Egypte – La perle bleue du Sinaï

LA PERLE BLEUE DU SINAI DAHAB, JUIN 1999
Apres la premiere semaine passee à Sharm, nous avons mis le cap au nord pour rejoindre Dahab, un centre que je connaissais bien. Mais l’équipe avait souffert et était clairsemee : Didier le preneurde son était en proie aux affres de la tourista, Jeff le chef op amphibie souffrait des oreilles et se trouvait interdit de plongée et X qui m’avaitsi bien reçu la premiere fois se trouvait retenu auCaire Tout allait donc pour le mieux… Le pleau de début fut unvrai cauchemar. Juché sur une dromadaire pleins de bouteilles de plongée comme il est d’usage lors des safaris plobgée, je devait m’approcher de la caméra tout en débitant un vrai tunnel, c’est à dire une séquence dee présentation très longue. Après deux ou troi essais pour caler le plan (il fallait finit avant de rentrer dans la cméra sur pied, j’attaquais la prise. Mais invariablement, esdsais a$rès essais, mon dromadaire bifurquais dès qu’il voyait la caméra et entrait de plein pied dans la mer rouge jusquà mi corps. Sachant qu ‘ici le tombant est très proche du bord, je voyais le moment ou j’allaios avoir à utiliser les bouteilles accrochées au flanc de l’animal ! D’autant que la bete refusait de sortir de l’eau et que j’étais incapable de trouver la marche arrière… Avec l’aide des bédoins  qui hurlaient des ordres en arabe dont je ne saivais plus à_ la fin auquel des animaux ils s’adresssaient (le porteur ou le porté) nous rejoignons la terre ferme, pour tout recommencer Deux fois, Trois fois, dix fois ! Et invariablement le plan tombait à l’eau quel chameau ! Finalement, miracle, je maitrisais suffisament « la noble conquètre du désert » pour terminer ce plateau ailleurs que sur le platier. Entre temps, le foulard bédouin s’était dénoué et pendant comme un torchon à vaisselle : bref, j’avais l’air d’un truffe !
Sur le site du trou bleu, curiosité géologique locale et grans spot de plongée, j’expliquais comment se mettre à l’eau d’un platier, en évitant de casser le corail. Et ca donna a peu pret ceci : alors, pour éviter de casser le corail, il faut se mettre dos au tombant, palmes aux pieds et basculer… Et là, je ne sais ce qui se passa mais je trébuchait, me noant les palmes spous une patate et réussi une mise à l’eau ou j’aurais pu casser la moitié du récif et mes deux jambes. toujours très drole vu de l’extérieur. La deuxième tentative fut la bonne… Entre temps, Jeff avait attaqué l’ascencion d’une colline pour tenter de filmer de trou bleu du haut, en entier. J’étais censé traverser le trou bleu en surface sauf que part manque de coordination, nous en étions à hurler à presque 1 km de distance, ouis à essayer de se comprendre par geste, sous l’oeil ahuris des baigneurs toujours nombreux. Quand tout fut au point Jeff s’appercu qu’il manquait une batterie. C’est David qui se tapa l’ascencoion du Golgotha ventre à terre, l’aventure de sa vie ! Le plan fut enfin en boite.
utd’Abdallah charmeur de dauphins
People : Les bédouins
Les bédouins ont conservé le droit de pêcher, selon des méthodes ancestrales qui n’ont pas un impact mesurable sur les ressources.
Beaucoup moins en tout cas que ce cargo qui s’est échoué sur le récif, et dont l’armateur a dû payer plusieurs millions de dollars de dédommagement.
du Cheik Otayeg, plongeur de 82 ans, Le Cheik nous dit qu’il pêche depuis qu’il est « haut comme ça »_ Il plongeait, sans équipement, pour capturer des mérous, parfois jusque sur les côtes du Soudan. Et puis il les faisait sécher au soleil avant de les ramener à sa famille, à dos de chameau. Mais aujourd’hui, il est trop vieux ; à 82 ans, il doit se contenter de poulpes qu’il ramasse sur le platier_
Thé brûlant tendu à la caméra
Immobilier derrière lui. Tapis qui climatisent
Rencontre avec des hommes remarquables
Scientifiques, pêcheurs, moniteurs de plongée, aventuriers de tous poils : les Carnets de Plongée sont l’occasion de rencontrer des personnalités étonnantes. C’est même l’un des axes de cette série que de vous faire découvrir des plongeurs certes mais aussi les habitants de chaque pays visité, de tous nos matelots et guides et de tous ces fabuleux plongeurs et marins qu’on qualifie d’indigènes_ Ainsi, nous nous souviendrons longtemps, de Baa, le plongeur Tagbanua aux lunettes de bois, de Jacques Branellec, dandy des perles de culture aux Philippines, des corses Jean Phillipe Giordano, moissonneur d’or rouge et Gérard Arend, le dompteur de mérous de Bonifacio, de Carlos, le « captain no problems » du Cap Vert, et de tant d’autres_ A l’occasion de la deuxième saison, nous découvrirons Rafael Bonneau capable de chevaucher en apnée un requin citron dans le lagon de Moorea, Yan von Arnim, l’envoûté de l’épave du Sirius à Maurice et Hugues Vitry, qui y dompte les murènes, Corinne Lambert et ses puits sacrés mayas, , Luc Vanrell qui a retrouvé l’avion de St Exupery, Chris Gjervik qui plonge les requins gris en catalepsie, Jo Harmelin et Gérard vacelet, inventeurs de l’éponge carnivore de Marseille, Yves Lefebvre, l’ami des baleines, Xavier Curvat et ses requins-marteaux ainsi que ses amis marquisiens_

