Adobe Lightroom balance des blancs réglages couleurQu’on me permette de paraphraser la célèbre collection de livres informatiques pour vous présenter les réglages de bases de ce logiciel exceptionnel. Pas d’angoisse : nous avons tous été nuls un jour… Et je vais essayer d’être le plus clair possible. Encore une fois, choisissez Lightroom 2.1 : c’est le meilleur logiciel dédié qui surclasse même Aperture sur Mac. Et il existe une démo chez Adobe, limitée à 15 jours mais suffisante pour vous faire la main. Si malgré tout vous utilisez d’autres logiciels de développement du format Raw, vous devriez pouvoir vous inspirer de ces explications, beaucoup de réglages étant communs.

Le logiciel est composé de 5 sections (en haut à droite) : Bibliothèque, Développement, Diaporama, Impression, Web. Supposons que vos photos soient déjà importées via le module Bibliothèque et plaçons nous directement dans le module développement. Voilà à quoi ressemble le panneau de droite, qui regroupe toutes les fonctions de correction d’image. Zappons pour l’instant l’histogramme et le panneau de dessous qui regroupe des outils essentiels dont nous parlerons plus tard. Développer l’onget « Réglages de base » en cliquant sur la petite flèche grise, à droite.

La palette des réglages est disposée de haut en bas, plus ou moins dans l’ordre logique des opérations possibles.

Commençons par la balance des blancs. De quoi s’agit-il ? En gros, c’est pour rééquilibrer l’histogramme des couleurs, en étalonnant à partir du… blanc. Ou plutôt d’un blanc « cassé ». En cas de forte dominante bleue, orange (éclairage tungstène), verdasse (éclairage néon) ceci permet d’obtenir une photo « normale ».

Comment ça marche ? C’est presque une fonction cachée puisqu’il faut cliquer sur la pipette et l’amener dans la zone de prévisualisation de la photo, sur un blanc, pas tout à fait blanc, donc, et relâcher. Hop, la photo a changé d’aspect. Magique. Si vous ne savez plus quoi faire de la pipette qui vous colle à la souris, il suffit de la replacer dans le rond gris d’où elle vient et de cliquer. Il existe aussi des preréglages (BB à droite de la pipette) et la possibilité de travailler en couleur ou en niveaux de gris.

Georges De La Tour

Georges De La TourQuelle est l’utilité de régler cette balance des blancs ? Question de philosophie. En ce qui me concerne, je ne m’en sers presque jamais ! En effet, j’ai réglé l’appareil photo sur une balance des blancs qui me convient et les dominantes obtenues parfois sont voulues. Quand je shoote à la lueur d’un feu de bois ou d’une bougie, j’entends que la photo finale restitue cette ambiance « chaude », ces dominantes oranges et rouges. Quand je déclenche au petit matin, dans la brume, à « l’heure bleue » ou au soleil couché, il me plait de garder la dominante bleue, rose, bleu nuit… Les puristes et autres techniciens sans aucun sens artistique s’égosillent « ya une dominante ! » Eh oui, c’est voulu… Ces gens là vous transformeraient sans vergogne les « clair-obscur » de Georges de La Tour (exemple ci-contre) en éclairage de studio, bien blanc ! Les rares fois ou je l’utilise, c’est sous les éclairages au néon qui ne flattent vraiment pas les tons chairs… Pour répondre à une question précédente, ce peut être aussi un moyen rapide de modifier les valeurs de bleu d’une photo sous-marine.

Passons maintenant aux réglettes Température et coloris. En fait, c’est presque la même chose : ces règlages modifient la palette de couleur. Expérimentez ! Et rappelez vous que pour revenir facilement au réglage par défaut, il suffit d’entrer au clavier « 0 » dans les champs texte à droite (cercle rouge. La « température » : rien à voir avec la chaleur qu’il faisait quand vous avez pris la photo ! Il s’agit de la température de couleur, exprimée en degrés Kelvin. Du nom de Lord Kelvin, échelle en rapport avec le « zéro absolu », mais tout ça, on s’en fout. Je laisse ces précisions à ceux qui veulent passer pour des pros en nous abrutissant de langage technique… Ce qu’il faut retenir : plus la lumière principale est « froide », plus la dominante tire vers le bleu, plus elle est chaude et plus elle va vers le rouge. Dans leur grande sagesse, les dévellopeurs du logiciel ont coloré la réglette. Plus simple, on meurt… Dans le même ordre d’idée, la réglette coloris s’explique d’elle même. Attention, ce dernier réglage est très sensible. En cas de fausse manoeuvre, « Ctrl/Z » ou entrer zéro dans le champ texte.

En effet, rappelons que dans Lightroom, les modifications sont incluses dans un fichier XMP. Le Raw reste intact. Il est possible d’annuler à tout moment, tout ou partie des modifications avec les touches Pomme ou Contrôle/Z. Côté programmation, c’est un exploit ! Vous pouvez même créer des copies virtuelles d’une même image et essayer différentes combinaisons de réglages. De quoi jouer pendant des heures : c’est Madame ou Monsieur qui vont être contents !

C’est tout pour aujourd’hui ! Dans un prochain tutoriel, nous détaillerons les réglages suivants, beaucoup plus fondamentaux… Pour plus d’informations, consultez aussi cette mine de liens.