Juillet 74… Bretagne nord… Je palme depuis vingt minutes déjà contre le courant, crachant des bulles qui montent comme des méduses dans l’eau verte. A ma gauche, une plaine de sable truffée de carrelets, à ma droite une paroi de granit en surplomb tapissée de gorgones. Des nuées de lieus jaunes s’éparpillent dans l’eau glauque. Je ne suis pas loin de penser que mon informateur s’est moqué de moi : du sable à perte de vue. Et soudain, elle est là : une stèle de granit taillé qui pèse au moins une tonne, et qui repose sur trois pieds soigneusement ajustés. C’est incroyable ! Je jette un regard inquiet à mon profondimètre qui n’indique pourtant que 25 mètres. La narcose des profondeurs n’y est pour rien, nous sommes bel et bien en présence d’une tombe mégalithique sous la mer bretonne…

LE MYSTERE DU PIL COA

C’est là, sur cette côte nord de la Bretagne, que nous avons fait notre première découverte importante. J’appartenais alors au Groupe des Plongeurs Sauveteurs de Cléder. Nous avions la tâche ingrate de repêcher les noyés, ou ce qu’il en restait après le passage des congres… Entraient aussi dans nos attributions la récupération de pêcheurs à la ligne assiégés sur leur rocher par marée montante, de véliplanchistes surpris par un vent de terre, et dérivant au large, ou encore de familles d’estivants sans gilets de sauvetage, entassés dans un petit canot plastique pris dans les courants, et ne sachant pas encore qu’ils étaient en route pour l’Angleterre… En contrepartie, nous avions la chance d’être les premiers explorateurs de cette côte farouche et, au fil des années, les blancs de la carte marine se transformaient pour nous en reliefs apocalyptiques peuplés d’habitants multicolores et parfois succulents.

Tout a commencé comme dans les pages jaunies d’un roman de Pierre Loti. Un port langoustier oublié dans une déchirure de la côte du Finistère Nord ; et un pêcheur, aimant indifféremment les vieilles histoires et le vin rouge, sans qu’on parvienne jamais à discerner ce que les premières doivent au second. Nous étions là pour recueillir quelques confidences entre le cri des mouettes… Notre homme prétend connaître une voie romaine engloutie, et un piège à poissons, creusé dans le rocher, de main d’homme. On le traite de vieux fou, mais à chaque marée d’équinoxe il retire du “piège” de pleins seaux de turbots et de soles. Des reliques du passé sous la mer ? Romaines ? Et pourquoi pas plus anciennes ? Notre curiosité était bien éveillée. Hélas, ce serait mal connaître l’âme bretonne que de vouloir en savoir plus aujourd’hui : les fils des Celtes commencent les phrases et ne les finissent jamais.

Plongées aux sources des Pierres Muettes

Mais la patience paie toujours et nous avons fini par en apprendre plus. Il fallut pour cela plusieurs bouteilles de vin cacheté, il fallut que mon père soit né à deux pas d’ici, sur la table de la salle à manger, entre les cochons et les artichauts, il fallut enfin qu’un des casiers du pêcheur rompe ses amarres et que nous allions le récupérer plein de homards bleus par vingt mètres de fond. Alors, le pêcheur Yves a parlé pour la première fois du “triangle”. Pas celui des Bermudes naturellement, encore que le notre ait peut-être vu autant de naufrages ; tracez des lignes imaginaires entre l’île de Batz, l’île de Siec, et un rocher remarquable quoique la plupart du temps noyé de brume : eh quoi ! vous ne voudriez pas que le mystère soit levé si vite ? Dans le triangle ainsi délimité, mille écueils où s’enroulent les serpents de mer des courants contraires, mille pièges où s’éventrent les bateaux, trompés parfois par des feux allumés sur les dunes par nos ancêtres naufrageurs.

– Si ce sont les épaves qui vous intéressent, allez donc voir autour du Pil Coa, dit Yves. Dans le temps, j’y ai laissé plus d’un filet accroché à ce bon Dieu de rocher !

