Au-Delà : l’écriture 2

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Vous le savez, je n’ai qu’une confiance limitée dans les réseaux sociaux, Facebook en particulier, raison pour laquelle je vous partage ici ces nouvelles quotidiennes à propos de l’écriture de mon prochain livre « Au-Delà«. Tous les 16 jours. C’est comme ça : je me suis piégé moi-même avec le premier billet de cette série. Autant continuer avec le même format.

En Afrique

Le camp au Kenya avec Véronique, près de la rivière aux crocodiles.

Quand Véronique est enfin sortie de son confinement volontaire de 111 jours au fond du gouffre du Valat Nègre, nous avons enchaîné avec l’exploration du Bestouan, l’une des émergences sous-marines des calanques de Cassis et réalisé le film « Plongées sur un fil » pour Thalassa. L’occasion de vous raconter une anecdote assez sinistre concernant le fil d’Ariane, justement. Ensuite, direction le Lot. Plongées de pointe à Saint Georges et à Padirac (La rivière sans soleil – TF1), avant de partir en Afrique.

Je savais que ce plan était foireux…

La routine : nous avons plongé avec les crocodiles, les murènes léopard de Zanzibar, rampé dans une grotte votive emplie de blattes géantes et de tarentules, débusqué des lions dans leur abri, descendu en rappel une cascade cachée dans les brumes, exploré des tunnels de lave, traversé le parc de Tsavo en 4×4 au milieu des troupeaux de zèbres et de girafes qui faisaient la course, dormi dans les arbres. J’ai même chevauché un zibroïde, hybride du zèbre et du cheval que nous avions cherché dans tout le pays.

Je vous ai retrouvé une photo avec Véronique au camp, lors de cette deuxième expédition au Kenya. C’était son dernier voyage…

Suivez l’écriture de ce livre dans la newsletter ? Pour s’abonner, rien de plus facile : un mail à francisleguen@gmail.com (avec AU-DELÀ en objet).

Plus d’infos

https://www.blog.francis-leguen.com/mon-prochain-livre-au-dela/

Introspection

Dans les cressonières de Te Waïkoropupu en Nouvelle Zélande.

La forme c’est le fond qui remonte à la surface écrivait le génial Victor Hugo. Cette métaphore sans le vouloir du récit de plongée m’oblige parfois à regarder mes textes à la lumière des phares de notre littérature. Et c’est démoralisant. Faire surgir du sens et de l’émotion de simples signes pour essayer de raconter une histoire est plus difficile qu’il n’y paraît. Ecrivain est un métier ! Il y a quelques professionnels ici qui savent de quoi je parle. Dans la presse, que j’ai beaucoup pratiquée en tant que journaliste ou rédacteur en chef, l’enjeu n’est pas le même : le texte doit sortir coûte que coûte, à l’heure dite. Sans jamais oublier que, comme disait Max Favalelli, quelque soit le soin apporté, l’article servira le lendemain à emballer des légumes. Un livre, c’est différent. Ça reste. Pour le meilleur et pour le pire.

Donc, aujourd’hui c’est la déprime, les interrogations existentielles imbéciles et je tapote mes textes sans plus y croire, désabusé. Et puis je remets l’ouvrage sur l’enclume et je tape…

Saviez-vous qu’en culotte courte, j’agitais les cailloux à mon oreille, persuadé qu’il y avait de l’eau à l’intérieur ? Cette eau, je l’ai finalement trouvée au coeur des roches… Et si j’ai illustré ce billet avec cette photo de la source Te Waikoropupu de Nouvelle Zélande, ce n’est pas un hasard. A demain !

Privés de texte !

Contrairement aux autres fois, vous n’aurez pas ce soir de résumé croustillant de ma journée d’écriture. En effet, avec ces grandes chaleurs, certains n’ont pas supporté la mise sous pression que je leur impose tous les jours et réclament à corps et à cri le livre complet ! Si le Dieu des écrivains les entend, qu’il fasse suivre à l’imprimeur.  Il y a eu des plaintes, des surtensions, des AVC : je ne veux pas d’ennuis… 🙂

Par contre, la Newsletter #4 pour suivre l’écriture du livre est en train d’être envoyée. Pour s’abonner, rien de plus facile : un mail à francisleguen@gmail.com (avec AU-DELÀ en objet).

Au Groenland

La météorite « de Peary » au Groenland.

