Fractales : Le jour où j’ai vendu mon premier tableau

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Les fractales… Celle-ci, je m’en souviens comme d’un battement suspendu. Ce n’était pas une vente ordinaire — c’était un basculement. Une validation silencieuse. L’instant où l’abstraction que j’avais créée, née d’un algorithme et d’une intuition, devenait quelque chose pour quelqu’un

Une œuvre née d’un vertige fractal

A l’époque j’étais en pleine effervescence, à la découverte des fractales en 3 dimensions. Les premiers logiciels de visualisation venaient à peine de sortir des laboratoires, souvent sous Unix, avec les défauts inhérents à ces outils primitifs. Mais ce que je voyais, personne ne l’avait vu avant moi. Et je pressentais une mutation radicale dans la façon d’aborder l’art numérique. Une révolution qui a bel et bien eu lieu. J’avais entrepris l’exploration d’une Mandelbulb coupée en deux et j’allais de surprises en surprises…

Je venais à peine d’oser proposer mes images autrement que sur écran. A titre d’essai, j’avais imprimé une série limitée sur aluminium Dibond : un vortex fractal d’un bleu dense, presque cosmique, que j’avais intitulé « Sanctuary ». Le titre n’avait pas besoin de se justifier : c’était une sensation plus qu’une explication. Et pour moi, plongeur, cet endroit où j’étais parvenu ressemblait furieusement à un cimetière d’épaves…

Le tableau était posé dans mon atelier, un peu en retrait. Je n’avais pas encore créé de boutique en ligne. J’hésitais à exposer, proposer, assumer. Trop de numérique, pas assez de “physique”, pensais-je.

 

art fractal. Fractales

Sanctuary origine

 

La rencontre inattendue

Un jour, une amie est passée boire le thé à la menthe, accompagnée d’une proche. Rien de prémédité. Elles jetaient un œil, curieuses. Et là, cette amie d’amie s’est arrêtée devant la fractale Sanctuary. Elle ne disait rien. Elle observait. Longtemps. Puis elle a soufflé :

“Il y a quelque chose qui m’appelle dans ce bleu. Je ne sais pas pourquoi, mais je veux que ce tableau soit chez moi.”

C’était aussi simple que ça. Pas de pitch. Pas de négociation. Juste une résonance. Un dialogue silencieux entre une image et un regard.

L’acte de vente comme rituel

J’ai proposé un prix, presque timidement. Elle a accepté tout de suite. J’ai emballé le tableau avec soin, presque comme un adieu. Et quand elle l’a emporté, j’ai eu cette étrange impression de vide. Et de pleine gratitude.

Ce jour-là, ce n’est pas un objet qui est parti. C’est une part de moi qui a été accueillie. L’acte de vente s’est transformé en rituel de transmission.

Ce tableau est d’ailleurs resté une oeuvre unique : je ne l’ai jamais proposé sur la boutique des fractales. Initialement au format 30×40 je l’ai d’ailleurs adapté au format panoramique 16/9 tout en poursuivant l’exploration graphique de ce cimetière d’épave et en modifiant pas mal de choses. Car c’est le piège de l’art fractal : il faut savoir s’arrêter ! Toujours est-il que ce nouveau « Sanctuary » a rencontré un beau succès puisqu’il n’en reste actuellement plus que deux !

 

SANCTUARY

(2 avis client)

Plage de prix : 99 € à 229 €

Sous les mers fractales, je connais un cimetière d’épaves… Ci-gît le trésor des galions oubliés.

UGS : ND Catégorie : Étiquette :

Description


SANCTUARY - Collection Abysses - Francis Le Guen

Impression par sublimation sur un support d’aluminium Dibond de 1.14mm. Prêt à poser. 14 formats différents. Toutes les œuvres sont numérotées, signées, et livrées avec attaches murales et certificat d’authenticité.

Informations complémentaires

Poids1 kg
Dimensions60 × 30 × 1 cm
Taille

60×120, 30×60, 40×80

Couleur

,

0 réponse à “SANCTUARY”

  1. C’est ma préférée ! Et la vôtre ?

  2. Machefert dit :

    Toujours superbe
    Le rêve de tout plongeur qui aime les épaves

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Ce que cette vente a changé

Ce premier achat a tout déclenché :

  • La confiance dans le support physique
  • L’envie de créer une boutique en ligne
  • Le besoin de partager plus largement, au-delà du cercle intime

Mais surtout, il m’a rappelé pourquoi je crée : Pour que mes fractales ne restent pas confinées à l’écran. Pour qu’elles entrent dans des vies. Pour qu’elles deviennent des présences, pas seulement des images.

Et presque aussitôt, une de nos lectrices, Sylvie Curtil pour ne pas la nommer m’a demandé également un tirage d’une des fractales que j’avais imprudemment publiée sur mon blog, mon carnet d’exploration… Il me fallait cette boutique et de quoi vendre en ligne ! Mais ceci est une autre histoire 😉

 

Fractales

Ultracashmere.

Publié le Sep 30, 2025

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