Sur la carte dressée par M. Beautemps-Beaupré, hydrographe en chef en 1937, nous tentons de localiser le Pil Coa. Yves y promène sa patte tannée mais ne s’y reconnaît pas. Ce n’est que de l’encre et du papier pour celui qui lit la mer – tantôt lisse comme de l’huile, tantôt ridée de vagues nerveuses – les hauts fonds, ou les brusques falaises sous-marines et qui, sans y être jamais descendu sait tout ce qui se trouve au fond. Presque tout… Un gros scarabée qui tourne depuis un moment dans la lanterne atterrit soudain sur la carte, ajoutant un écueil dans une passe débonnaire. Se désintéressant de la carte, Yves nous confie plutôt ses amers, alignements de points remarquables, à l’intersection desquels se trouve le site.

Malgré l’heure tardive, mon frère Eric et moi décidons de faire une première reconnaissance. Thierry, notre compagnon, conduira le bateau. Le soleil est prêt de se coucher et notre pneumatique découpe la mer orangée comme une lame dans un rouleau de papier doré. L’air sent le varech. Un cormoran file, le cou tendu. Nous sommes parvenus sur le site présumé. La mer est étale basse.

UNE ROUE EN GRANITE

– Je crois que je le vois !

Et je désigne à l’avant du canot une zone de mer plus lisse, signe infaillible d’un haut fond. Nous jetons l’ancre. Puis, après un dernier signe, nous culbutons ensemble par-dessus les boudins du bateau. Le nuage de bulles d’air se dissipe et alors, je vois “notre” récif, son crâne chevelu plutôt : d’énormes laminaires, grosses algues montées sur pied comme des martinets, dansant dans la houle. Sur un des côtés du pic, nous descendons vers le fond en nous frayant un chemin dans la jungle bretonne. C’est un canyon très raide. Sur la paroi fleurissent des roses des mers nacrées, des gorgones blanches et rouges, de grosses éponges jaunes, confortables comme des fauteuils design.

Après un superbe chute libre, nous atterrissons sur le fond de sable ridé, pavé de soles et de carrelets. A contre-jour, le rocher se dresse comme une forteresse de conte de fées. En haut, des lieux noirs jouent aux corbeaux. Nous faisons le tour par l’ouest. Le mur de granit est ici taillé en escaliers comme les gradins d’un amphithéâtre. Des escaliers ? Qui sait. La légendaire ville d’Ys n’est pas si loin…

Au fond on n’y voit presque plus. J’ai heureusement emporté un phare. Nous avons bientôt fait le tour de l’îlot, découvrant des reliefs et des paysages confirmant qu’il s’agit là d’une plongée de “première classe”. La faune est nombreuse et c’est peut-être l’espoir de découvrir une langouste qui nous a poussés à nous enfoncer dans une grotte obscure. J’allume la lampe et les éponges bleues passent au pourpre. L’un et l’autre, nous venons de tirer notre tringle de réserve : plus que quelques minutes d’air pour la remontée. J’encadre une girelle trop maquillée dans le faisceau de ma lampe quand Eric me secoue le bras comme un forcené, m’obligeant à éclairer le fond de la grotte : une grosse roue de pierre gît là. Un trou en son centre prouve indubitablement une origine humaine. Mon coeur bondit dans ma poitrine : que faire ? Dans très peu de temps nous n’allons plus avoir d’air, mais si nous ne remontons pas l’objet maintenant nous risquons de ne jamais le retrouver ! Je m’enfonce plus avant, glisse la main dans la cavité et tire à moi. C’est lourd. Du granit. Au moins trente kilos. Alors, nous nous cramponnons tous les deux à la roue et gonflons nos gilets. En palmant vigoureusement, nous remontons vers le soleil couchant. Thierry nous aide à hisser l’objet dans le bateau au prix de grandes difficultés. Il était moins une : nous avions terminé les dix derniers mètres en apnée : les bouteilles sont vides.

