C’est décidé : j’exhume de vieux posts « brouillon » et je les finis, nom d’un petit bonhomme en bois ! Ainsi va-t-il en être de cette critique, que dis-je, de cette mise en bouche à propos de la série Mad Men, une série américaine culte créée par Matthew Weiner et diffusée de 2007 à 2015 sur la chaîne AMC. ARTE TV ne s’y est pas trompé qui a rediffusé il y a quelques mois l’intégralité de la série. On parle quand même de 7 saisons, pour un total de 92 épisodes, d’une durée d’environ 47 minutes chacun, soit plus de 72 heures de visionnage ! J’en étais. Ce n’est pas pour les dilettantes…
L’écosystème de Mad Men
Mad Men… On parle des hommes de l’âge d’or de la « pub », à ces époques des « sixties » où l’argent coulait à flot avec des contrats mirobolants et des facturations délirantes pour vendre de la lessive ! Fous, ils l’étaient sans doute mais le titre de la série fait surtout référence aux luxueuses agences de Madison Avenue à New-York où ils officiaient.
Au fil des épisodes on suit en effet le quotidien d’employés d’une agence publicitaire fictive dans les années 1960, en explorant leurs luttes personnelles et professionnelles au milieu des bouleversements sociaux de l’époque. Don Draper est l’un des grands noms de la pub. Interprété par Jon Hamm, c’est un maître manipulateur qui compte aussi dans son entourage des ennemis qui attendent sa chute.
Ce brillant directeur créatif charismatique mais tourmenté cache un passé trouble : il a volé l’identité d’un supérieur mort pendant la guerre de Corée. Marié à Betty (January Jones), une mère au foyer parfaite en apparence, Don jongle entre infidélités, alcoolisme et pression professionnelle.
Autour de lui gravitent les autres personnages récurrents : Peggy Olson (Elisabeth Moss), une ambitieuse de talent qui gravit les échelons malgré le sexisme ambiant ; Roger Sterling (John Slattery), playboy et associé de l’agence ; Joan Holloway (Christina Hendricks), reine des secrétaires ; et Pete Campbell (Vincent Kartheiser), jeune cadre arriviste.
L’histoire a été écrit par Matthew Weiner, le même scénariste que « Les sopranos« , une autre série que je me suis cognée intégralement. C’est d’ailleurs l’une qui m’a menée à l’autre.
Attention, hein ? Là on est dans le haut de gamme : ces séries sont considérées ici et là comme les meilleures du monde ! Rien que çà.
Pour ma part, j’ajouterais Breaking Bad, Peaky Blinders, et en mini-série, « Le jeu de la dame ». Et tant d’autres en fait…
On retient surtout, à chaque épisode, des viriles poignées de main : « Draper ! », des verres de scotch qui coulent à flot et des cigarettes qui rougeoient (je n’ai jamais vu nulle part autant d’alcool et de tabac par épisode – une question d’époque ?)
Allez ! Vous trouverez cette série en streaming, un peu partout (72 h non stop, les yeux rouges, comme un lapin dans les phares : vous êtes prévenus !)… Et pour vous donner une idée, voilà le générique et (je ne sais pas combien de temps ça restera en ligne) les épisodes complets…
Musique !
Les compositions musicales originales de Mad Men sont de David Carbonara mais cette série est aussi l’occasion de réécouter un grand nombre de standards des « sixties » : Bob Dylan, Johnny Mathis, Roy Orbison, Sonny & Cher, The Beatles, David Bowie, Peggy Lee, Sinatra, Hendrix…
Et pour continuer dans l’ambiance voici un extrait de la série : Un Charleston endiablé de Trudy et Pete Campbell…



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