caractères coupés en deux ? Stencil n’est qu’un anglicisme signifiant pochoir. Une très ancienne technique…

Vous savez bien : vous le faisiez à Lascaux, à Chauvet, ce n’est pas si loin ! Posez la main sur une paroi rocheuse et crachez dessus à travers un os creux la mixture d’argile que vous avez bien machouillée : hop, une main au mur !

Pliez une ou plusieurs phalanges, recommencez, hop : une main mutilée ! C’est çà, le pochoir. Comme sur cette image prise dans une grotte rupestre de Bornéo.

Et un peu l’aérographe aussi que mon artiste peintre de mère appelait un « soufflancul »… A l’époque, sans bombes ni couche d’ozone, il fallait souffler dans un drôle d’engin qui projetait des gouttelettes de couleurs sur un masque découpé et le processus me fascinait, enfant…

A l’origine ce caractère était un dérivé du Clarendon. Très lisible, le Stencil est traditionnellement utilisé dans le domaine industriel, militaire ou encore celui de la construction. Et pour des raisons pratiques. Il résulte du soufflage d’une couleur à travers un masque et donne ce côté institutionnel, que dis-je, gouvernemental ! Du Roswell dans l’air…

Il faut absolument boucher ce trou du Q !

Mais tout le problème des masques était d’arriver à y inscrire des lettres, des textes. Il faut imaginer les pochoirs comme des plaques d’alu perforées, « qualité militaire », genre « Apocalypse Now »…

Pour le S, le T, le Y, pas de problème, on découpe ! Mais pour le B ? Le Q ? Qui va boucher les trous du B, du Q ?

D’où l’introduction des découpes. Les « Bridges » en engliche, pour éviter que les « Islands » ne se fassent la malle.

Et c’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi ce style de police pour le site Bulles de rêve : masculine, « militaire », sérieuse, tek, « terrain », avec un soupçon de « Vintage », renforcé par le choix des couleurs noir/jaune qui nous rappelle d’où nous venons… Ce soir, je me couche tôt !

Bon, en attendant que le site soit terminé, vous pouvez toujours contacter ce club via sa page Facebook. Ils sont très sympas, si, si, vous verrez ! Bedarrides, centre du monde civilisé ? Son président, Marc Langleur, collectionne aussi les juke-box, les flippers (jusqu’à 300…) et les manèges. Si ! C’est vous dire le cauchemar de l’épouse…

On y va souvent avec Samia (et inversement). De Marseille, on vise Stonehenge et on s’arrête avant ! En enfance, quoi…

Ah oui, et parmi les membres actifs de ce club déjanté, il y a un certain Remy. Je dis çà, je dis rien…

Faites de beaux rêves et de belles bulles.

Trekking au Maroc avec TrekAdekua

Trekking au Maroc avec TrekAdekua

Le trekking… L’art de mettre un pied devant l’autre et de recommencer ! Quoi de plus difficile à décrire ? A raconter ? Et pourtant, j’ai promis à Gilles Debrix, co-fondateur de Trip Adékua, de troquer, le temps de ce billet, les palmes pour les godillots de randonnée. Misère… Bah, après tout, quand on sait palmer, on sait marcher, non ? Il suffit de redresser les chevilles !

Et Dieu sait que j’ai marché, le plus souvent bouteilles de plongée sur le dos, durant toutes ces années d’expédition. Alors vous pensez, une petite ballade au Maroc, il en fallait plus pour me mettre sur le flanc.

Et maintenant TrekAdekua !

8 jours de trekking mixte dans le sud du Maroc, 775 € hors vol, personnalisable : Voici l’offre de Said, expert local de TrekAdekua au Maroc. Il parle français, anglais, arabe, espagnol, italien et guide sur place depuis 9 ans pour des séjours variés avec hébergement en riad ou bivouac. Par exemple : accompagnés d’une caravane de dromadaires, départ de la ville de Zagora, aux portes du désert marocain. Vallée du Draa, palmeraie d’Amezrou, oasis de Tifkast et Dyabi, Oued l’Mhasser, dunes de l’erg de Chegaga, ac d’Amman Imsafine…

Mais rappelons le concept TripAdekua : tous les séjours sont personnalisables et vous êtes en relation direct avec votre expert local. Autrement dit, vous faites votre programme. Et pourquoi pas celui que j’avais concocté il y a quelques années, lors d’un repérage dans le sud marocain, justement ?

En voici les principales étapes, sous forme de « roman photo » que les utilisateurs de tablettes apprécieront. Un frotté de doigt sur la vitre c’est quand même moins cassant que des kilomètres à pied ! Blague à part, pour qui sait sortir de Marrakech, le Maroc sauvage est une vraie découverte et j’espère vous donner envie de découvrir à votre tour. Bonne balade !

MARRAKECH

La ville blanche et rose

Première journée et nuit au Maroc. Visite de Marrakech. Le lendemain nous prenons la direction de Zagora.

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L’ATLAS

Col de Tizin-Tichka

Superbes points de vue depuis le plus haut col routier (2300m) dans l’Atlas. Si bien qu’au retour, en plein hiver, la route était coupée ! Quand les touristes marocaines découvrent la neige… Et détour par Agadir pour rejoindre Marrakech. Magnifiques randonnées en direction de Ouarzazate, dans les canyons et paysages désertiques.

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KASBAH AIT BEN HADDOU

Un marché en marchant…

Marché animé en plein air, en route vers Zagora. Ici, tout se vend, se marchande. On palabre, on s’enflamme, au milieu des charrettes débordantes de légumes et de fruits et des attelages qui livrent tout et son contraire : un désordre magnifique !

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JBEL TIZOUGUIRENE

Au cœur du Maroc

Piste de Tizin Tafilalet en direction de Tazzarine, en traversant de très beaux villages adossés au Jbel Tizouguirene. Zone peu touristique : en me baladant dans les villages de terre battue je me retrouve au milieu d’une famille volubile qui me fait tout visiter. Arrive alors le chef de famille qui croyait que je voulais lui acheter son épouse… Direction Alnif à travers une vaste plaine caillouteuse piquée de dromadaires. Descente dans les foggarahs, réseau de puits et de tunnels …

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ERFOUD

Fossiles du dévonien à la pelle…

Randonnée dans le désert au nord d’Erfoud. En fouillant un peu, le nez au sol, je découvre rapidement les gisements de fossiles du Dévonien (360 millions d’années) prisonniers dans la roche grise. Trilobites, crinoïdes, ammonites : voyage dans le temps et plongée à sec ! Au village, des artisans travaillent les pierres extraites pour mettre en valeur ces animaux marins d’un lointain passé.

