Fractales : l’art de créer avec ce qui revient. L’imaginaire n’est pas linéaire. Il tourne en boucle, il obsède, il revient. Je ne décide pas toujours des images qui m’habitent : certaines s’imposent. Et c’est souvent dans ces répétitions que naît la cohérence d’une œuvre.
Les motifs récurrents comme empreintes intérieures
C’est une des caractéristiques fascinantes des fractales : l’autosimilarité. C’est à dire qu’on retrouve un même motif à toutes les échelles et ce jusqu’aux infinis. Certaines formes s’invitent en effet sans prévenir :
- Spirales comme dans les tableaux de la série Teknautilus ou les variations d’Apoquillage ou encore Time Machine
- Spirales doubles ou triples comme dans les « vallées des sceptres, des hippocampes ou des éléphants » de l’ensemble de Mandelbrot.
- L’ensemble de Mandelbrot lui même, sous forme de « minibrots » plus ou moins déformés.
Je les retrouve d’une œuvre à l’autre. Comme des signatures inconscientes, elles balisent mon univers visuel.
Les souvenirs sensoriels comme déclencheurs
Dans le monde des fractales Il y a aussi des couleurs qui réveillent des sensations : Le bleu d’une nuit en Asie. Le rouge d’un sable brûlant (Atlas) au Maroc. Le vert profond des jungles du Queensland ou de la Guyane. Ces souvenirs ne sont pas précis. Mais ils forment une texture émotionnelle qui infiltre chaque création.
Répéter pour approfondir
Revenir à un motif, c’est le creuser. Chaque variation révèle une nuance nouvelle. Je ne me répète pas : j’ explore. Comme un musicien qui rejoue un thème, je cherche la version qui dira juste.
Description
Impression par sublimation sur un support d’aluminium Dibond de 1.14mm. Prêt à poser. 14 formats différents. Toutes les œuvres sont numérotées, signées, et livrées avec attaches murales et certificat d’authenticité.
Informations complémentaires
| Poids | 1 kg |
|---|---|
| Dimensions | 40 × 30 × 1 cm |
| Taille | 30×40, 60×80 |
| Couleur |
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Je ne lutte plus contre les images qui reviennent. Je les accueille. Ce sont elles qui construisent mon style, qui donnent aux œuvres fractales une cohérence organique, une cartographie intérieure.
Au fil des oeuvres, on reconnait d’ailleurs ce « style » fractal » tiré du mot latin « fractus » qui signifie « fracturé », non linéaire. c’est ce mot qu’avait choisi Benoit Mandelbrot lui-même en découvrant cette singulière géométrie non euclidienne, avec des dimensions fractionnaires…
Créer, ce n’est pas toujours inventer du neuf, en particulier dans le domaine des fractales. C’est parfois reconnaître ce qui insiste, lui donner forme, et laisser l’œuvre tisser le fil d’une mémoire visuelle en mouvement.









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