Quand on navigue au fil de la plume il advient qu’on dérive dans des bras morts, qu’on affronte des rapides, des chutes, qu’on remonte des affluents…

Saviez-vous que certains diamants possède des inclusions d’eau qui datent de leur formation ? De véritables capsules temporelles vieilles de 3,5 milliards d’années ? Des rivières qui se mettent en mouvement à la chaleur de la belle qui les porte ?

C’est aussi un voyage au-delà du temps auquel je vous convie bientôt. Dans les grottes, dans les sources, et même à l’intérieur des pierres. Un voyage dans le temps mais dans l’espace aussi : c’est ainsi que j’ai eu la chance de tenir dans les mains un fragment de la météorite tombée dans l’Ouest du Groenland il y a 10.000 ans et qui date de la formation du système solaire il y a 4.5 milliards d’années. Vous avez le tournis ? Moi aussi !

Les yeux perdus dans cette pierre rouillée par le gel, faite de fer et de nickel, aux reliefs scoriacés par un si long voyage, je regardais ce métal noir, lourd de sens qui sentait aussi la graisse d’ours et la baleine…

Avec Monsieur le Comte

Main négative de la grotte d’Arcy sur Cure (reconstitution).

J’ai rencontré deux comtes dans ma vie : Gabriel de la Varende le propriétaire de la grande grotte d’Arcy sur Cure qui me fit découvrir quantités de peintures rupestres bien cachées. Je me souviens de cette main négative d’enfant qui avait été soufflée au pochoir à l’ocre rouge sur la paroi il y a 28.000 ans.

– Regardez là bas me dit le comte, en éclairant de sa torche la rive opposée de la rivière souterraine.
Et je vois apparaitre au noir de charbon l’image d’une truite, la même que j’ai filmé le matin même en plongeant dans la Cure !

L’autre était le comte Guy De Lavaur de Laboisse, le père de la plongée souterraine. Une légende. Le premier à avoir plongé dans la Fontaine Saint Georges où je me préparais à continuer l’exploration en direction de Padirac. Gouffre mythique où il dirigera d’ailleurs les expéditions en première de 1951.

L’un comme l’autre m’ont emmené loin. Au-delà du temps et de l’histoire…

En Floride

Sonny Cockrell avec le crâne de Warm Mineral Springs.

Qu’est ce que l’au-delà ? Y a-t-il une vie après la mort ? C’est la question que tout le monde se pose. On sait que notre activité cérébrale consiste en réactions chimiques, créant des signaux électriques. Que deviennent à notre mort toutes nos pensées, nos émotions, nos souvenirs, nos amours ?

Quand j’ai rencontré l’archéologue Wilburn Cockrell en Floride, il étudiait un crâne découvert à 12 m de fond dans Warm Mineral Springs. Quelle ne fut pas la surprise des chercheurs quand ils découvrirent à l’intérieur un encéphale complet et encore mou, contenant toute la matière cérébrale et le précieux ADN. Une conservation miraculeuse dans des eaux chaudes, fortement minéralisées et pauvres en oxygène. Un cerveau intact, messager parvenu jusqu’à nous au-delà du temps : c’est tout ce qui restait d’une jeune indienne de 19 ans, ensevelie dans la source il y a 7500 ans.

Si notre conscience est affaire de chimie, se pourrait-il que des rêves de jeune fille soient conservés à l’intérieur ? Ou le tout est-il plus que la somme des parties ? Vous en pensez quoi ?

Sheck Exley

Sheck Exley à Devil’s eye.

J’habitais en Floride, hébergé par Sheck Exley, sans doute le plongeur spéléo le plus expérimenté du monde. Son adresse se trouvait à Jacksonville dans le quartier de Clear Springs. Alors que je lui faisais remarquer la coïncidence, il m’avait dit avec son air malicieux : j’ai choisi la maison pour çà ! Plus tard, il déménagera près de Live Oak, à « Cathedral Canyon » où il mènera d’historiques explorations record dans un siphon de plus de 3300 m d’un seul tenant, à grande profondeur. Cette source était carrément dans son jardin ! Il y avait même un tuyau d’eau chaude pour les longues décompressions dans la vasque. Avec lui j’ai plongé à Marianna Blue Springs, Devil’s Eye, Die Polder II et dans tant d’autres sources merveilleuses et exigeantes… Que d’aventures et que de souvenirs ! Il était remarquablement résistant à l’hyperoxie comme je n’allais pas tarder à le constater…

Rencontre avec des hommes remarquables

Albert Falco.

