A Playa del Carmen, le sable est climatisé ! Impossible de se brûler les pieds dessus même en plein soleil. Composé de calcaire corallien et dénué de silice ce « faux sable » est frais quand il fait chaud et chaud quand il fait frais. Ajoutez à cela une blancheur scandaleuse et une douceur proche du duvet et vous comprendrez pourquoi ici la plage est un art de vivre. J’en étais là de mes réflexions, exténué à l’idée d’approcher le verre à cocktail de mes lèvres quand je reçu un coup de fil de mon ami Olivier et néanmoins rédacteur en chef de Plongeurs International. « On est dans la galère : toi qu’est sous les cocotiers, tu peux pas nous taper une taufe ? Fille, plage, matos… Tu vois le genre ? c’est pour hier ! »

En langage clair, j’ai l’après midi pour trouver une fille qui ne soit point repoussante, qui accepte de poser gratuitement (ah les magazines à petits budgets…), libre de suite, que nous fassions les photos, que je développe et envoie en haute def. Bien… Grandeur et servitude du petit reporter, loin de chez lui !

Le temps presse, me voilà donc réduit à scruter le plage comme le dragueur moyen, à chercher la perle rare. Avec l’aide de José, le tenancier du restaurant bar de l’hôtel Colibri, mais aussi fin herboriste qui s’y connait en belles plantes, nous cheminons entre les transats avec des airs de conspirateurs et pour tout dire… de souteneurs ! Nous tombons presque tout de suite sur Anna, en train de griller lentement le côté pile. Elle est française ! Et même bordelaise… Et depuis 4 ans expatriée à Playa. Travaillant dans la vente de photos, ça l’amuse de poser. Tout est simple à Playa !

Reste à trouver le décor. Avec la jeep de Didier, nous passons chez elle « pour se refaire une beauté » (elle ; moi, c’est peine perdue !) et nous arpentons la côte à la recherche du décor idoine. La lumière baisse : ce sera là !

Alors, « Anna qui n’avait jamais posé », se révèle une vraie star à l’image et me fait un véritable show avec le peu d’accessoires dont nous disposons. Merci !