Quand la machine apprend – Yann Le Cun

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Quand la machine apprend – Yann Le Cun. L’auteur est à l’origine de cette révolution. Il est en effet l’un des inventeurs de l’apprentissage profond, le deep learning, qui caractérise un réseau de neurones artificiels dont l’architecture et le fonctionnement s’inspirent du cerveau. Il est également lauréat du prix Turing, est professeur à New York University et dirige la recherche fondamentale chez Facebook.

Neurones artificiels et apprentissage profond

Nous vivons actuellement une révolution inouïe, inimaginable il y a encore cinquante ans, celle de la machine qui apprend, et qui apprend par elle-même. En effet, au lieu d’exécuter les ordres d’un programme, la machine peut désormais acquérir par elle-même, par l’expérience, et l’architecture complexe des réseaux imbriqués, les capacités nécessaires pour accomplir les tâches qui lui sont assignées, y compris celles que l’on croyait réservées à l’humain.

Les applications sont immenses : reconnaissance des formes, des voix, des images et des visages, voiture autonome, traduction de centaines de langues, détection des tumeurs dans les images médicales… Ces applications ont explosées ces derniers mois avec notament le populaire Chat GPT, le moteur de recherche Perplexity et les différents générateurs d’images à partir de textes comme Stable Diffusion ou Flux… Une toute nouvelle façon de travailler est en train de voir le jour.

C’est à la naissance de cette nouvelle forme d’intelligence, à l’émergence d’un système quasiment auto-organisateur, que nous convie Yann Le Cun. Un livre qui évoque la démarche intellectuelle d’un inventeur au carrefour de l’informatique et des neurosciences. Il raconte ce long chemin de l’accès à la « conscience », après les longues années de traversée du désert où les réseaux neuronaux et le deep learning étaient considérés comme des curiosités de laboratoire qui ne marcheraient jamais ! Ce livre nous éclaire sur l’avenir de l’intelligence artificielle, ses enjeux, ses promesses et ses risques.

«Certes, lorsque (un réseau neuronal) comporte des millions d’unités et des milliards de connexions, il semble difficile de parvenir à comprendre complètement une décision de ce réseau… Il ne fait aucun doute pour moi que les machines intelligentes futures posséderont une forme de conscience… Assurément, un jour viendra où la machine atteindra un tel niveau de sophistication que sa conscience va éclore…»

Paroles dans l’entre-soi…

Pour en apprendre plus, voici une de ses rares interviews en français qui nous livre ses prédictions sur le futur de l’IA. Tout l’enjeu pour progresser vers la nouvelle génération de machines « intelligentes » consiste à leur apprendre l’espace, les lois physiques, nos us et coutumes… D’après Le Cun, cette révolution là ne viendra pas de l’amélioration des LLM (large langage models) actuels, par lesquels tout à commencé, mais bien de concepts totalement nouveaux à découvrir.

«…Tel est le paradoxe de l’IA : extraordinairement puissante, extraordinairement spécialisée mais sans une once de sens commun… L’IA n’est dotée d’aucun concept. Elle n’a pas de culture. Elle ne comprend rien, rappelait Emmanuel Macron le 29 mars 2018, le jour où il présentait le rapport sur l’intelligence artificielle du mathématicien Cédric Villani, lauréat de la médaille Fields et député LREM »…

On remarque au passage le biais idéologique par les références choisies, même si les arguments sont justes… Notre grand informatheux ne cache d’ailleurs pas ses préférences et s’enorgueillit d’avoir – en temps que directeur de la recherche en IA de Meta, porté le niveau de censure du réseau aux 2 milliards d’usagers à 97%… C’est à ces utilisateurs de se prononcer sur la pertinence de cette censure sur Facebook et les autres réseaux de Meta

Plus gênant en effet est cette propension à émailler toutes ses interventions d’un militantisme « anti Musk« , « anti Trump« , « anti Apple » forcené et à l’inverse, un prosélytisme systématique pour Mark Zuckerberg et Meta – on ne mord pas la main qui vous nourrit. Mais après tout, c’est son droit.

Toujours est-il qu’au pays des Bisounours, il existe une caste supérieure qui décide pour le plus grand nombre (les gueux ; avec ou sans gilet jaune). L’esclavage, apanage des grandes civilisations antiques, est toujours présent. Des gens, incontestablement d’une intelligence supérieure, mettent en coupe réglée les libertés individuelles grâce à « l’ingénierie sociale » (Forum de Davos, divers gouvernements et grandes structures financières et médiatiques…). Nous vivons dans une ploutocratie qui est l’expression du totalitarisme. Pas dans une démocratie où la liberté d’expression dont on nous rebat les oreilles est fondatrice.

Quand à ces ridicules lunettes qui nous font ressembler au vieux grincheux, héros du film « Là haut », le chef d’oeuvre de John LasseterPixar, il s’agit des fameuses lunettes VR de Meta, annoncées à grand fracas par Zuckerberg lui-même.

Je leur prédis le même flop public que les « Google glasses » que j’avais essayées en leur temps… Il semble que les consommateurs ne soient pas prêts (le seront-t-ils un jour ?) à la réalité virtuelle (VR), augmentée et autres casques et lunettes…

 

 

 

 

 

 

Publié le Nov 1, 2024

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