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VALLEE DU DADES

Des palais d’argile

Me voilà dans la vallée du Dadès entre les monts du Haut Atlas et de l’Anti-Atlas, parti de Tinerhir vers Ouarzazate. Je me perd dans l’un des nombreux villages fortifiés construits en pisé. Volées d’escaliers, portes secrètes, ferrures ouvragées, palmeraies et rivières en contrebas découvertes dans l’encadrement des fenêtres d’argile : c’est comme dans les films !

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MERZOUGA

Aux portes du Sahara

Voilà le début du grand erg, à la frontière avec l’Algérie. En tournant le dos au village qui décharge régulièrement ses flots de touristes, je me retrouve au milieu d’une mer de dunes orangées à l’infini… Seul au monde ! Si vous aimez la compagnie, c’est l’endroit idéal pour tester le dromadaire en méharée et passer la nuit dans les tentes aménagées : de vrais hôtels de toiles avec restauration de qualité et tambours touaregs, sous les étoiles…

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GORGES DE TODRA

Au fil de l’eau

En suivant l’Oued Todra me voilà dans un canyon de 300m de profondeur dans le calcaire ocre et rugueux. Magnifiques voies d’escalades au milieu des aigles et des colombes. Spéléo, je ne résiste pas à explorer quelques grottes qui s’ouvrent en paroi. Au niveau de l’eau je manque de me faire dévorer par des chiens errants : on les nourrit ici à coup de pierres ! Je retrouve la paix dans les belles palmeraies, dattiers et grenadiers. Détour par la source du poisson sacré et ses légendes.

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VALLEE DES ARGANIERS

Fabuleuse Abulouz !

Il neige ! Les cols de l’Atlas sont fermés. Détour par Agadir pour rejoindre Marrakech. En chemin, je m’arrête devant un paysage étonnant : à perte de vue, des arbres couverts de curieux fruits et de chèvres dans les branches ! Les montagnes autour d’Abulouz sont couvertes d’arganiers dont on tire la fameuse huile d’argan… Pas facile de faire des photos : je suis chassé par un berger qui veut monnayer son image. Dommage.

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MARRAKECH

L’herboriste du « Palais El Badii »

Mohamed est herboriste et particulièrement comédien. Et commerçant hors pair (je repartirais avec deux fois plus de « souvenirs » que prévu…). Mais quel voyage ! Couleurs, senteurs, plantes séchées, drogues et mêmes tisanes aphrodisiaques ! Encens, curcuma, santal, ginseng rouge, alun, au kilo, au gramme, au gré des marchandages et des marchands de rêves ; en grains, en barres, en feuilles et autres poudres de perlin pimpin !

Ainsi s’achève notre petit trekking en images…

Le vertige de l’infini. La lemniscate de Bernouilli

Le vertige de l’infini. La lemniscate de Bernouilli

330px-Infinite.svgLa notion de l’infini, ou plutôt des infinis passionne. Toujours. Un vertige accessible à tout un chacun et même aux plus jeunes qui comprennent facilement que dans la suite infinie des nombres par exemple, il est toujours possible d’ajouter « 1 » au plus grand d’entre eux, si grand soit-il… Oui, l’infini est à portée de notre main.

Quant au signe choisi pour le représenter, ce « huit » couché, rien de plus simple à tracer, même dans le sable du plus infini des déserts. Mais quelle est son origine ?

A l’origine de l’infini…

A première vue, on pense à un anneau de Moebius stylisé mais il n’en est rien. Georges Ifrah, dans son incontournable encyclopédie « L’histoire universelle des chiffres », explique que le graphisme de l’infini remonte à la civilisation indienne, et même à la mythologie indienne. L’Ananta (terme sanskrit qui signifie infini), le « serpent infini » du dieu Vishnu, est représenté enroulé sur lui-même à la manière d’un « huit renversé ».

Notons que l’on peut obtenir une bonne représentation de l’infini en traçant une Lemniscate de Bernoulli, courbe élégante et simple aux multiples propriétés dont celle de pouvoir être parcourue infiniment. C’est ainsi que l’on a pensé qu’elle était à l’origine du sigle infini mais, encore une fois, il n’en est rien.

LemniscateB

Le signe « infini » a été inventé en fait par le mathématicien John Wallis, contemporain de Bernoulli et publié en 1655 dans De sectionibus conicis.

Un ouvrage que je vous recommande comme livre de chevet tant il est souverain contre la migraine (surtout en latin)…

Sa forme est effectivement similaire à la lemniscate de Bernoulli et à certaines configurations du ruban de Möbius.

Dans l’infini artistique…

Élégante la lemniscate ? Sans aucun doute. Et je la retrouve souvent dans mes explorations fractales comme ci-dessous dans le tableau Automne.

Collection Jungle – Automne

Bien entendu la lemniscate de Bernouilli est accessible dans la plupart des logiciels de 3D sous forme de courbe vectorielle qu’on appelle une « spline ». Dès lors, il est tentant de triturer l’infini à l’aide de diverses extrusions pour obtenir des solides 3D, infiniment étranges. Voici quelques-uns de ces infinis délires…

Merci infiniment ! 🙂

Sur la planche à dessin, de gauche à droite : Cylindre lemniscate et deux tores lemniscate…

infini2

Sorti des convulsions de TopMod

Tore infiniment tordu… Réglisse et gelée d’hibiscus.

Cas particulier des anneaux borroméens. Attention, ça casse comme du verre !

Armoiries.

Le retour du tore.

Infini

Pièce unique. Porcelaine mauve. Infiniment chère…

Nouveaux fusibles. Pour péter les plombs infiniment.

Je suis de tout cœur avec vous.

Bonne fin de semaine !

TripAdekua | les plus belles plongées de Tahiti | Rangiroa et Fakarava

TripAdekua | les plus belles plongées de Tahiti | Rangiroa et Fakarava

« Quelle est la plus belle destination de plongée ? »

Voilà une question que l’on m’a posée bien souvent… Et à laquelle je n’ai que des réponses évasives tant les charmes de la planète bleue sont nombreux. Il existe sur l’Internet quantité de ces « top ten » et, même si je n’aime pas beaucoup ces classements arbitraires, force est de constater que Tahiti et ses îles sont largement représentées. Côté voyage plongée, oui, la Polynésie française est un rêve de plongeurs !

Alors évidemment, c’est tout de suite 24 h d’avion à prévoir, un séjour d’au moins 15 jours et donc, le cochon à économies cassé au marteau. C’est alors que je tombe sur l’annonce DiveTripAdekua :

Séjour plongée en Polynésie Française, vol compris pour moins de 3900 euros par personne !