Dans le bateau, nous examinons à loisir cette trouvaille festonnée de concrétions marines multicolores : c’est très ancien. Quarante centimètres de largeur, quinze d’épaisseur, un trou parfait au centre et un autre sur le côté. Une face est grossière, mais l’autre bien taillée. Est-ce une meule à grains ? Une ancre antique ? Qu’est-elle venue faire là ? Est-ce le dernier vestige d’un navire aujourd’hui dispersé par les courants ? Autant de questions qui restent sans réponse. Mais nous devions abandonner la thèse de l’épave après une découverte plus formidable encore…

LE DOLMEN ENGLOUTI

Nous plongeons contre le courant de marée dans l’eau alourdie de plancton de la mer bretonne. Seul, le son cuivré de ma respiration et de celle d’”oursine”, trouble le silence aquatique. Mon compagnon de plongée a été surnommé ainsi du jour où il prétendit être capable de reconnaître le sexe des oursins ! Soudain, il tombe en arrêt devant un rocher paré d’algues ondulant dans les lames de fond. En approchant, j’ai le choc à mon tour ; je reconnais cette dalle de pierre et les 3 pierres qui la soutiennent : un dolmen, à 25 mètres sous la mer !

Le coeur battant, je relève le cap que semble indiquer la flèche de granit taillée : l’est ! le soleil levant, comme la plupart des monuments mégalithiques… Nous venons de faire une découverte sensationnelle qui va remettre en cause l’ancienneté de la “civilisation des pierres dressées”.

D’ailleurs, peut-on parler de dolmen ? Il ne rappelle en rien ses cousins les plus proches qu’on peut voir aujourd’hui, comme le dolmen de St Pol de Léon, ou celui de la plage du Kernic à Plouescat, à demi noyé dans le sable. S’agit-il d’une pierre à sacrifice, et que faisait-elle immergée sous 25 m d’eau ? Précisons tout de suite qu’Obelix même avec l’aide de la potion magique, n’y est pour rien. Ce n’est pas la pierre qui est allée sous l’eau, mais l’eau qui est montée à la pierre lors de la fonte des glaciers du quaternaire. C’est un phénomène bien connu, à tel point qu’il peut servir à dater la construction : l’age de ce “dolmen” serait d’au moins 8000 ans. Mais là où le bât blesse, c’est que les plus anciens dolmens connus ne remontent eux qu’à 6400 ans. Celui-là a donc 2000 ans d’avance et c’est bien embarrassant !

On sait peu de choses sur les mégalithes. Ces constructions trapues, plus vieilles que les calvaires noirs gangrainés de lichen orange, dressés à contre-jour sur des ciels de catastrophe. Plus vieilles que les mémoires elles-mêmes. On pense avoir prouvé aujourd’hui que les dolmens étaient des sépultures. Ils ne doivent en tout cas rien aux Celtes, encore moins aux gaulois comme on le croit souvent. S’ils sont un peu synonymes de Bretagne, il ne faut pas oublier que c’est le département de l’Ardèche qui en compte le plus et qu’on en retrouve dans toute l’Europe, et même en Afrique du Nord et en Asie… La pierre du Pil Coa serait la plus ancienne construction humaine connue. Cette découverte pourrait être la première d’une longue série pour peu qu’on explore minutieusement les reliefs aujourd’hui engloutis de cette côte pleine d’histoire.

ATLANTYD

Bien des années plus tard, j’ai l’occasion de replonger sur le site afin de réaliser un documentaire pour l’émission Ushuaïa.Je retrouvait sur place Yves Mer, le créateur de la structure qui m’avait permis de plonger si jeune, et qui met à notre disposition son bateau, La Madalena. Sous son épais manteau d’algue, nous repèrons bientôt le récif. Dès lors les descentes se succèdent, de jour comme de nuit. Pour les besoins du film, il faut d’abord défricher les environs au couteau, puis brosser les sédiments. Déjà, le « dolmen » du Pil Coa révèle dans l’eau verte ses concrétions violettes. Les orientations sont soigneusement relevées. Les mesures prises. En surface, sur les écrans d’ordinateurs, la vue de cette pierre oubliée s’anime en trois dimensions devant les yeux émerveillés de ceux qui n’ont pas pu plonger. Au fur et à mesure des relevés, la similitude de la pierre du Pil Coa avec les haches polies trouvées dans les environs(Table des Marchands, Gavrinis), s’impose. Des hypothèses s’ébauchent, l’esprit vagabonde, les rêves s’envolent…

Le plus troublant est que ce dolmen semble unique en son genre. Aucun dans la région ne lui ressemble : il est visiblement taillé, et la dalle supérieure pourrait accueillir un homme de petite taille. S’agirait-il d’un autel ? Il surplombe en effet le sol d’à peine un mètre. Ou bien une sépulture d’un type inconnu ? Et s’il s’agissait d’un phénomène naturel ? Pourtant, dans le cas de cet édifice, il y a vraiment trop de coincidences : la dalle pesant plusieurs tonnes est parfaitement horizontale ; elle indique l’est, est soutenue par trois pieds en triangle isocèle pour un équilibre idéal. Le pied avant est manifestement taillé et surélevé pour que l’ensemble soit horizontal.