Parmi tous les hommes que j’ai rencontré, certains se démarquent. Albert Falco bien sûr, le bras droit de Cousteau, qui fut longtemps le détenteur du plus grand nombre de plongées réalisées dans le monde (plus de 20.000 h sous l’eau et 300 plongées en soucoupe)… Nous avons plongé ensemble en Corse, en Martinique, au Diamant, sur l’épave du Roraima…

Jochen Hasenmayer, sans doute le plus grand plongeur spéléo de son temps, qui acheta et stocka chez lui en Allemagne les nombreuses bouteilles de 20 litres au chrome/molybdène (législation italienne mais interdite en France) dont nous avions besoin pour notre expédition en Australie à Cocklebiddy Cave.

Et bien sûr Sheck Exley et tous ces plongeurs de Floride qui m’ont si bien accueilli. Pour ne citer que ceux avec qui j’ai plongé : Dale Sweet (le premier à avoir utilisé des mélanges d’hélium), Jill et Paul Heinerth, Wes Skyles, Paul Deloach, Jeff Bozanic… Sans oublier, en Australie, John Bent, Ron Allum, Graham Smith… Mais aussi les brésiliens, les néo-zélandais, les danois au Groenland, les islandais, les sud africains, les kenyans, les mauriciens et réunionnais, les malaisiens et les indonésiens, les bahaméens, les cap verdiens, cubains, croates, dubaïotes, égyptiens, grecs, italiens, maldiviens, maltais, mexicains, caldoches, philippins, suisses, allemands, belges, maoris et polynésiens : mais je me rend compte que cet inventaire à la Prévert est trop long : oui la planète est bleue et l’océan immense… Tous m’ont appris quelque-chose, ont enrichi mon imaginaire et m’ont révélé des trésors pour certains bien cachés…

Plongée au coeur de la mer de glace

Haroun Tazieff sur la mer de glace.

Je réalise un sujet pour l’émission « Montagnes » de France 3 avec Haroun Tazieff. Ses écrits magnifiques nous ont plus habitués aux bombes volantes et au basalte fondu qu’à la glace vive, mais le célèbre volcanologue est aussi spéléologue, plongeur, alpiniste et montagnard, et il a toute sa place ici, sur la Mer de Glace, dans les Alpes.

Nous sommes suspendus sur les cordes, dans le vide bleu, loin sous la surface du glacier… Un coup de tonnerre résonne alors entre les parois vitreuses.

Aussitôt, tétanisés, la peur nous submerge… Le barrage qui a lâché ? Le pont de neige de l’entrée qui vient de s’effondrer ? Ou un bloc énorme qui va nous balayer comme sur une piste de bobsleigh ? Et puis nous apercevons la fracture qui vient de se former et qui passe par les broches d’assurance : un faux mouvement et c’est la chute…

Dans les moulins de la mer de glace.

Quand j’étais radio amateur

Radio amateur

Le Dimanche, on ne travaille pas ! Ainsi a dit le Seigneur. En plus, c’est le jour de la newsletter. Je laisse donc reposer le manuscrit : j’ai tellement écrit hier que le clavier a fondu ! En plus c’est mon anniversaire : merci, merci… Je suis donc officiellement entré dans la génération W (avant la X), celle des agréés à l’euthanasie réglementaire. « Chez tout vieil homme il y a un adolescent qui se demande ce qui s’est passé » disait Groucho Marx, derrière sa moustache.

Mais, pour ne pas perdre le muscle, j’ai donc écris pour le blog. Je vous emmène cette fois à l’époque de la TSF, la télégraphie sans fil ! En effet, j’étais radio-amateur dans le civil et graphiste à l’armée. Rien à voir avec de quelconques dessins : il s’agit de « télégraphie ». Je pratiquais couramment (et par intermittences) le code Morse. Avant de lui ressembler. Au morse…

La Newsletter #5 est donc en cours d’envoi à destination de nos heureux abonnés, souscripteurs privilégiés du futur livre. Et les autres ? Qu’est ce que vous attendez ? Chaque dimanche, recevez un émail avec un extrait du livre inédit, des photos d’archive, les coulisses des expéditions… Que les retardataires ne se suicident pas tout de suite : ils recevront les 5 éditions en même temps, dès leur inscription. Pour s’abonner : un mail à francisleguen@gmail.com (AU-DELÀ en objet).