Je relis, les yeux embués de larmes : Hébergement de charme avec forfait de 12 plongées, proposé à partir de 3772 euros par personne pour 12 nuits, en base double/twin à partager, vols inclus.

En cherchant un peu, force est de constater qu’on ne trouve pas moins cher chez les Tours Opérateurs « classiques »… Ce concept de mise en relation directe avec un expert plongée local francophone semble fonctionner. Et en tous cas, il permet de sérieuses économies !

Rangiroa

Tous les plongeurs vous le diront : s’il est une plongée qu’il faut avoir faite dans sa vie, c’est bien la passe de Tiputa, sur l’atoll de Rangiroa.

Michael Crichton (auteur de Jurassik Park, Sphère, et tant d’autres best sellers portés au cinéma) et qui est aussi plongeur, en faisait même un chapitre assez grandiloquent dans son livre Travels.

En effet, ces passes de Tiputa et d’Avatoru, par où le lagon se vide et se remplit au gré des marées, constituent une des merveilles de la nature sauvage. On y est spectateur et acteur…

Début de marée montante. Un fleuve puissant vient de naître au cœur de la mer. Suspendu dans la transparence bleue on se croit immobile mais à la vue du tombant qui défile comme un train corail en marche, on réalise être engagé dans une dérive magnifique. Membres écartés, sans mouvements inutiles, nous nous laissons porter par cette mer toujours recommencée. Déjà, au bord du bleu, apparaissent les bancs de requins gris. Accompagnés à la queue de volutes de carangues imitant les mouvements des prédateurs. Toutes sortes de pélagiques apparaissent et disparaissent en un éclair, chassent, virevoltent, insensibles au courant. Nous ne saisissons que des tranches de vie, nous qui ne faisons que passer. Des dauphins tursiops remontent du fond et viennent nous visiter. Trois petits tours et puis s’en vont. Fondu au bleu…

Trois grandes mantas jouent dans le soleil. Un gros Napoléon vient aux nouvelles et n’en finit plus de grossir… Demain sera une autre marée, avec cette fois des grands marteaux ? Des baleines ? Tout est possible et imprévisible.

Autre plongée que j’aime particulièrement : « les failles », à l’autre bout de l’atoll de Rangiroa. Et qui ferons partie de votre programme si vous le souhaitez. Rappelons que le concept Trip Adekua est justement le séjour à la carte. Un concept qui ne s’applique d’ailleurs pas qu’à la plongée puisque les trekkeurs (dont nous reparlerons) bénéficient du même principe de mise en relation avec un expert local. Mais revenons à nos failles…

C’est un endroit en bordure de lagon où le massif de corail est fracturé ce qui permet l’accès à des profondeurs très importantes. Bien sûr, il faut savoir s’arrêter ! A partir de quarante mètres de fond, le moindre surplomb est couvert de délicats animaux. En fait, il s’agit de corail rose. Une véritable joaillerie sous la mer : chaque recoin de roche est couvert de ce corail qui a une valeur marchande. Le corail à l’habitude de se nourrir de plancton mais à l’abri du courant. C’est pour ça qu’on le trouve préférentiellement sur les surplombs. Les failles permettent aussi d’explorer le massif de corail de l’intérieur : de grands tunnels ascendants remontent jusqu’en surface. Mais attention, la houle se transmet à travers le labyrinthe de galeries. Cette fois, c’est une plongée dérivante mais à la verticale ! Le courant vous aspire de plusieurs mètres vers le haut avant de vous faire redescendre les étages à toute vitesse, mettant à mal les tympans. Les parois de corail défilent et il faut prendre garde à ne pas se cogner. Surface…

Le Pacifique nous fait entrer dans sa danse incessante et le matériel saute, retombe, saute à nouveau… Je me cramponne comme je peux, rincé par des embruns au goût d’aventure, matériel perso coincé entre les jambes. Didier Noirot, notre réalisateur sous-marin, en chapeau de brousse, maintient négligemment d’une main le caisson vidéo de 75 kg, façon sac à main, et se tient debout, posé sur ses jambes de colosse. Quinze ans de Calypso avec Cousteau, ça forme… C’est justement avant cette plongée dans « les failles », en plein tournage, que mon facétieux ami me lançait cette réplique improvisée qui est depuis devenue culte. Je ne résiste pas au plaisir de vous la resservir :

Boire avant ou après, il faut choisir mais en tous cas, question plongée, on n’a que l’embarras du choix à Rangiroa. Et c’est là qu’on mesure l’avantage de pouvoir entrer en contact avec un expert local.

Mary Anne votre expert local TripAdekua

Mary Anne est passionnée par la plongée mais elle travaille aussi dans une agence de voyage à Tahiti. Elle vous organisera de parfaites vacances plongée en Polynésie.

Originaire des Philippines, Mary Anne a grandi dans un petit hôtel dédié aux sports aquatiques. Devenue PADI Divemaster en 1982, elle a beaucoup voyagé (Chili, Japon, Amérique…) avant de poser son sac en Polynésie en 1991.

Avec plus de 400 plongées dans le monde, elle organise depuis plus de 3 ans des séjours plongée avec son agence polynésienne.

Elle a pu explorer les principaux sites qu’offrent les nombreuses îles de Polynésie, mais sa préférée pour la plongée reste l’atoll de Fakarava situé dans les Tuamotu.

Le mur de requins de Fakarava

Je n’ai pas eu la chance de plonger (encore) à Fakarava. Mais il se trouve que par le plus grand des thazards je m’occupe de la refonte du site web de Subimagery Productions, la boîte de Didier Noirot himself. Et des images de requins, j’en ai vues ! Didier connait bien la destination pour y être allé plusieurs fois. Écoutons sa délicieuse voix rauque :

C’est en 1987 que j’ai découvert pour la première fois l’atoll de Fakarava. Au cours d’une expédition de deux mois avec le Commandant Cousteau sur la Calypso. J’étais à ce moment là le photographe de l’expédition. Nous avons sillonné la Polynésie, des îles Mac Donald, jusqu’au nord des Tuamotu en passant par les Australes, les îles de la Société… Avec à la clé le tournage de « L’eau de feu », documentaire de la série « Cousteau à la redécouverte du monde ».

Michel Deloire à la caméra, nous avions sorti la soucoupe plongeante dans la passe nord, puis le long du tombant pour éviter le courant. La densité de vie dépassait tout ce que je pouvais imaginer. Et encore n’avais-je pas vu la passe sud… Et c’est là que Cousteau m’a sorti : « vous m’emmerdez avec vos photos. Prenez une caméra ! ». Et c’est ainsi que je suis devenu cameraman…

J’y suis retourné en mars 2013 à l’occasion du tournage de la série américaine « Castaway ». Dans la passe sud, en recycleur qui autorise des temps de plongée bien supérieur tout en restant furtif. A marée montante le spectacle de ces centaines de requins gris immobiles dans le fort courant est inoubliable. L’un des grands spectacles de la nature !