Hasards que tout cela ? Certes non mais plutôt travail raisonné de constructeur primitif. D’ailleurs, pour nous qui pendant un mois avons plongé dessus, son authenticité ne fait aucun doute : nous en avons l’intime conviction quoique ce sentiment ne puisse se mettre en équation. Ce monument nous a envoûtés et plus d’une fois, en engageant la tête sous la dalle à la recherche d’inscriptions, j’ai cru entendre des cris d’égorgée, j’ai cru voir le sang couler, les tresses blondes et les amples robes de tissu blanc des sacrifiées. Bien sûr, j’ai rêvé. Il n’y avait alentour que les méduses, les étoiles de mer sanguines, les chevelures ondoyantes des spirographes et parfois le grognement presque humain du poisson Saint-Pierre.

Je ne fus pas le seul à ressentir cette ambiance « mystique ». Marc, un de nos plongeurs faillit bien ne pas en revenir… Préposé aux éclairages, il oublia tout simplement une nuit de remonter, épuisant tout son air dans l’eau noire. Quand je le retrouvais, il « méditait » à genoux devant l’édifice, avant que je ne le remonte jusqu’au palier, que nous pratiquâmes en échange d’embout pendant quinze longues minutes… Une vieille légende raconte qu’ici même s’étalait la plus luxuriante forêt de Bretagne. Aujourd’hui, Brocéliande est engloutie. Ses chênes immenses ont fait place aux algues géantes au feuillage de cuir, ses korrigans ont des écailles et savent nager, mais ses dolmens n’ont pas bougé. Sur ses rivages délaissés par l’archéologue, les vagues l’une après l’autre écrivent l’histoire du temps…

PLONGEE DANS 8500 ANS D’HISTOIRE

La diffusion des reportages nous valu du courrier. Nous vous épargnerons les confessions diverses que nous avons recueillies (bases de missiles extraterrestres, etc) pour laisser s’exprimer ce dernier témoignage, qui montre à quel point ces Pierres Muettes savent faire parler :  « La pierre taillée projette un faisceau d’ondes qui, dans une idéation métaphysique, fait se joindre les bords parallèles en un point Oméga qui surgit du futur.(…) Pour récupérer l’Eau Mère, qui est du Temps Passé sorti de la Prison Lumière, il a fallut ordonner l’élévation des mégalithiques. (…) Le minéral est un Moloch qui se nourrit des corps éthériques de ses victimes. Les secousses du Géon seront de plus en plus meurtrières…. »

« Druide » anonyme et « Professeur VARAGNAC »

Des propos qui justifient le cynisme d’un Gustave FLAUBERT qui, dans son “Voyage en Bretagne”, écrit ceci : “ Voilà donc ce fameux champ de Carnac qui a fait écrire plus de sottises qu’il n’a de cailloux; (…) Nous comprîmes donc parfaitement l’ironie de ces granits qui, depuis les Druides, rient dans leurs barbes de lichens verts à voir tous les imbéciles qui viennent les visiter. (…) Après avoir exposé les opinions de tous les savants cités plus haut, et si l’on me demande à mon tour ma conjecture sur les pierres de Carnac, je répondrais ceci : les pierres de Carnac sont de grosses pierres !”

On sait aujourd’hui que es plus anciens monuments mégalithiques connus sont vieux de 6500 ans. Les fouilles archéologiques confirment qu’il s’agissait de lieux cultuels et surtout de tombes. Mais, suite aux travaux d’Alexander Thom, il semble que ces monuments aient pu être des observatoires du ciel. Ainsi sont jetées les bases de l’archéo-astronomie. D’autres études prouvent que les dolmens n’étaient pas disposés au hasard, mais au contraire selon des champs de forces terrestres, sur des noeuds telluriques. Beaucoup d’églises chrétiennes ont par la suite été construites sur l’emplacement des pierres parfois intégrées à l’édifice. Qui étaient et d’où venaient ces bâtisseurs qui soulevaient des montagnes ? On n’a pas su déchiffrer leurs gravures, et leur tradition orale serait le fondement du druidisme, doctrine pour le moins hermétique. On sait finalement peu de choses sur ces pierres, qui restent muettes. “Parlez…mais parlez donc !” lançait dès 1825 l’abbé Mahé, en s’adressant aux mégalithes.