Perdu dans le siphon

Au-Delà : l'écriture du livre 2

Affiche publicitaire (reconstitution).

J’ai beau suivre mon fil d’ariane, je ne retrouve pas la sortie du siphon ! C’est incompréhensible. Celà fait 3 fois que je fais demi-tour dans l’eau qui s’est troublée et j’ai perdu tous mes repères. Ma réserve d’air est dangereusement basse… Je suis en train de payer cher mon imprudence ! Nous sommes dans la grotte aménagée de Betharram, dans les Pyrénées Atlantiques, pas très loin de la grotte de Lourdes et il faudrait effectivement un miracle pour que je sorte…

Nous sommes en plein tournage d’un épisode de l’émission Bleu Clair que je présente sur France 3. Une émission d’une heure consacrée à l’eau douce où je lance des sujets filmés ailleurs par d’autres équipes. Comme d’habitude, en plus des plateaux, je plonge et filme pour montrer aux téléspectateurs un aspect particulier du vaste monde de l’eau douce. Cette fois j’ai eu l’idée de faire quelques images dans un des siphons de la grotte. Une plongée facile, dans un petit tunnel noyé. De toute façon, le réalisateur a été ferme : j’ai 30 minutes, pas plus !

Argent liquide

Le siphon de Notre Dame des Anges.

J’ai toujours été fasciné par les monnaies jetées dans les sources et que nous avons retrouvées au cours de nos explorations. Entre autres à la source de la Laigne en Côte d’Or, à Hamurana Springs en Nouvelle Zélande, Su Cologne en Sardaigne ou encore à Notre Dame des Anges, près de Vaison la Romaine en Vaucluse. J’y avais fait une plongée en première à l’air comprimé jusqu’à -90 m…

Encore sonné par mon incursion dans les abysses, je respire calmement sur la bouteille d’oxygène pur, pendant la décompression à 6m de profondeur. C’est alors que je vois des rondelles de métal sombre coincées dans les failles du plancher de la galerie. Je dégaine mon couteau et commence à extraire des pièces incrustées ! Elles sont érodées mais sur certaines faces, un empereur me regarde. Il y a ici des centaines de sesterces de bronze et même d’autres qui brillent un peu plus…

Quand je pense que nous allions tous chercher un trésor à plus de 100 mètres de fond et qu’il se trouvait à l’entrée ! Et j’imaginai ces légionnaires, ces gallo-romaines en toge blanche, ces notables ou ces esclaves, riches ou modestes, qui faisaient ce pèlerinage au-delà de la rivière, loin sous la terre, pour jeter dans l’eau lustrale une pièce en ex-voto et prier. Pour quels espoirs ? Quels vœux ?

La source froide du Durzon

Au-Delà : l'écriture du livre 2

Au départ de la plongée de pointe au Durzon.

Photo : Eric Segond et Eric Le Guen au départ de la plongée de pointe.

Je crois que j’ai enfin fini le chapitre sur Padirac : 41 pages… Inutile de vous dire que dans les jours prochains, la paire de ciseaux va parler ! Les fontaines emplies de monnaie c’est également pratiquement fini (il me faudra jeter quelques pièces, c’est obligé).

J’ai donc commencé à vous raconter « La source froide du Durzon ». L’eau est à 11 degrés… Cette magnifique source de l’Aveyron, au pied du Larzac, a bien failli ne jamais rendre mon frère Eric parti en exploration.

C’est aussi là bas que j’ai franchi le laminoir des 400 mètres en première, cicatrice bleue entre la voûte polie et le toboggan de graviers roulants (ah, ce bruit…). Beaucoup d’adrénaline et de visions extrèmes.

Alors vous comprendrez pourquoi depuis lors, je refuse systématiquement qu’on m’aide au départ d’une plongée.

La peur du vide

Au-Delà : l'écriture du livre 2

Jean-Charles au gouffre du Jean Bernard (Haute-Savoie).