Et pourquoi pas Bora-Bora ?

Mary Anne ne vous propose pas moins de 12 formules de séjour plongée en Polynésie. A vous de faire votre choix ! Rangiroa, Fakarava, Moorea… Vous noterez que tout rime avec TripAdekua. 😉

 

Bora Bora… J’y suis resté deux jours et une nuit, lors d’un tournage des Carnets de Plongée. Je me souviens des mantas nonchalantes, en bordure de lagon. Et d’un certain « Yellow Submarine ». 🙂

A bientôt, et bon voyage !

Everyday warriors

Everyday warriors

Nouveau phénomène chez les geeks et autres graphistes : les projets « everyday ». Il s’agit de publier une image de synthèse originale et finalisée, par jour ! Un sacré challenge si l’on prend en compte le temps nécessaire au choix de l’idée, à la modélisation, l’éclairage, la texturation, souvent l’animation, et le rendu.

C’est en tous cas une vraie source d’inspiration et de motivation pour tous ceux qui s’intéressent à l’image de synthèse. Voici un petit florilège des Warriors les plus connus…

Beeple

L’incontournable Mike Winkelmann, qui se targue de 3527 jours de création consécutifs, du fond de son Wisconsin ! Ça calme… Ci-dessous une petite vidéo pour bien appréhender le niveau du loustic…

Philip Lueck

Ce graphiste allemand publie tous les jours, avec son style « flat » bien particulier.

ShittyRender

Offre des éclairages très soignés et des modèles plus vivants que nature !

Switzonwigfall

On en est à 1042 jours ! Mais c’est comme l’heure : impossible d’avoir une certitude : ça change tout le temps…

GreyscaleGorilla

Impossible de ne pas citer Nick Campbell et sa bande, les « Paganini » de Cinéma 4D.

David Brodeur

Ouvert tous les jours. De somptueuses créatures de gelée palpitante…

The french monkey

Un français vivant à Athènes mais qui parle anglais…

Ma pomme

M’étant également pris au jeu (sans réelle garantie de périodicité quotidienne) voici mon Instagram où je publie mes vieilleries, y’a pas d’raison. Et aussi quelques nouveautés 😉

Bon week-end et rendez-vous… Demain. 🙂

TripAdekua : Oman, ça vous nudibranche ?

TripAdekua : Oman, ça vous nudibranche ?

TripAdekua Oman

A l’infini, l’eau verte, intense, parfaitement transparente… Je me déplace pourtant à une allure d’escargot tant les proportions de ce monde sont chaotiques. De gros trains de plancton passent, tourbillonnent, happés par les monstres en écailles. De gigantesques créatures qu’on voit à peine tant elles sont rapides en comparaison de notre rythme rampant. Et pourtant, on en bave ! Moi et mes congénères avons d’ailleurs été affublés du sobriquet de « nudibranches »…

Nous occupons, dans l’embranchement des Mollusques, la classe des Gastéropodes et l’ordre des Opistobranches. A vos souhaits ! Encore nous vous épargnons les familles, genres et espèces, qui comptent plus de 2 500 spécimens au fichier central…

Et pas touche : nous possédons de terribles armes chimiques, conquises de haute lutte, au gré de l’évolution. Nous puisons dans les propres défenses des êtres que nous dévorons. Éponges, hydraires : nous sommes les seuls à nous régaler des spicules calcaires et des dards empoisonnés des hydraires. Nous les stockons dans nos cirres qui parsèment notre dos. Au moindre contact, ils sont réemployés immédiatement vers l’agresseur.

Le prépuce à l’oreille

TripAdekua Oman-nudibranches

Les nudibranches sont hermaphrodites, c’est à dire mâles d’un côté et femelles de l’autre. Ils s’accouplent ainsi « en 69 », chacun assurant à tour de rôle les prérogatives des deux sexes, dans une étreinte qui peut durer plusieurs heures. Et on appelle ça des mollusques ? D’ailleurs, vous avez remarqué ? Les filles sont folles des nudibranches ! Ces limaces minuscules, forcément baveuses, venimeuses et la plupart du temps minuscules, au point de provoquer derrière les masques un strabisme convergent.

Et bien le moins qu’on puisse dire est qu’à Oman, elles seront servies (les filles ! Pas les limaces…) Je n’ai jamais vu autant de nudibranches de ma vie et d’une telle taille… Et question robe, été, collection automne/hiver : tout y est !

Ça tombe bien : le Golfe Persique est la nouvelle destination plongée du catalogue TripAdekua : de sérieuses économies en perspective !

Franchement ? Un petit bain chaud au milieu des carangues, çà ne vous dirait pas ?

TripAdekua plongée Oman

TripAdekua plongée Oman

TripAdekua plongée Oman

TripAdekua : décidément, tout le monde s’y met !

Depuis que je collabore avec cette plateforme de mise en relation directe pour les voyages-plongée, je ne croise que des connaissances ! La planète a-t-elle rétrécie ? Où les critères de sélection du site sont-ils particulièrement bien choisis ? Toujours est-il que me baladant sur le site à la recherche des nouveautés, je tombe sur : « Christophe, votre Expert Local Dive Trip Adékua à Dibba au Sultanat d’Oman« . Shah alors ! (L’Iran n’est pas loin…) Mon pote Chris… Bon choix ! 😉

TripAdekua Oman

TripAdekua plongée OmanChristophe, son monitorat en poche dès 18 ans a sillonné les mers et les océans, avant de s’installer dans le Musandam, au Sultanat d’Oman en 2004.

Que vous soyez débutant ou confirmés, en snorkeling ou en plongée tek, Christophe vous propose les plus beaux sites pour découvrir la vie sous-marine à l’entrée du Golfe persique.

Située à la pointe nord-est de la péninsule arabique et séparant le Golfe Persique de l’Océan Indien, les eaux du Musandam regorgent de plancton qui attire une vie foisonnante. Quantité phénoménale de poissons tropicaux, pélagiques, requins et autre tortues…

Mais les plongeurs du monde entier viennent également de plus en plus pour les « Muck-Dives », jusque là très peu connues dans cette région. Que vous soyez photographes ou non, vous serez enchantés lors de vos rencontres avec les frogfishs, hippocampes, ghostpipefishs, et autres crevettes et nudibranches…

TripAdekua plongée Oman

TripAdekua plongée Oman

On vous attends !

