Cela fait plus d’un an maintenant qu’Apple a intégré dans ses systèmes l’intelligence artificielle baptisée Apple Intelligence. Ce qu’il ne faut pas comprendre au sens français « d’intelligence » mais au sens anglais, c’est à dire le simple « traitement des données ». Une petite révolution malgré tout qui se fait en douceur, loin des yeux injectés des européens frustrés qui sont pour l’instant à la porte, punis pour des raisons de réglementations. Et pourtant…
De nombreuses nouveautés
C’est le règlement !
Je me croyais de bon sens et me suis découvert souverainiste. C’est à dire, selon les diverses officines de propagande : homophobe, nazi, antisémite, islamophobe, Poutinolâtre, Trumpiste, extrême-tout enfin (rayez la mention inutile).
En effet Apple Intelligence n’était initialement pas disponible en France à cause des incertitudes réglementaires liées au Digital Markets Act (DMA), la législation européenne qui impose des obligations strictes en matière d’interopérabilité et de protection des données aux grandes entreprises technologiques. Apple craignait que ces règles ne compromettent la sécurité et la confidentialité de ses produits, ce qui a conduit à un report du lancement de ses fonctionnalités IA dans toute l’Union européenne, et donc en France.
Cependant, la situation a évolué : depuis fin mars 2025, Apple Intelligence est désormais disponible en France grâce à la mise à jour iOS 18.4 et Sequoia 15.4.1. Une bonne nouvelle sauf que… Non ! En effet, pour disposer de ces avancées sur téléphone, il faut au moins un iPhone 16. Les modèles précédents sont bons à jeter, comme souvent chez Apple. Quand aux Mac’s fixes, ils doivent être pourvus des derniers processeurs Silicon (au moins M1) et ne fonctionnent que partiellement en français ! Pour disposer du logiciel Image Playground par exemple, il faut régler MacOS en anglais…
Images !
Ce nouveau logiciel (qu’on trouve dans le dossier applications uniquement si l’OS est réglé en anglais – en français il est caché. J’ai pourtant bien cherché) permet la génération d’images et d’Emojis personnalisés. Il est également accessible grâce à l’outil de baguette graphique dans Notes. Il fonctionne avec des préréglages qu’on peut combiner à loisir, et/ou d’une description textuelle (le prompt).
Edit : en fait il faut le faire apparaître avec les réglages de langue sur anglais et le pays sur les US pour l’installer et ensuite repasser en français et redémarrer : miracle, l’appli est là !
Possibilité également de charger des photos pour les « idéaliser » et en faire des illustrations publiables sur le web (format carré en basse définition 1024 px…)
Les résultats sont variables : par exemple, en chargeant mon portrait avec un préréglage « coucher de soleil » et un traitement « dessin », le résultat est… Comment dire ? Divertissant ! 🙂 Un petit côté Redford. Enfin, plutôt Robert que Redford…
En injectant des prompts utilisés dans d’autres logiciels, ça fonctionne mais les rendus sont toujours réalisés avec un parti pris « cartoon » qui peut lasser…
En résumé
Pour : interface très simple et intuitive pour des résultats « amusants ». On peut combiner plusieurs effets en cliquant sur les préréglages…
Contre : question qualité, on est très loin des ténors actuels (Midjourney v7, Flux 1 et même Grok3…) sans compter la richesse des réglages en termes de tailles et de formats d’autres interfaces MacOS comme DrawThings par exemple. Enfin et surtout, la majorité de ces nouveaux outils ne fonctionnent pas en France malgré mes tentatives désespérées (Changement de localisation, de langue, VPN…). Merci « l’UE »…
Mais, malgré tous ces défauts, je ne doute pas que l’outil va évoluer prochainement et en bien…









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