Avez-vous peur du vide ? C’est humain, confiez-vous sans crainte. Je ne parle pas des extraterrestres comme Alain Robert qui grimpent sans cordes depuis des années, pieds nus, en chausson, ou en botte texanes, des voies extrêmement difficiles (aléatoires, comme on dit : 50 % de chance de tomber) ou des buildings. Je ne parle pas non plus des adeptes du Benji, capables de faire d’esthétiques bonds dans le vide, retenus aux pieds par un élastique et qui rebondissent interminablement. Sans vomir.

Non, on parle de ceux qui sont déjà mal à l’aise debout sur une chaise de bureau, en faisant des moulinets des bras. La majorité, quoi. Soyez honnêtes.

Pourtant, d’après l’astronaute Sophie Adenot qui flotte en ce moment dans l’espace, dégagée de la pesanteur, au-delà de la terre bleue, à presque dix fois la vitesse d’une balle de fusil, c’est moins le vide que la gravité que nous craignons : c’est cette force qui provoque la chute des corps…

En tout cas moi, oui, j’ai peur du vide. Et pourtant, j’en ai descendu des puits vertigineux en spéléo. Et même sous l’eau où règne parfois le vertige de la transparence. J’explore dans ce chapitre cette peur fondatrice qui est aussi une sauvegarde… Et toutes les fois où je suis tombé !

Sinon, le chapitre « La source froide du Durzon » est terminé ! La lectrice qui habite à côté va être contente ! Elle vient d’ailleurs de s’abonner. Et vous ? Qu’est ce que vous attendez ? Allez, allez, les vacances sont finies.

Maquette !

Au-Delà : l'écriture du livre 2

Ca prend forme !

Je dois vous confesser une très grande faute. Plutôt que d’avancer la rédaction du livre qui est loin d’être terminé, j’ai commencé à faire des essais de maquette ! Typos, pictos, feuilles de style, variables de texte, numérotation, approche, crénage, chasse, tirets cadratins, semi cadratins, interlignage, indentations, paragraphes, justifications, césure, rivières, alignement optique, j’en passe et des meilleurs. Sans parler des pages de garde, des marges, des colonnes et gouttières et surtout des dimensions.

Déjà, il faut que ça puisse rentrer dans les enveloppes bulles que j’ai commandées. Et que ce soit imprimable aussi bien chez mon prestataire habituel que chez les autres librairies en ligne, pour les impressions à la demande  : Apple Books, Google Books, Rakuten Kobo, Fnac, Amazon Kindle, Barnes & Noble, etc. La quadrature du cercle. Vous savez combien il y a de formats, rien que chez Amazon ? Non, rien…

Il faut prévoir aussi les versions électroniques pour les différentes liseuses (ePub, KDP, PDF…) et éventuellement le livre audio (Audible, Apple, Spotify… et on recommence !)

Enfin, je suis sorti des plus grosses difficultés. Comme un vieillard en sort… Finalement, ce livre, il ne reste plus qu’à l’écrire !

En Islande

Arc-en-ciel double en Islande.

Au-delà… Le titre que j’ai choisi pour ce nouveau livre n’est pas innocent. D’abord on pense à la vie après la mort, la base de toutes les religions, le mythe fondateur s’il en est et la première inquiétude des hommes : y a-t-il un au-delà ? J’en parle, au détour de certains chapitres.

« Fais de ta pensée un empire » disait Sir Richard Francis Burton.

Je vous parle aussi des apparences, des certitudes, des dimensions de l’espace et des moyens de voir « au-delà », tout au moins en pensée ; ces expériences de pensée qui ont toujours été utilisées par les plus grands chercheurs au cours de l’histoire.

Mais ce simple mot qui signifie tout d’abord “aller plus loin” est une métaphore. C’est l’exacte définition de ce qu’est réellement l’exploration. Celle qui a permis à l’homme d’essaimer sur toute la planète, de traverser les océans, de survivre aux pires conditions et bientôt, si l’on en croit Elon Musk, de devenir une espèce multi planétaire.

Quand on est un tant soit peu curieux, comment résister à découvrir ce qui se trouve derrière tel ou tel obstacle ? Et j’imagine les premiers hommes qui ont vu pour la première fois un arc en ciel s’enfoncer dans la Terre, au-delà de l’horizon ; vers lequel ils ont marché sans fin, par tous les temps, découvrant au passage de nouveaux territoires, y bâtissant des villages, des légendes et toute une mythologie.

La suite au prochain numéro !

 

Publié le Août 30, 2026

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