Plongez sur l’épave USAT Liberty à Bali avec TripAdekua

Plongez sur l’épave USAT Liberty à Bali avec TripAdekua

A peine sortis de la « machine à laver », dans le maelstrom de bulles de cette mise à l’eau pour le moins « sportive », nous nous retrouvons enfermés dans un banc compact de platax rayés, nullement gênés par nos bulles. Et puis, comme au théâtre, le rideau de poissons s’écarte et révèle sur fond bleu la masse d’une épave formidable, visible en entier dans l’eau transparente. Un rêve de plongeur : l’USAT Liberty qui a glissé sur ce récif volcanique pour y finir sa vie d’acier en beauté…

Nous sommes à Bali, après un rude tournage de 3 semaines en Indonésie sous la direction de Luc Marescot.

Nous venons d’accoucher du premier épisode de la série Carnets d’Expédition : « L’origine des mondes ». Et pour tout dire, nous sommes tous lessivés !

L’équipe repart aussitôt vers la France mais au moment de monter dans l’avion, je n’en ai pas la force. Comme une envie de prolonger le séjour mais « en vacances » cette fois. Une langueur monotone…

Un coup de fil à Arnaud Théry et tout est arrangé. Il va me concocter un beau programme qui se terminera dans les courants aspirants de 8 nœuds de Nusa Penida. Des vacances…

Parfaite adekuation

TripAdekuaJ’apprends au passage qu’il est devenu expert sur la plateforme de réservation de voyages plongée « en direct » Trip Adekua. Nous aurons l’occasion d’en reparler…

Pour l’instant, voilà qu’il me vente ses poissons lune, ses poignées de poissons fantômes, ses escadrilles de mantas… Dans le taxi bariolé qui nous emmène jusqu’à chez lui, au milieu des temples et des statues bouddhistes, dans les fumerolles de l’encens, je me laisse gagner par la torpeur du jour finissant et somnole à ces propos auxquels je n’accordais à l’époque que peu d’importance. Je prenais Bali pour un trip de surfer, une nostalgie de « flower power » avec certes des plongées mais sans doute bien pâles, par rapport au cœur de l’Indonésie que nous venions de traverser… Quelle erreur !

Avec le recul je considère au contraire que Bali est une destination idéale à la fois pour les plongeurs exigeants et les non plongeurs, injustement taxés « d’accompagnants ». Comme s’il n’existait que la plongée comme référence ! Question de « clan »… Mais la nature est vaste. Regardez simplement le catalogue TripAdekua, çà donne des idées : il y a aussi les surfers, les randonneurs, les kitesurfers, les cyclistes, les free skieurs

Bref, de mon point de vue, Bali est la destination idéale pour des vacances « à la carte ». Sans parler du climat idyllique, des plages et des paysages, de la culture et de l’architecture, de la cuisine et de la musique frénétique… J’y suis retourné avec mes enfants et ils ont, évidemment, adoré.

L’épave au bout de la plage

Mais il est temps de reprendre ce récit où il a commencé, Arnaud en tête, en plongée sur le plus célèbre site de Bali : l’épave de l’USAT Liberty de Tulamben.

USAT Liberty - Bali - TripAdekua

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à BaliNous nous laissons tranquillement couler dans le ventre d’acier pour y gouter la pénombre bleutée des cales scintillantes de poissons de verre. Un gros mérou est en chasse et disperse le banc en feu d’artifice à chaque assaut.

Au dehors, un couple de perroquets à bosse se promène, sur fond de carangues. On dit que certains chanceux ont pu voir sur l’épave des raies aigles, des Mola Mola et même un requin baleine…

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à BaliMais pour l’instant, nous louchons sur un hippocampe pygmée vermillon, poisson de quelques millimètres enroulé sur un rameau de gorgone qui le camoufle. Nudibranches, poissons-feuille, poissons fantômes : autant d’espèces rares qui pullulent ici. La quantité de poissons qui papillonnent autour des membrures est impressionnante : nuages de poissons cocher, chirurgiens à bande bleue, poissons papillons, scorpions, barracudas…

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à BaliL’épave a été entièrement colonisée par le corail et chaque millimètre de métal est devenu le terreau de grands buissons de coraux mous. On trouve des gorgones de deux mètres sur l’avant du navire, dans 12m d’eau ! Ceci s’explique par l’histoire de l’épave qui est restée 20 ans échouée sur la plage avant de glisser sous l’eau vers sa dernière demeure. Le temps et la rouille ont eu raison de la peinture « antifouling » et permis sa colonisation rapide.

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à BaliNous voilà à la poupe, dans les 30 m, autour du gouvernail planté dans la cendre volcanique. Au fond de leur puits de sable noir, des crevettes mantis aux yeux montés sur cardan nous surveillent.

Nous terminons cette plongée sur un champ d’hétérocongres, en points d’interrogation.

L’épave est accessible à tous les niveaux et même sans bouteilles puisqu’elle est visible depuis la surface. Et il y a toujours quelques palanquées pour la faire mousser car, c’est vrai, le site est très fréquenté.

Pour éviter la foule, il faut venir plonger très tôt, au levé du soleil.

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à Bali

Un double naufrage

USAT LibertyCe cargo de 120 mètres de long et 13000 tonnes a été construit dans le New Jersey en 1918 et réquisitionné par l’armée américaine pour le transport de marchandises. Il était armé de deux canons, grand calibre à l’avant et un autre petit à l’arrière.

Le 11 janvier 1942, lors d’une traversée entre l’Australie et les Philippines, avec un chargement de traverses de chemin de fer et de caoutchouc, il est torpillé par un sous-marin japonais, à une dizaine de miles nautiques (20 km) au sud-ouest du détroit entre Bali et Lombok.

Deux destroyers américain et néerlandais, tentent de le remorquer jusqu’au port de Singaraja, sur la côte nord de Bali. Mais le cargo trop endommagé prend l’eau.

Décision est prise de l’échouer sur la côte est de Bali, à Tulamben, afin de pouvoir récupérer sa cargaison. Il reste sur la plage, au pied du volcan Gunnung Agung,  jusqu’en 1963. Date à laquelle le volcan explose, faisant des milliers de morts et une centaine de milliers de sans-abri en recouvrant la région de cendres. Le tremblement de terre consécutif fait alors glisser l’épave qui se couche sur le flanc et sombre. Depuis, l’épave brisée gît toujours entre 6 et 35 mètres de fond à seulement 40 mètres de la plage…

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à Bali

Un safari-plongée sans bateau !

