Quand on a le temps de s’intéresser un peu au monde qui nous entoure, à ses ressorts secrets, au temps qui passe, à l’apparence des choses et peut-être à leur vraie nature, force est de constater, à tort ou à raison, qu’on vit dans une fiction : nous sommes tous sans le savoir les personnages d’un super « Truman show »… Explications.
Au risque de décevoir certains il nous faut en effet admettre ce postulat de départ, librement interprété de la philosophe Anna Arendt : On nous ment tout le temps, sur tout et à tous propos ! Par exemple, pensez-vous que l’industrie pharmaceutique et dans une moindre mesure les médecins de « l’Ordre du même nom » sont altruistes ; désintéressés ? Qu’ils travaillent pour le bien de l’humanité ?
Le serment d’Hippocrate est souvent un serment d’hypocrites…
Bien sûr que non. Big Pharma est une industrie comme une autre, régie par la cruauté du monde capitaliste (pas de morale dans les affaires !) dont le seul but est de faire de l’argent pour irriguer toujours plus les actionnaires. Le Graal à cet égard est de mettre en circulation un médicament miracle, très cher (pourquoi ?), à destination du marché captif des malades « longue durée ». A vie, quoi. Pas de temps ni de moyens à consacrer aux maladies orphelines ou aux médicaments génériques, efficaces mais qui ne rapportent rien : autant vendre du bicarbonate de soude !
«La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.»
Aldous Huxley
Il faut se défaire de cette idée, profondément ancrée en nous, que les pouvoirs qui nous gouvernent et que nous croyons avoir élus agissent pour notre bien ! C’est tout le contraire. Que les septiques s’intéressent un peu au principe de Schumpeter, au « quoi qu’il en coûte », à la planche à billets et autres subterfuges de « l’argent magique ». Et bien sûr à la « crise de la dette » fabriquée artificiellement pour enrichir les banques…
Nos « dirigeants » rêvent au contraire d’une société multipartite à la Aldous Huxley du « Meilleur des mondes » : Une classe de nantis, puissants, jouissants de tous les privilèges et une armée de « gueux » contribuables et corvéables à merci, maintenus la tête à ras de l’eau pour qu’ils n’aient pas le temps de seulement penser à se révolter. Cette classe de « sous-hommes » (qu’on considère seulement l’instauration des récentes lois iniques des « ZFE » pour soit-disant lutter contre le « réchauffement climatique ») sera maintenue sous surveillance avec toujours plus de contraintes et de contrôles, à « la chinoise ». Parce que « Tout est comme ça maintenant »… Et le plus fort, avec leur consentement ! Pour « le bien de tous et de… La Planète ! » 🙂
A ce sujet, il faut relire également « La fabrique du consentement » de Noam Chomsky. Ce qui nous ramène au sujet principal de ce billet.
Un petit Captcha ?
C’est l’acronyme de «Completely Automated Public Turing Test to Tell Computers and Humans Apart», à savoir en français «Test de Turing public entièrement automatisé pour distinguer les ordinateurs des humains»…
Apparus il y a quelques années, ils sont devenus de plus en plus courants. Lorsque vous naviguez sur des sites Web ou que vous remplissez des formulaires en ligne, vous devrez sans doute résoudre un Captcha. Le plus souvent un calcul arithmétique à la con du style 2+1 = ? La réponse est 3. Je le précise car certains échouent et sont donc considérés comme des machines. à envoyer à la casse ! Essayes encore…
Il faut environ 10 secondes à l’utilisateur moyen pour résoudre un Captcha. Bien entendu, certains sont plus complexes que d’autres et cette complexité influencera le temps nécessaire à sa résolution mais la moyenne est de 10 secondes pour pouvoir (enfin) accéder au site convoité. Et tout le monde « en responsabilité » est persuadé que la raison d’être de ces boîtes de dialogue imbéciles est bel et bien la lutte contre les « bots ».
Passe encore pour ce type de message basique contre les vilains hackers et autres détestables « bots ». Alan Turing lui-même devait toutefois se retourner dans sa tombe puisqu’il s’agit bien de « prouver à des robots qu’on n’est pas des robots » ! Ces « bots » dont on ne voit jamais la queue et qui pourraient tout aussi bien être des épouvantails car la vérité est ailleurs (musique du générique des X files…)
La vérité est ailleurs
En effet, l’imposture va plus loin avec des « tests de Turing » plus élaborés, l’air de rien. De même que pour se ménager des portes dérobées dans les applications de messageries « sécurisées », les services secrets de différents pays transgressent allègrement les lois, sous couvert de « lutte contre le terrorisme« … C’est bien, c’est rassurant. Demain on pourra même utiliser en joker la lutte contre le « narco-traffic » ou contre le « carbone » (c’est bon pour la planète !) 🙂
Ou bientôt contre les « mahométans », les « homosexuels », les « israélites », les « mangeurs de viande », les « ceussent qui ne sont pas à jour de leurs cotisations RFPG-Cerfa 109768 a* (alinéa €¥*) », les « autres » qui roulent dans des voitures cabossées et mal repeintes… (rayer les mentions inutiles).
