Eclairage volumétrique… En 3D, il existe plein de façon d’éclairer les scènes. Les plus communes étant le classique éclairage « 3 points » issu des antiques studios de photo. Avec 3 sources, une sur la gauche, une autre sur la droite (pour déboucher les ombres) et la troisième éclairant le fond ; ou à contre-jour – bref, vous avez compris le principe. Mais le fin du fin est d’utiliser l’environnement. Au moment où la version beta de Blender 5 pointe son nez, voici un petit point sur l’éclairage volumétrique.
Eclairage volumétrique
Nous avons déjà abordé « l’éclairement global » avec des photos HDRI qui illuminent la scène avec toutes les nuances et contrastes de la photo utilisée. N’y revenons pas. Je veux parler ici d’utiliser ce qu’il est convenu d’appeler l’éclairage volumétrique.
Il ne peut y avoir d’éclairage volumétrique que si l’on s’occupe du volume, justement. C’est à dire « le monde » auquel il faut donner une texture pour « accrocher » la lumière. Comme dans le « vrai monde ».
Pour ce faire, il faut travailler dans l’onglet « shading », sélectionner la texture « World » et créer un nouveau matériau avec le node « volume scatter ». Il faut soigneusement régler la densité (qui est toujours trop grande par défaut – on ne voit rien, normal) pour faire apparaître des rayons – les fameux « god rays » qui donnent beaucoup de réalisme à la scène. Oh les beaux rayons ! 🙂
Pour les essais, j’ai utilisé un dangereux virus woke, solide en .obj préalablement obtenu avec Mandelbulb3D, comme nous l’avons vu précédemment. Une texture rose simple, très légèrement métallisée pour les reflets de surface et pourvue d’une dispersion sous surfacique (SSS) conséquente pour obtenir cette matière cireuse et translucide…
- Eclairage normal du dessus avec panneau émissif..
- Eclairage du dessus avec un spot.
- Avec l’effet de volume (rayons).
Snoot
De la même façon il est possible de « filtrer » la source de lumière pour obtenir des ombres portées, un peu à la façon des « snoots » que nous utilisions en photo professionnelle…
Ainsi que n’importe quelle image qui sera projetée sur les surfaces planes tout en éclairant le sujet avec les contrastes et couleurs de la photo.
- Image fractale dans le matériau éclairage du spot…
- Projetée sur le sujet.
Eclairage volumétrique avec des vidéos !
Mais la magie ne s’arrête pas là ! La lumière peut être utilisée seule, avec n’importe quelle image mais aussi avec des vidéos ! Pour ce faire il faut appliquer à l’éclairage un nouveau matériau. Vérifier dans les préférences que Node Wrangler est installé dans les addons et, le node image sélectionné, le raccourci (Ctrl-T) fera apparaître les coordonnées de texture et le mapping automatiquement. Ne reste plus qu’à charger dans le node image la vidéo choisie. Notons qu’il faut modifier dans le node image le « Color space » qui est par défaut (forcément) sur « sRGB » en « AgX Base sRGB », la nouvelle norme. Ceci afin d’obtenir des contrastes plus francs et des rayons bien tranchés.
Bon, la « soucoupe volante » (issue elle d’Incendia) ne tourne pas, il n’y pas de son et la vidéo ne « boucle pas » non plus, je sais (gna gna gna) mais c’est pour dire ! Les rayons sont bien là, animés, qui projettent leurs motifs sur l’objet et le sol.
Quand tout est en place, rien de plus facile que de modifier la video en en important une nouvelle. Ainsi, sur un même film, on peut avoir la vidéo qui défile et les rayons qu’elle génère !
Ni une ni deux, j’ai testé le concept avec une salle de projection basique et une vidéo obtenue précédemment lors de l’exploration des attracteurs étranges. Voici donc, sous vos yeux ébahis, cette « double animation ». Je sais, les bobines du projecteur ne tournent pas ! C’est pour l’exemple ; ça suffit, maintenant !
Des vidéos à la pelle
L’excellent suédois « Polyfjord » s’est fendu d’un outil en ligne, qui permet – si besoin, de générer en quelques secondes tout un tas de vidéos (à exporter sous forme de séquences d’images et importer de même dans Blender) grâce à son générateur de vidéo. Beaucoup de réglages possibles pour fabriquer des images ou des séquences d’images. A combiner avec les options de mapping disponibles dans Blender… Que les volumes soient avec vous. A vous de jouer !










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