Anne-Sophie et Arnaud Thery, sont établis à Bali depuis 2003. Moniteurs de plongée, ils ont accompagné des palanquées pendant plus de dix ans aux quatre coins du monde : Antilles, Maldives, Vietnam, Mer Rouge…

Mais à Bali, ils ont l’idée de génie de proposer un safari plongée « par la terre ». Car, comme le dit Arnaud : « Offrir une croisière impose de vivre en permanence sur un bateau, et en certains endroits autour de Bali, les conditions en mer ne permettent pas d’offrir un voyage confortable pour tout le monde ».

TripAdekua - Plongées à Bali

« Nous proposons des étapes différentes, avec des hôtels de qualité au moins équivalente à du 3* en Europe et nous y passons au moins 2 nuits à chaque fois de façon à permettre aussi à chacun de se reposer et de profiter de la piscine, du village, de l’environnement. Si vous désirez faire une pause dans les plongées, nous mettons à votre disposition un guide francophone qui vous fera découvrir l’île au rythme de nos étapes. Pour des raisons pratiques, nous limitons les groupes à 16 personnes maximum, ce qui nous permet de dénicher des hôtels de taille humaine et de faire des palanquées raisonnables, pour préserver toute la convivialité de ce séjour.
Autour de l’île vous pourrez plonger dans des conditions convenant à tous les niveaux, sur tombants, épaves, grand bleu, muck-diving (sur fond de sable volcanique). Nulle part ailleurs nous n’avons trouvé de plongées aussi riches, aussi différentes qu’à Bali. Régulièrement nous découvrons sous l’eau des espèces que nous n’avons encore jamais vues, et ne sont d’ailleurs pas répertoriées dans les livres de faune ! »

Arnaud sera votre conseiller et agent local pour vos vacances plongée à Bali. Il a été sélectionné par Antoine Bulot, le Top Expert Plongée Trip Adékua.

TripAdekua c’est koua ?

Trip Adékua est une plateforme qui vous permet d’entrer en relation directe avec des agents locaux francophones sélectionnés pour leur expertise. Vous bénéficiez ainsi de conseils de vrais spécialistes de la destination et de meilleurs prix sans intermédiaires inutiles avec les mêmes garanties qu’une agence de voyage.

Votre expert local partage la même passion que vous et vous aide à organiser votre séjour. Il compose avec vous un voyage conforme à vos envies et votre budget. Vous faites des économies et vous êtes certain de loger au bon endroit.

Visitez le site, c’est une mine d’informations sur les destinations plongée…

TripAdekua

Retour à Tulamben

La destination m’avait tellement plu que j’y suis retourné pour y organiser un stage de photo sous-marine. Avec au programme, bien sûr, le Liberty. Et comme toujours, nous parcourons à pied les quelques centaines de mètres de galets, le long des junkungs, ces bateaux de pêche à balancier traditionnels. Mais sans bouteilles ! Celles-ci sont apportées par des femmes : j’en ai vu qui portaient 3 blocs avec stab sur la tête, tongs aux pieds…

Bien sûr, cette situation est choquante pour nous autres occidentaux mais il n’est pas permis de porter sa bouteille soi-même. Ce travail pénible est leur gagne-pain, à raison de 7 500 Rhp (50 centimes) par bloc transporté…

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à Bali - Tulamben TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à Bali - Tulamben

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à Bali - Tulamben

 Par mer calme, la mise à l’eau est une formalité. Mais quand il y a un peu de houle…

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à Bali - Tulamben

TripAdekua - USAT Liberty - Plongées à Bali - TulambenC’était le cas ce jour là : de longues vagues puissantes dans le tonnerre des galets qui s’entrechoquent et s’effondrent sous les pieds..

Le truc, c’est de s’élancer au bon moment, à reculons, pile entre deux vagues. Tout le monde sait cela. Une petite acrobatie que j’avais pratiqué de nombreuses fois mais ce jour là, empêtré dans mon équipement, un lourd caisson photo à la main et un phare dans l’autre, je me rate, me fait aspirer et drosser sévèrement en programme « essorage » !

Je ressors à angle droit. Une inclinaison qui sera réparée le soir même d’un massage balinais au baume camphré. J’en ai encore le cuir fluorescent !

Blague à part, sur place on ne compte plus les genoux luxés et autres menues plaies et bosses des plongeurs trop confiants. C’est une plongée très agréable mais faites attention à la mise à l’eau…

Je vous dis : à bientôt pour d’autres plongées adékuates ?

 

Bali pratique

A emporter
Crème solaire, casquette ou chapeau, palmes chaussantes avec chaussons à semelles pour les plongées de Tulamben (marche sur les galets).

Meilleure période
De la mi mars à fin décembre, en dehors de la saison des pluies qui n’empêche pas de plonger mais qui rend les eaux moins claires. En juillet la température est idéale (28° dans l’eau, 30° sur terre) et l’eau est plutôt claire. Et on peut encore rencontrer quelques mola-mola (poisson lune)… A Gilimanuk et Penida/Candidasa la température de l’eau peut descendre à 20° C. Prévoir une 5mm, avec cagoule et souris pour les plus frileux.

Meilleures plongées
l’épave de l’USAT Liberty, bien sûr, le tombant de Tulamben, le gros à Candidasa, les espèces rares à Gilimanuk, l’épave d’Amed et son récif, Menjangan pour la diversité, Nimpang pour les coraux…

TripAdekua - Plongées à Bali

Google Nik Collection : c’est encore Noël !

Google Nik Collection : c’est encore Noël !

L’info, qui date de mars 2016, m’avait échappée : Google a racheté la célèbre suite de filtres Nikon (à moins que ce « Nik » n’ait rien à voir avec la marque nippone), une collection de plugins de retouches d’images pour Photoshop. Tout en les mettant en ligne gratuitement !

On peut se demander ce que le géant des moteurs de recherche vient faire sur ce marché des filtres de retouche photo ? Mais Google rachète tout, en train de constituer sous nos yeux une multinationale à la puissance inégalée dans l’histoire… Et Google, c’est aussi Androïd et donc une pléthore de filtres photo reposant sur les mêmes algorithmes.

