éponge baril Mexique « Il me manque des éponges ! ». Je n’avais pas terminé de parler que Didier m’avait déjà concocté une plongée « spéciale », m’octroyant un moniteur dédié pour celà. Décidément, je les aurait tous faits (les moniteurs). Presque… Ce matin, me voici donc dans les 30 mètres, avec un courant certain comme l’indique la photo… Oui, même les éponges-baril sont susceptibles de plier quand souffle le vent des profondeurs…

J’aime les éponges ! Leurs formes, leurs textures (surtout !), leurs couleurs, leur fonctionnement. L’éponge est un animal très ancien, peut-être le plus vieux, ayant survécu à toutes les extinctions de masse : c’est notre ancêtre direct le plus lointain. Pensez-y quand vous laissez trainer le squelette de grand père dans la baignoire… Il existe des éponges de toutes tailles et dans toutes les mers du monde. Et même en eau douce : vertes au lac Baïkal en Sibérie, blanches et jaunes dans une grotte sous le désert du Sultanat d’Oman, vert de gris dans un siphon de Haute Marne, drainant une partie des eaux du Canal de Bourgogne…

éponge MexiqueMais c’est aux Caraïbes qu’elles sont peut-être les plus spectaculaires et omniprésentes. Nous plongeons donc en courant (!) au dessus d’un patchwork d’éponges multicolores dont les éclatantes couleurs ne se révèlent que à la lumière d’un phare. Ci dessous, une petite galerie d’éponges, saisies pendant la dérive. Il est tentant d’y découvrir des formes humaines : ici des courbes intimes, troublantes de rose, là un godemiché de mousse…

Au bout de 30 minutes, je jette l’éponge (oui, facile, je sais…) car à la deuxième plongée, nous sommes attendus par les poissons de verre…

Si vous aussi vous voulez faire ce voyage, consultez Blue Lagoon et Phocea Riviera Maya.

[slideshow id=41]