Chemin des falaises – Le dernier roman de Jennifer Richard est sorti chez Grasset. L’occasion de voyager sur la côte normande. Un livre qui se lit d’une traite. C’est souvent drôle, profond, dépaysant…On marche, on rêve, on se souvient, dans l’odeur de l’estran et du fumage des harengs ; et les galets gris roulent…
Une femme de lettres, originaire de la Guadeloupe et qui vit à Berlin, perd son compagnon. Le choc est brutal. Elle décide alors d’émigrer près de Fécamp en Normandie, dans le village de Grainval. Avec ses doutes ; et ses préjugés.
Là ou les caques de harengs remplacent le soleil et, une certaine chaleur des natifs, le climat. C’est le pays cauchois et son temps de cochon. Et pourtant le crachin ressemble à Guy de Maupassant, à Claude Monet, à Gustave Flaubert, au Maurice Leblanc de « l’aiguille creuse », à Victor Hugo et ses « travailleurs de la mer ».
Mais « quelques notes légères ne reflètent pas la partition d’une vie ». Marie a débarqué avec ses fantômes ; sa dépression ; elle abuse souvent du Xanax et du rhum « pour le décollage »… Elle boit la tasse. Comme la ville… Elle est seule, avec Maxou, le chien de « l’autre » depuis que… Un chien qui n’est pas encore le sien… Un chien qui ne remue même pas la queue : « on dirait un chat » !
Dans l’aube grise et mauve (le « grauve »), quand le souvenir des bateaux de pêche passe l’horizon, le naufrage annoncé devient une résurrection… Parfois on croit que c’est la fin. c’est le commencement.
On lirera aussi à profit les autres livres de Jennifer Richard comme sa trilogie de romans parus chez Albin Michel ou encore Les Olympes ou La vie infinie.
- Sur le port de Fécamp.
- Le grauve…



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