On se souvient qu’avec l’apparition d’Instagram, les gens se sont mis à cliquer sur les filtres comme des fous pour des photos plus « créatives ». Oooh la belle bleue ! La belle rouge… Ooooh la belle toute déchirée… 🙂

Mais curieusement, pratiquement personne ne fait de même sur ordinateur, jugeant au contraire cette pratique d’un anathème définitif : « c’est du photoshop ! », tout en ne sachant pas s’en servir… Peut-être Google, dans son souci d’éducation des masses, veut faire entrer la retouche photo dans le quotidien ? Mais elle y est déjà. Et on se souvient que le grand Steve Jobs lui même s’était pris un râteau en voulant faire de même pour la 3D grand public…

Des filtres polyvalents

Bref, profitons de l’aubaine. Il existe d’autres suites comme les filtres de chez Topaz, les Magic Bullet Looks, de Red Giant mais la Nik Collection a le mérite d’être gratuite tout en étant extrêmement puissante. Elle fonctionne avec Photoshop, Photoshop Elements, Lightroom…

La suite est composée de plusieurs filtres qui permettent de triturer les images en HDR, en noir & blanc, avec toutes sortes d’effets couleurs et de renforcements mais le plus étonnant selon moi s’appelle Analog Efex Pro. Petit tour d’horizon…

A l’ouverture, on a le choix entre plusieurs préréglages (en haut à gauche) nommés « appareils photo ». J’ai choisi ci-dessous « Appareil photo retro » et il suffit de choisir un preset à gauche et de bidouiller à l’infini ce réglage de base grâce aux innombrables réglages et points de contrôles à droite.

Mais il y a moyen d’être plus créatif grâce à deux fonctions que j’utilise très souvent : le « bokeh subtil » (simuler la profondeur de champ) et « Animation » (un « Motion Blur », qui reproduit le « flou de bougé » de la caméra).

Blur !

Voici quelques exemples, avant/après, à partir d’un modèle 3D rendu volontairement sans profondeur de champ ni flou de bougé.

Avec l’effet Bokeh :

Avec le non moins subtil Motion Blur…

Pour un photographe pro, rien n’est plus contre productif que d’utiliser des réglages prédéfinis. Mais c’est là qu’intervient le magique bouton « pinceau » ! Qui ajoute simplement un calque avec un masque noir. Ce qui permet de littéralement « peindre » avec le filtre, à certains endroits de l’image seulement. Ceci ramène l’élément créatif trop souvent manquant à cette étape de « post production ».

Par exemple, avec le filtre « double exposition », ce bête triangle fractal de Sierpinsky (Incendia est passé par là…) s’est retrouvé tout dynamisé, à coups de pinceaux…

Les possibilités sont infinies et cette suite de filtres, utilisée avec discernement, permet vraiment d’obtenir des effets difficiles à reproduire autrement. A vos souris ?

Fractales : de glace, d’eau et de terre

Fractales : de glace, d’eau et de terre

Dans le monde des fractalistes, il y a deux écoles : les « purs et durs », le plus souvent des amateurs, qui maîtrisent parfaitement un logiciel et s’y cantonnent. Pour eux, tout doit être créé dans le logiciel en question (on se demande bien pourquoi ?) et la simple idée de corriger le contraste ou d’ajouter du texte avec un autre logiciel leur donne des boutons.

Et puis les autres, les « composites », pour qui seul le résultat compte et pour qui les logiciels ne sont que des outils pour arriver à l’œuvre finale. Après tout, qui se préoccupe de la marque du vernis et de la forme du pinceau utilisé quand il achète un tableau ?

Bien que spécialiste des fractales, je me range dans cette deuxième catégorie et n’hésite pas à utiliser la « matière brute » de certaines fractales comme base dans des logiciels de 3D par exemple pour créer d’autres effets.

Hiver

C’est ainsi que j’ai ressorti des cartons (saison oblige) quelques tentatives de création de cristaux de neige (fractals, naturellement fractals…) avec JWildfire. Projet que j’avais ensuite christianisé en vitraux de cathédrales…

    

Pas folichon, raison pour laquelle je l’avais laissé fondre, ce flocon. Avant de réaliser qu’en niveau de gris, cette fractale pouvait constituer une « heigh map » intéressante. Rappelons qu’il s’agit d’un procédé utilisé dans les logiciels 3D pour créer des reliefs à partir d’une image en échelle de gris…

J’ai commencé par appliquer l’image sur un plan, qui constitue notre sol gelé. Puis sur une sphère en projection cubique (rien à voir avec la quadrature du cercle). Enfin, j’ai appliqué la même texture en niveau de gris mais cette fois dans le canal « déplacement » ce qui a transformé la sphère en ce solide curieux qui n’est pas sans rappeler quelque Mandelbulb, radiolaires et autres grains de pollen.

Exploration

Bon, évidemment, quelqu’un a allumé le chauffage et tout à fondu !

J’ai décidé d’utiliser néanmoins cette goutte d’eau (celle qui fait déborder le vase…) comme un autre élément créatif, lui attribuant une transparence, un indice de réfraction et une couleur d’absorption bleue. J’en ai profité pour accentuer le relief de ce Baïkal digital et ajouter un soupçon de profondeur de champ.

Transparence, réfraction : sous certains angles, on voit la glace à travers… C’est bien connu, dès que je vois de l’eau, j’ai envie d’y plonger. Je me suis donc approché prudemment. Pour découvrir les reflets du sol dans la sphère, une anamorphose évoquant furieusement le monde souterrain. La face cachée de la terre…

Les subtils reflets des éclairages de mon studio sur la sphère ne vous auront pas échappés et vous évoqueront sans doute une de ces boules de verre à secouer. Subtil retour à cette période de Noël… Dont acte !

Je n’arrête pas de secouer la boule et c’est tellement délassant que j’en ai fait un tableau : La face cachée de la terre, disponible dans la boutique. Et même un autre, encore plou « pictoural » : Mallorca 😉

Mais alors, par un simple déplacement de la sphère sur le motif du sol, on obtiendrait par ce procédé toute une variété de paysages souterrains engloutis ? Mais alors il serait très facile d’animer tout çà ! Un petit voyage dans la boule ? Affaire à suivre… 🙂

Francis Le Guen : conférences 2017

Francis Le Guen : conférences 2017

Parmi les bonnes résolutions pour cette année 2017 qui s’annonce, j’ai décidé de venir à votre rencontre (avec votre aide) en proposant une nouvelle tournée de conférences-dédicaces. En France, en Belgique, en Suisse (et même à Tahiti mais c’est une autre histoire…) : en fait un peu partout.

Clubs de plongée, collectivités, salons, écoles, associations, comités d’entreprise, séminaires, conventions, occasions spéciales : créez l’évènement en organisant la venue de votre conteur préféré et animez votre soirée…
Les thèmes que nous pourrons aborder ne manquent pas : l’exploration spéléo, la plongée loisir, les plus beaux sites, les expéditions et voyages de l’équipe, le « dossier requins », et enfin le monde des fractales et ce qu’elles nous révèlent de la nature…

Téléchargez la brochure ?

Payez-vous ma tête !

