Non, ce n’est pas une « vraie » version Mac. Mais j’ai continué l’exploration de l’émulation sur Mac OSX à l’aide des outils géniaux de ce système basé, rappelons le, sur Unix, le langage de l’internet… Résumons : Unix + processeurs Intel = possibilité d’utiliser les logiciels d’émulation Linux. En clair, lancer des .exe sur Linux et donc sur Mac. Vous me suivez ? Non ? Ce n’est pas grave !
Tout d’abord, charger la nouvelle version d’Apophysis (on en est à la 7X 14…) sur la page du développeur Georg Kiehne. En fait, pour le Mac, chargez la version 7x 13 (l’autre refuse de se lancer avec cette méthode…
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Rangez l’exe dans un coin du mac d’où il ne bougera plus. Et mémorisez l’endroit (les chemins sont importants)…
Apophysis, le logiciel qui s’affranchit des systèmes…
Chargez et installez ensuite l’appli gratuite Wine Bottler sur le blog de l’auteur, par ailleurs assez remarquable de graphisme. On vient de changer de monde, vous avez vu ?
Comme son nom l’indique, Wine Bottler se charge d’empaqueter l’application Windows et de l’installer dans un espace disque dédié avec tout le fatras Windows hélas nécessaire mais qui ne pèse au total avec l’application que 50 Mo… De quoi s’interroger sur les Go des versions Windows : elles contiennent quoi de plus au juste ? Bref.
Dès lors, Apophysis est lançable par Wine et interprêté sur Mac par X11.
Après le passage à Free et la mise en réseau de la maisonnée avec serveur NAS et politique de sauvegarde en béton, le vent du renouveau continue de souffler avec l’arrivée de Mac‘s rutilants, surpuissants et à l’ergonomie désarmante pour qui lutte habituellement dans le monde PC… Mais j’y reviendrais…
J’en étais là de mes reflexions, satisfait d’être sorti de cette vallée des larmes de l’obscurantisme microsoftien quand je vis soudain apparaitre en plein écran (27 pouces) des fractales animées. Apophysis ! Je le reconnaitrais entre mille ; ça par exemple… L’économiseur d’écran par défaut du Mac serait donc à la sauce Apophysis ? Alors que le logiciel ne tourne que sur PC ?
Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
Et puis je me suis souvenu avoir installé Electric Sheep, dans ma quête éperdue d’apophyser sur Mac. L’économiseur se déclenche par défaut, offrant d’hypnotiques visions… Dans le tableau de bord « économiseur » sur Mac (ci contre) on peut affiner les réglages comme la taille du cache pour conserver les animations .avi. Mais au delà de la contemplation des images sublimes, il faut savoir qu’il est possible d’influer sur l’affichage des fractales à l’aide des flèches du clavier : haut pour garder, bas pour éliminer. Et ces choix se répercutent sur l’ensemble du réseau, et donc sur l’ensemble des utilisateurs d’Electric Sheep. Les « moutons » les plus populaires vivent plus longtemps et se reproduisent selon un algorithme génétique avec des mutations et des « sauts évolutifs ». Il est aussi possible de soumettre ses propres fractales qui seront incluses dans la « piscine de gènes »… Car derrière cette application banale se cache en fait une usine à gaz. Il s’agit d’une plateforme collaborative de génération artistique créée par Scott Draves, qui est aussi l’auteur de l’algorithme Flam 3, à l’origine de toutes les versions d’Apophysis. Utilisé par des milliers d’aficionados de par le monde, Electric Sheep fait tourner des ordinateurs PC ou Mac en travail collaboratif de façon à créer un super calculateur virtuel. Pensez que votre seul ordinateur ne serait capable de rendre qu’une seconde d’animation par jour… Quand votre poste se met en veille, il charge, calcule et échange des informations avec les autres postes du réseau pour produire en permanence ces animations extraordinaires appelées « moutons ». Le résultat constitue selon l’auteur un « rêve d’androïde », en hommage à Philip K. Dick.
J’ai déjà écrit ici tout le bien que je pense du génie de la programmation Eric Wenger, déjà auteur en 1994 du célébrissime et ergonomissime Bryce. Il a récidivé depuis, hélas uniquement sur Mac OSX, avec deux softs extraordinaires : Artmatic Voyager et Artmatic. Les versions d’évaluation sont disponibles sur le site U&I Software.
Le premier est un générateur de paysages, que dis-je de mondes… Un espèce de Bryce dopé au MojoWorld. Les fonctions mathématiques sont rendues directement, sans passer par la création de polygones. Une belle prise de tête pour le programmeur qui avoue lui même que « Ce n’est pas simple ». On le croit. Je vous ferais part de mes explorations quand j’aurais un peu apprivoisé la bête. Pour l’instant, je cherche à créer une planète… Sous marine ! Ben oui…
Partez à la découverte de paysages de 60 000 km2 avec un niveau de détails infini. Jusqu’où irez vous ?…
Voici une fonction méconnue et pourtant bien utile dans Apophysis : le Final Transform. On active cette fonction en cliquant sur l’icône Fx du panneau des triangles et un nouveau triangle gris apparait. Par défaut, la variation appliquée est Linear3D =1, ce qui fait office de zoom. Mais, et c’est là l’intérêt, d’autres variations permettent de changer totalement l’aspect de la fractale.
En clair, si vous avez accouché d’une fractale qui vous plait, vous pouvez encore à ce stade créer de multiples variantes qui seront toutes « parfaites ».
Par exemple, j’ai appliqué sur la même fractale de base une transformation finale différente, avec divers plugins : Julian, Spherical, Loonie, Polar, Curl, Diamond, Ring 2. Le choix des plugins et leurs réglages n’ont de limite que votre imagination et votre patience…
Apophysis, le logiciel qui ne finit jamais…
Flash Player et un navigateur supportant Javascript sont nécessaires.
Parmi les différentes méthodes de fainéant que j’ai pu expérimenter dans la génération de « fractales à deux ballles », la méthode des scripts est la plus efficace.
Apophysis dispose en effet d’un langage de script puissant qui permet d’automatiser des actions. Entre autres, la possibilité de générer des fractales très correctes d’un seul clic, en utilisant les scripts mis à disposition ici ou là. Commençons…
A titre d’exemple, je vous ai concocté un petit script qui fait dans le gélatineux. Attention, ça va sentir la méduse… Voyons, la recette des invertébrés… Mmmm… Mais oui, c’est facile : 9 triangles, du Zcone, du Spherical, du Linear3D, de l’Hexes, de l’Epispiral, de l’Escher, du Julia3D et… La bave de crapaud ! Où ais-je foutu cette foutue bave ?…
Cadeau : un script maison ! De quoi être médusé…







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