Ce sont les grandes manoeuvres dans le monde des générateurs « text to image » ces derniers jours. Tout d’abord la sortie de la nouvelle version améliorée de MidJourney. Puis, du côté des allemands de Black Forest Labs, celles de Flux 1.1 avec en prime l’amélioration drastique question vitesse du moteur Flux Dev. Mais la nouvelle la plus intéressante est sans conteste la sortie de la version 3.5 de Stable Diffusion de Stability AI.
Flux 1.1
In petto, le jour de sa sortie, je testais Flux 1.1 et obtenais avec un simple prompt ces résultats en 4K et 8K, outrageusement photoréalistes.
On se souvient que la version précédente (Flux 1) contait déjà 12 milliards (!) de paramètres. Par pudeur, les éditeurs n’ont pas précisé le nombre de paramètres de cette nouvelle version mais on peut estimer quelle est largement supérieure. Tout augmente…
Flux 1.1 Pro est capable de générer des images en moins de 5 secondes. Cette rapidité le distingue nettement de ses concurrents, le rendant particulièrement efficace pour des projets nécessitant une génération d’images rapide et de haute qualité.
Par exemple, avec le prompt : A close-up portrait of a scuba diver through the dive mask, focus on the eyes, dropplets of water, bokeh, macro on eye, 135mm, f1.4, natural light, Pathéchrome.
Vous pouvez remonter sur votre fauteuil (vous étiez tombés de votre chaise)…
Stable Diffusion 3.5
Mais ce qui agite actuellement le Landerneau de l’Intelligence Artificielle, c’est l’avènement de la version 3.5 de Stable Diffusion, le célèbre moteur libre, gratuit et non censuré. Edité par Stability AI ( James Cameron – Avatar fait partie du board), ce moteur permet des merveilles surtout si la communauté l’enrichit de Lora’s, VAE, Refiners et autres moteurs customisés comme ce fut le cas pour les versions précédentes.
On peut dowloader le code ici (sur Hugging Faces – courage…) ou sur CivitAI. Et l’importer ensuite en tant que modèle .safetensors dans votre interface préférée, en ce qui me concerne, DrawThings. Le modèle est également utilisable directement en ligne chez Hugging Faces, FAL, Stability AI API, Replicate, ComfyUI, DeepInfra, Google Collab et consors…
Le benchmark parle de lui même : ce nouveau modèle serait en tête par rapport à tous ses concurrents ! En tout cas bien loin devant la version XL qui est utilisée par défaut dans la plupart des logiciels…
Les essais
Premier essai gratuit en ligne (HF), avec bien peu de paramètres sur lesquels influer (sortie cochonnée en .webp, taille fixe, steps, guidances, échantillonneurs du même tonneau), mais avec le même « prompt » que plus haut. Verdict : il n’y a pas photo ! Flux est largement en tête.
Mais je n’ai pas encore commencé à bidouiller les réglages disponibles (un wagon). Après avoir téléchargé ce modèle je l’ai installé dans DrawThings et pu commencer le vrai travail. Voici quelques sorties très prometteuses… Dans un premier temps en gardant la même « seed » de façon a obtenir la même position et la même direction du regard du personnage, ensuite en faisant varier tout cela.
Avec le même prompt que celui utilisé plus haut, j’ai bien obtenu des visages sous l’eau mais avec un rendu plus « 3D » et « poupées plastiques » que Flux 1 Dev. Ne doutons pas qu’avec d’autres réglages on puisse améliorer ces résultats.
Expressionisme à l’encaustique
Mais je n’utilise pas l’IA pour obtenir des résultats photoréalistes, au contraire. Je recherche plutôt des styles originaux ou inspirés des grandes techniques de l’art traditionnel. En particulier l’expressionisme, bien connu. Auquel j’ai ajouté pour ces exemples, l’encaustique.
C’est une technique de peinture ancienne qui utilise de la cire d’abeille comme liant principal. Cette préparation est mélangée avec des pigments de couleurs et de l’essence de térébenthine pour créer une peinture unique. La cire confère à l’œuvre une texture particulière et une profondeur visuelle distinctive. L’encaustique offre une luminosité particulière aux couleurs, ce qui peut renforcer l’impact émotionnel recherché par l’expressionnisme.
Même technique mais avec des « natures mortes » comme on dit… 🙂 Et vous aussi vous pouvez le faire avec vos petites pattes de devant ; si, si, je vous assure…
Impasto
Puisqu’on est dans la peinture, restons y ! A grosses touches. Avec cette technique picturale évocatrice : l’impasto. Ces peintures se caractérisent par l’application de couches épaisses souvent à l’huile ou à l’acrylique, si épaisses qu’elles forment une texture tridimensionnelle sur la surface de la toile. Cette méthode permet de créer des textures riches et des effets visuels saisissants, transformant ainsi l’œuvre en une expérience tactile et dynamique.
Le terme « impasto » vient de l’italien, signifiant « pâte » ou « mélange », et est lié au verbe impastare, qui signifie « pétrir » ou « coller ». Les artistes utilisent souvent des outils comme des pinceaux ou des couteaux à palette pour appliquer la peinture, ce qui permet d’obtenir des effets variés et expressifs. L’utilisation de l’impasto permet aux artistes d’exprimer des émotions profondes. La texture ajoute une dimension émotionnelle qui transcende la simple représentation visuelle, invitant le spectateur à interagir physiquement avec l’œuvre. Des maîtres comme Vincent van Gogh ou Rembrandt ont utilisé cette technique pour intensifier l’impact de leurs peintures, rendant leurs œuvres plus vivantes et engageantes.
Et pour finir, un petit remontant ? Ne pas se tromper de bouteille réglage !





























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