Conférences basées sur le vécu au travers de près de cinquante ans d’expérience de la plongée. Illustrées par des extraits de films, photos, infographies (le plus souvent, des montages spécifiques adaptés aux hôtes) ou des films complets de 26 ou 52 mn. La durée de la prestation est ainsi modulable de 30 mn à 2 heures. Les projections sont suivies d’une discussion avec le public et de dédicaces de livres et DVD.

Les conditions sont classiques, basées sur le remboursement des frais de déplacement et de séjour ainsi qu’un forfait à définir en fonction de votre budget. La promotion de la soirée est également à la charge des organisateurs. N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter.

Quelques thèmatiques…

L’expédition Nullarbor

Projection du film « vintage » L’eau Noire réalisé en 1983. Le premier record mondial de plongée souterraine. Et le chemin parcouru depuis…

Objectif -300

Présentation du film de Jérôme Espla De l’eau sous la montagne (2017) : la conquête de la grotte de la Mescla (Var) avec ses succès et ses drames.

Voir aussi l’interview dans l’émission PACA Matin du 29 janvier sur France 3.

Carnets d’Expédition

5 histoires d’océans sur la trace des grands mythes. 5 expéditions mouvementées autour du monde…

 Requins

Le point sur la disparition annoncée des squales.

Fractale attraction

Une plongée dans l’art algorithmique.

Alors, je viens chez vous ? Chiche ? Contactez nous !

France 5 – La grande librairie – jeudi 24 novembre à 20h45 : les mystères de la nature

France 5 – La grande librairie – jeudi 24 novembre à 20h45 : les mystères de la nature

la-grande-librairie

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une émission de télé ! Non, pas l’émission la plus bête du PAF, dont nous nous sommes déjà entretenus. Non, une émission littéraire. Si, si, ça existe encore ! Pour ceux qui se souviennent des années où les auteurs et les librairies avaient Pivot sur rue…

Si je vous apostrophe de la sorte c’est pour vous entretenir de La Grande Librairie. Depuis des années, France 5 (chaîne avec laquelle j’ai beaucoup travaillé) propose ce rendez-vous littéraire, remplissant parfaitement son rôle de « chaîne publique du savoir ». Ce programme est en général bien structuré et François Busnel anime l’émission avec passion (et métier).

Bien sûr, on y parle beaucoup de livres. Personne n’est parfait. Il m’arrive même d’en écrire, c’est vous dire. Des livres… Mais c’est bien aussi, les livres : c’est comme un iPad mais on a pas besoin de les recharger…

busnel

Casting de cerveaux

Jeudi prochain à 20h45 sera diffusée une émission exceptionnelle : les mystères de la nature, que je vous invite à regarder si comme moi ces sujets vous intéressent.

Hubert Reeves rencontre Joël de Rosnay, le botaniste Francis Hallé, le romancier Didier van Cauwelaert et l’alpiniste Stéphanie Bodet.

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J’ai eu le privilège de visionner l’émission en avant première et c’est évidemment passionnant. Par la grande culture des intervenants et le sujet du débat, universel s’il en est :

La nature, l’univers, sont régis par des lois et des codes invisibles au premier coup d’œil

Moi qui vous serine à longueur de blog que le monde est fractal… Les invités de La Grande Librairie nous révèlent quelques-uns de ces mystères, chacun à leur façon.

L’astrophysicien et poète Hubert Reeves lève le voile sur les derniers mystères de l’univers, le romancier Didier van Cauwelaert nous raconte comment les travaux des scientifiques influencent son travail d’écrivain et le prospectiviste Joël de Rosnay s’interroge sur les codes cachés de la nature.

Le botaniste Francis Hallé a consacré sa vie aux arbres et aux plantes et partage avec nous cinquante ans d’observations à travers la planète et Stéphanie Bodet, raconte ce qu’elle a saisi d’elle-même et du monde en escaladant ses montagnes les plus difficiles.

Une émission passionnante du début à la fin qui nous change des ‘talk show’ plus ou moins pailletés diffusés habituellement à ces heures de grande écoute.  Ci dessous, vous trouverez de quoi prolonger le voyage…

Les ouvrages des invités

1540-1-1Hubert Reeves et Jean-Pierre Luminet,

Dialogues sous le ciel étoilé

(Robert Laffont)

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41wkcmhm9yl-_sx327_bo1204203200_Joël de Rosnay,

Je cherche à comprendre : Les codes cachés de la nature

(Les Liens qui libèrent)

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a-la-verticale-de-soi-photo-couveStéphanie Bodet,

A la verticale de soi

(Paulsen)

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9782373750140Francis Hallé,

50 ans d’observation dans les jardins botaniques dans le monde

(Muséo)

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1540-1

Didier van Cauwelaert,

Au delà de l’impossible

(Plon)

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Bon, je vais vous laisser, j’ai une fractale sur le gaz… Un autre rendez-vous avec l’infini…

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Singularité-Art fractal-Collection Cosmos

Fractales : commandes spéciales

Fractales : commandes spéciales

Notre boutique compte aujourd’hui plus de 200 tableaux en différentes
tailles et formats et vous avez de quoi faire votre choix dans nos différentes catégories.

Mais il se peut que vous ayez une idée très précise de ce que vous voulez et que vous n’y trouviez pas votre bonheur.

art fractal,Francis Le Guen,galerie art contemporain en ligne,décoration d’intérieur,oeuvres fractales,art fractal à vendre,décoration,vente tableaux,galerie d'art fractal,peinture fractaleC’est alors le moment de passer une commande spéciale (œuvre unique ou pas). Contactez-nous : paysages oniriques, souvenirs fugaces au saut du lit, portraits déstructurés : tout est possible. A partir d’une description, d’une atmosphère, d’une gamme de couleurs, de photos originales ou d’exemples de ce qui vous plait, offrez ou offrez vous un cadeau unique !

Voici quelques exemples de commandes spéciales. Une de nos clientes, férue de plongée libre, souhaitait un tableau vertical :

« …Une apnéiste avec des grandes palmes avec la lumière venant du ciel. Comme si elle sondait dans un puits de lumière bleue entre les parois. Une ambiance vertigineuse… »

Ce qui m’a inspiré le tableau Anhumas.

Même belle histoire pour La rencontre, née d’une fusion de plusieurs éléments dans une vidéo que ma cliente avait appréciée et qu’elle voulait en tableau. Retrouvez le making of dans la boutique.

rencontre

Avant/Après

Envoyez moi vos photos et je vous fractalise ! 🙂

portraitnb   avatar-que-jamais

Petit jeu d’Halloween, d’anniversaire ou de toute occasion de surprendre et de faire plaisir…

Ce qui a donné lieu à toute une série de portraits plus fractals que nature… En particulier ce Brain Tattoo, tatouage cérébral s’il en est….

Brain Tattoo

Trump is watching you !

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