Mais revenons à nos Captcha’s. Et oubliez la chasse contre les « bots ». Tout a commencé avec des suites de caractères mal écrits qu’il fallait reproduire. Tellement cochonnés que la plupart du temps il fallait recommencer… Quand on connait un peu le fonctionnement et les méthodes d’entraînement des IA on comprends la raison : il s’agissait de reconnaissance de caractères à l’époque ou on entraînait les moteurs d’IA à cela.
Et puis, quand ce type de reconnaissance a été efficace à pratiquement 100%, on a vu apparaître d’autres tests avec des feux rouges, des bus, des bandes blanches, des motos à identifier… Sans réfléchir on cliquait, agacés, sur les cases contenant des feux de signalisation, des pangolins ou des ratons laveurs… Foin de « bots » parce qu’il s’agissait cette fois d’entraîner les Intelligences Artificielles de conduite assistée ou sans conducteurs ! Enfin quand ces robots à roulettes ont cessé d’écraser des innocents, on a vu apparaître des puzzles à résoudre, des pièces à déplacer. Pour quelle raisons d’après-vous ? Mais tout simplement pour entraîner les nouveaux réseaux neuronaux à reconstituer ou compléter des images, grande avancée des IA modernes ! A chaque fois c’est votre temps (et vos nerfs fragiles) qui sont mis à contribution, sans votre consentement, gracieusement et à l’échelle de la planète !
Yann Le Cun, prix Turing – nul n’est parfait et responsable de l’IA chez Meta ne s’en cache d’ailleurs pas en révélant à propos de l’entraînement des IA : « Pour préparer ce travail, Google et Facebook collectent des millions d’images qu’ils font étiqueter à la main par des gens qu’ils paient, ou par des utilisateurs. Quand Google vous demande : « Dans quelle image y a-t-il une voiture ? », vous contribuez à cet étiquetage. Avec ces données, les ingénieurs ont entraîné des réseaux convolutifs pour qu’ils puissent à leur tour étiqueter les milliards d’images qui n’ont pas été étiquetées à la main. Google et Facebook construisent ainsi des listes d’étiquettes stockées dans les serveurs de leurs data centers. Quand on tape dans un moteur de recherche « Tour Eiffel », la liste des images avec l’étiquette « Tour Eiffel » existe déjà. Et ainsi pour des millions de mots ou de phrases. »
Nous sommes donc face à une expérience d’ingénierie sociale à l’échelle mondiale, au profit des GAFAM‘s et d’autres multinationales. Mais il ne serait pas bon de révéler tout cela – franco – aux cliqueurs fous que nous sommes : trop bêtes…
Il aurait pourtant été si simple de dire la vérité. Mais sans doute n’aie-je pas saisi toutes les pièces du puzzle… Je me souviens de ces années à la chaîne de télé Voyage où je tenais causeries hebdomadaires en direct : j’avais installé sur mon ordinateur un « économiseur d’écran » fourni par le SETI (centre de recherche sur la vie extra-terrestre) et qui procédait en tâche de fond au décodage par analyse de Fourier de tronçons de messages fournis par des radio-téléscopes, dans le but de capter un jour un message significatif. C’étaient ainsi des millions d’ordinateurs personnels de part le monde qui participaient à cette recherche, utilisant les processeurs et les temps morts des machines de bureau. Une envie d’ailleurs qui n’était pas du goût de notre « IT manager » qui prétendait que mon initiative tuait la bande passante de notre réseau…
A l’européenne
Cette histoire de Captcha’s est donc une escroquerie pure et simple, parfaitement assumée. Nous sommes pourtant bien chatouilleux sur le « consentement », la « vie privée » et autres calembredaines à l’ère du numérique. Considérons par exemple, à l’échelle européenne seulement (les autres nations n’ont pas osé être aussi bêtes), la comédie des RGPD. En tant que dévelloppeur de sites web je suis tenu d’installer sur chaque site ces usines à gaz, c’est la loi !
C’est une stupide réglementation européenne (texte réglementaire européen qui encadre le traitement des données de manière égalitaire sur tout le territoire de l’Union européenne entrée en application le 25 mai 2018). Elle fait perdre de précieuses minutes à chaque consultation de site. 3 clics rageurs au lieu d’un seul pour accepter ces cookies dont tout le monde se fout à l’usage mais qui ralentissent considérablement le flux de travail. Quand elle ne le bloque pas complètement le traffic, sur mobile par exemple… Quant à ceux qui auront eu la curiosité de cliquer sur les options proposées en matière de gestion de cookies, outre la perte de temps et le mal de tête naissant, ils auront pu constater que le site convoité ne fonctionne tout simplement plus !
Voilà encore une de ces contraintes « européennes » ridicules issue d’un énième comité Théodule où nuisent les hommes en gris payés par nos impôts et qui produisent régulièrement leurs petites fientes nauséabondes à destination des pigeons…





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