LE FEU DE L’ORICHALQUE

C’est alors que je reçus l’ouvrage de Jean Deruelle, « Les leçons du radiocarbone ». Une lecture troublante tant les arguments présentés sont solidement étayés. Et cela donne envie d’y croire. Selon l’auteur, polytechnicien et ingénieur, l’Atlantide qui a donné son nom à l’océan serait engloutie aujourd’hui sous la Mer du Nord. Ses restes : le Dogger Bank. Et ses batisseurs ne seraient autres que les constructeurs de mégalithes… Il élucide également le mystère de l’orichalque, ce métal précieux cité par Platon dans le Critias, qui brille plus que l’or : il s’agirait de l’ambre jaune, abondant dans les terres du nord, et qui de plus, se travaille aisément.

Se pouvait-il que nous ayons palmés au dessus du tombeau d’un prince de l’Atlantide ? Jamais je n’aurais pensé que la plongée puisse me faire rêver aussi loin…  J’ai gardé un peu d’ambre jaune d’un long voyage en Nouvelle Zélande. Transpiration fossile d’un grand arbre roux. Piège à insecte pour film à succès. L’Orichalque ? Mon regard bleu s’y dilue en vert. Envers et contre tous.

DOLMEN ENGLOUTI OU CAPRICE DE LA NATURE ?

“La table du dolmen, fréquemment taillée en silhouette de hache polie, représentait le ciel, et ses trois piliers l’humanité”

André Savoret-Druide

« Je vous remercie des magnifiques photographies concernant certaines de vos recherches sous-marines (…) Vu la profondeur de l’édifice,et dans la mesure où cette découverte est confirmée, j’estime « a vue de nez » qu’il est vieux d’au moins 8000 ans. A supposer que ce mégalithe eut été construit au bord de l’eau. Dans le cas contraire, il serait encore plus ancien. Or les plus vieilles traces connues concernant le mégalithisme remontent à 6000-7000 ans… ».

Professeur Henry de LUMLEY, Institut de paléonthologie humaine, Paris

« Je suis perplexe devant les photographies que vous m’envoyez. Il faudrait certainement aller voir sur place ».

Jean-Pierre MOHEN, Spécialiste du néolithique, conservateur en Chef du Musée des Antiquités Nationales à St Germain en Laye

« (…) Je dois vous dire que je reste très sceptique (…) Certes, une révision du problème est toujours possible, la science étant une remise en cause permanente(…) Dans le cas présent, l’on pense à quelque « jeu de la nature »(…) Ceci étant, toute découverte mérite examen, on ne peut trancher sans une étude fort détaillée des lieux ».

C.T. LEROUX, Directeur des Antiquités de Bretagne

« Mes félicitations sur cette découverte très importante, qui nous obligera peut-être à reconsidérer toutes nos idées sur la chronologie des monuments mégalithiques de l’Europe occidentale ».

Mark A. PATTON, Maître de Recherche à l’Université de Londres, Department of Anthropology

 » (…) Le scepticisme que vous semblez rencontrer auprès des archéologues français s’explique par le fait qu’un tout petit nombre d’entre eux réalise qu’on puisse trouver d’importants gisements de l’age de pierre sous la mer (…) Quoi qu’il en soit, la structure que vous avez découverte est unique en ce sens qu’elle est une construction architecturale, raison pour laquelle elle mérite des mesures très précises et une publication scientifique.(…). En tant que scientifique je suis toujours raisonnablement sceptique, mais dans tous les cas, l’existence d’une construction mégalithique sur le plateau continental et sous la mer aujoud’hui, est à la fois enthousiasmante en elle-même et logiquement prévisible ».

Nicolas C. FLEMMING, Institute of Oceanographic Sciences, Deacon Laboratory