W Social : Voilà un nouveau réseau présenté en janvier 2026 au Forum économique mondial de Davos. Ce sera une plateforme de micro-publication pensée comme « l’anti-X », avec un accent sur la lutte contre la désinformation et la modération des contenus. La version bêta est annoncée pour février 2026, avec une ouverture grand public attendue d’ici la fin de l’année 2026.
W Social : Le nom
D’après Le Pharisien ce réseau s’appelle « W » en référence, au mot « we », qui signifie « nous », en anglais. Le « W » fait aussi allusion au principe des « cinq W » qui régit le journalisme. Chaque article, pour être bien compris par le lecteur, doit répondre en effet à cinq questions : « who, what, when, where, and why » (en français : « qui, quoi, quand, où et pourquoi »). Ce « W » est aussi l’alliance de deux lettres « V », signifiant « Valeurs », et « Vérifié ». Voilà qui est chiadé. Et raté, en fait. Avec mon esprit mal tourné, W m’évoque surtout « World Company » ou « Woke », dans une pâle tentative d’imiter le « X » d’Elon Musk.
W Social : Le logo
W social… Le logo, diffusé ces jours-ci au World Economic Forum de Davos est en tout cas royalement foiré : ça commence mal ! Je ne sais pas qui à remporté le juteux contrat de création du visuel de ce nouveau réseau (Monsieur X ?) mais la typo hybride d’angles aigus et arrondis me donne la nausée. Sans parler de cette couleur vert véronèse pas finie, à l’image sans doute de ce futur réseau ! Et bien sûr, c’est rédigé en anglais, histoire de rester « européen » et de « lutter contre l’impérialisme américain ! » 🙂
L’entreprise « W Social », à l’origine de ce réseau social du même nom, est dirigée par Anna Zeiter, ancienne vice-présidente en charge de la confidentialité, de l’intelligence artificielle et de la responsabilité des données à eBay. Cette spécialiste de la protection des données, qui a passé plus d’une décennie au sein de la plate-forme de vente en ligne, enseigne également à l’université de Berne, en Suisse.
Le conseil consultatif de « W » inclut aussi plusieurs personnalités européennes de premier plan, comme l’ex-vice-chancelier allemand Philipp Rösler, la présidente du think tank le Club de Rome, Sandrine Dixson-Declève, ou encore Cristina Caffarra, la présidente d’EuroStack, une association qui regroupe 300 PDG du monde de la tech…
Pour l’instant, « W » bénéficie du financement d’investisseurs technologiques suédois, dont Ingmar Rentzhog, le fondateur de Wedonthavetime.org, un réseau social dédié à l’action climatique. Si ! Selon Bilanz, « W » devrait effectuer une nouvelle levée de fonds au cours de l’année 2026…
W Social : le contrôle !
W Social : Le réseau n’acceptera que des utilisateurs identifiés comme des personnes réelles, afin d’exclure des faux comptes ou des robots. Le réseau social disposera de plusieurs équipes exerçant en Suède, au Royaume-Uni, en Ukraine, en Allemagne et en France.
Parmi les joyeusetés annoncées, dans le monde orwellien qu’on nous prépare (Identification, fichage, reconnaissance faciale, monnaie numérique et crédit social « à la chinoise » – ou à la « Black Mirror », selon sensibilité) on trouve une vérification forte de l’identité : l’inscription est réservée aux personnes réelles, avec une procédure d’identification stricte (notamment vérification faciale) pour exclure les faux comptes et les bots. Lutte contre les « bulles de filtres » : possibilité de choisir d’être exposé à des contenus issus de différents courants d’opinion, pas seulement ceux qui confortent ses idées (Oh les hypocrites !). Les données seront hébergées de manière décentralisée en Europe, avec le respect affiché du RGPD et l’approche « privacy by design »…
En clair, il faut comprendre qu’il s’agira d’un réseau ultra contrôlé et censuré où tous les opposants à la « doxa » seront éliminés des débats voire inquiétés pénalement. C’est révélateur de cette UE totalitaire, surtout à la lumière des récentes déclarations et lois votées en France pour interdire l’accès des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Voilà encore une de ces usines à gaz genre RGPD ou Hadopi qui aboutiront inexorablement à l’échec… On fait confiance à l’Europe pour çà : tandis que Musk avance, l’UE pond des lois…
Aaaah, j’ai hâte de m’inscrire sur ce nouveau réseau ! Voyons… Où sont mes papiers ?



0 commentaires