QUAND J’Y RETOURNERAI_
Je descendrai au trimix dans le canyon vierge que j’avais repéré à Ras Abu Ghaloum, dont les proportions et la profondeur de l’entrée (-45m) augurent de belles perspectives, ce qui devraient ravaler le « classique » Canyon au rang de corridor_ Nous organiserons une descente dans le trou bleu avec les moyens qui s’imposent pour mettre fin au mystère de ce puits sans fond et surtout de sa formation, au ras du platier. A _ 65m, une arche géante s’ouvre dans le bleu tandis que la nuit de l’inconnu se referme sous vos palmes. A l’invitation de Sébastien, j’irai au-delà des montagnes noires retrouver les vrais bédouins, fils de Moïse, chasseurs d’oasis au c_ur du Sinaï, tribus de piégeurs de gazelles et meilleurs experts du livre rupestre ouvert à même la roche de 2000 ans d’histoire biblique. Un voyage hors du temps sans caméra ni photo, tant ce secret doit être bien gardé_

ENCADRE : QUAND VOUS IREZ
Le centre
Nesima Hotel – + 20 69 640320 – Ultramarina
http://www.nesima-resort.com/index-frames-F.htm

Superbe hôtel de style local, avec bar suspendu, tentes bédouines, jardins frais_ et centre de plongée parfaitement organisé.

Les 3 plongées à ne pas manquer_
Canyon (Accès par la route – Situé a cinq minutes Nord-Est à la palme de la sortie de la lagune)
Vu du sommet, le Canyon ressemble à la bouche cannelée d’une huître. Il s’agit d’une de ces immenses crevasses qui témoignent des mouvements tectoniques de la région et qui permettent de visiter le récif de l’intérieur. Plongée semi souterraine débutant dans le « fish bowl » à -12m et s’achevant vers -30m. D’autres sorties existent, beaucoup plus bas_

The Bell – Blue Hole (Accès par la route)
La « cloche » est une crevasse profonde qui fend le récif au nord du Trou Bleu, dans laquelle la mise à l’eau se fait en sautant. Par une petite arche, elle débouche sur le grand bleu et il faut suivre le tombant à droite, en passant devant un énorme massif rose de corail mou. Après une magnifique dérive dans la zone des 30 mètres en gardant un _il sur le large (baleines, requins marteaux_), on retrouve à la fin de la plongée l’accès au Trou Bleu à -12m, qu’il faut traverser, au dessus du vide aquatique, pour retrouver la côte. Le trou bleu lui-même mérite une plongée à lui seul.

Island (accessible à la palme)
Un dédale spectaculaire de jardins coralliens de toutes espèces aux couleurs vives. Nombreux bancs de poissons, barracudas, tortues et erchitecture spectaculaires de coraux. Plongée très agréable, inondée de soleil, formidable pour les débutants avec une profondeur maximale de 16 mètres.

Après la plongée_
Le cyber café, en face du Nesima, pour les mails urgents (si vous êtes très mails). En se promenant dans la rue principale on trouve, sur la gauche quantité de boutiques pour un shopping de qualité, et sur la droite, adossés à la mer, les restaurants. C’est-à-dire braseros, lamparos et couvertures bédouines dans une orgie de coussins et de nourriture. On n’a que l’embarras du choix et, entre bières, digestion et pipes à eau, on reste au moins couché !
Dahab est aussi la capitale égyptienne des os de seiches, c’est à dire surf et planche à voile.
Les lieux décadents se trouvent dans la rue principale (comme tout !) avec notamment le Tota (une imitation de galion) et le Crazy House. Les nuits de plongées y sont plus chaudes que les jours_ Enfin ne manquez pas les safaris-plongée à Ras Abu Ghaloum (15 kilomètres de Dahab) en 4×4 ou à dos de chameaux. On y apprécie l’hospitalité bédouine et le ciel extraordinairement étoilé du désert pour des nuits tout de même « à la dure ».
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