En ce moment sur Netflix : « La rafle » de Rose Bosh. L’occasion de revoir ce film essentiel sorti en 2010 et qui avait fait grand bruit à l’époque. C’est un film nécessaire, parce qu’il remet au centre de l’image un événement trop longtemps réduit à une mémoire partielle ou abstraite : la rafle du Vél’ d’Hiv, en juillet 1942.
La rafle
Le film, extrêmement émouvant, a le mérite de rappeler frontalement la responsabilité des autorités françaises dans cette page sombre de notre histoire. En effet, dans la France de Vichy (la majorité du pays – rappelons-le) les « forces de l’ordre » (Police, Gendarmerie, Préfectures…) ont joué un rôle essentiel dans la déportation des juifs « apatrides » – en réalité une majorité de français qui avaient été déchus de la nationalité. Avec une efficacité morbide, allant au delà d’ailleurs des exigences des nazis occupants eux-mêmes, notamment en ce qui concerne les enfants. La responsabilité des autorités est considérable et d’ailleurs impardonnable.
Policiers et gendarmes ont en effet collaboré dans leur immense majorité. Tout comme aujourd’hui. Avec le recul, qu’ils doivent être fiers « d’obéir aux ordres » : c’est si confortable. Et puis, casser du juif ou du manifestant, quelle différence ? Sans oublier les gentils collabos, délateurs et autres antisémites que chaque crise fait ressortir du marécage…
Sur les 13000 raflés du « Vel d’hiv » seuls 25 adultes survécurent. Aucun des 4051 enfants déportés n’est jamais revenu.
C’est un film très réussi et bouleversant, dans la lignée de « la liste Schindler » de Steven Spielberg. Le casting réunit notamment Jean Reno, Mélanie Laurent, Gad Elmaleh, Raphaëlle Agogué, Sylvie Testud, Hugo Leverdez et beaucoup d’enfants. Des rôles justes, lourds de sens. Au passage, dans la bande originale mise au point par Christian Henson , on retrouve pas mal de morceaux classiques dont le « Clair de Lune » de Claude Debussy.
Rose Bosch
La réalisatrice Rose Bosch, qui signe ici son second long métrage, après Animal. Avec La Rafle, a cherché manifestement à faire un film de mémoire, de transmission et d’alerte. Son intention est claire, sa ligne morale aussi, mais le résultat a divisé parce qu’il semblait constamment hésiter entre le drame historique, le film pédagogique et le mélodrame. A la vérité ce film tire les larmes. Sauf qu’il est encore en deçà de la vérité (voir les documentaires ci-dessous). Accusée par quelques critiques imbéciles (négationnistes et criminels) d’avoir fait du « shoah business » la réalisatrice avait fort justement répondu :
On pleure pendant La Rafle parce que… on ne peut que pleurer. Sauf si on est un « enfant gâté » de l’époque, sauf si on se délecte du cynisme au cinéma, sauf si on considère que les émotions humaines sont une abomination ou une faiblesse. C’est du reste ce que pensait Hitler : que les émotions sont de la sensiblerie…
Le plus choquant dans cette abomination est la lente dérive qui s’est opérée dans l’opinion publique française à propos de la « question juive ». Des français qui étaient « en surnombre dans l’économie nationale »… Et ce grâce à la propagande des médias et des autorités et bien avant la guerre avec les nazis. Oui, « l’ingénierie sociale » existait déjà. Il s’agissait de déplacer la fenêtre d’Overton, vers l’acceptation de l’inacceptable. Désigner un bouc émissaire. Ca ne vous rappelle rien ?
Imaginez, entre autres humiliations : Être obligé de porter une étoile jaune (le QR code d’un monde analogique) brodée sur ses vêtements. Être interdit d’aller aux spectacles, au cinéma, être cantonné dans le dernier wagon du métro. Être interdit d’exercer sa profession dans un grand nombre de secteurs… Toutes ces mesures ont été acceptées et même encouragées avec la mise en place d’un véritable apartheid. Ont suivis les rafles, les déportations et les exécutions massives que l’on sait. La « solution finale » : le génocide assumé.
Totalitarisme ?
Tout ceci est à considérer à l’aune de la politique algorithmique actuelle et à la lumière des nouvelles lois liberticides et de contrôle social qui sont peu à peu instaurées par notre régime totalitaire en fin de règne. Dernière en date : Justifier de son identité pour accéder aux réseaux sociaux. Pour « protéger les jeunes ». Alors que rien n’est fait pour lutter contre la pédocriminalité quand ce n’est pas encouragé ! Personne n’est dupe et cette nouvelle loi sera un fiasco comme tant d’autres. N’empêche, il faudrait rester vigilant et ne pas répondre systématiquement à l’appel de nos gouvernants. Comme tous ces citoyens qui ont remis spontanément aux autorités leurs armes de chasse, il y a quelques années.
Attention à ces « démarches volontaires » : les juifs d’hier ont fait les frais de leur civisme, se jetant eux-même dans la gueule du loup en se signalant aux autorités qui prétendaient « examiner leur situation »… Il faut prendre conscience que les pouvoirs ne veulent pas le bonheur mais le contrôle de ceux qui les ont élus. C’est douloureux à admettre mais ça a toujours été…
De même que la justice est à plusieurs vitesses : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » écrivait déjà Jean De La Fontaine. De même que « Big Pharma » est constitué de multinationales capitalistes pour lesquelles seul le profit compte plutôt que la « Santé » revendiquée. Guérir les malades, c’est perdre des clients.
Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres…
La douloureuse histoire
Pour en savoir plus, voici quelques éléments et ce n’est pas de la fiction ! A méditer.
Rien n’a changé
Plus jamais çà ! On y a cru. Mais depuis il y a eu les purges de Staline, de Mao, le régime Kmer de Pol Pot, les massacres au Rwanda, les bombardements sur Gaza (d’autant plus incompréhensibles au regard de l’histoire), les massacres ethniques actuels au Soudan… La sauvagerie est hélas universelle. Avec toujours de « bonnes » raisons.
Et, oui, nous vivons toujours au milieu d’une majorité de délateurs potentiels et de collabos revendiqués, avec une toute petite proportion de résistants. C’est ainsi. La plupart des gens embrassent le conformisme, le consensus, la loi du plus fort. Dès les années 60 les expériences de Milgram et de Ash ont montré que la plupart des humains n’ont pas les ressources psychologiques suffisantes pour résister à l’autorité ou ce qui se présente comme telle.
Devant l’apathie et le « panurgisme » de nos concitoyens, comment ne pas citer Stéphane Heissel, ancien résistant lui-même, diplomate et auteur du livre « Indignez-vous » ?
A l’occasion de la récente « crise du Covid » on a pu voir hélas que les comportements n’avaient effectivement pas changé. Toutes proportions gardées, une partie de la population a été stigmatisée, mise à l’écart. Un véritable apartheid. Et si ça ne choque toujours personne c’est que nous y sommes. Bel et bien…
Même si beaucoup de vidéos sont aujourd’hui introuvables, éradiquées par la censure de YouTube (reconnue en toute décontraction par son ex PGD Susan Wojcicki), un certain nombre d’entre-elles sont compilées et sauvegardées par Eric Keen qui tient le site Ni Oubli Ni Pardon. Pour ne rien oublier, justement. Souvenez-vous :
C’était ça ! Malheureusement, encore aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que ces mesures étaient nécessaires et que l’épidémie a été finalement éradiquée grâce aux vaccins ce qui est une contrevérité médicale et scientifique.
Les plus grands ont expliqué à l’époque que les masques, le confinement et toutes les mesures imbéciles qui ont été imposées au peuple ne servaient à rien. Il s’agissait en fait de vendre des vaccins – on parle de 260 milliards de dollars de bénéfice au cours de ces années de plomb. Plus que le PIB de beaucoup de pays, entre les mains de quelques-uns. Bonjour chez vous !
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