WordPress : A la poursuite du lapin blanc

MatrixJe ne sais pas si vous avez déjà utilisé la fonction de comparaison des versions de brouillon dans WordPress ? Cette plateforme de blog géniale est en effet pourvue de tout le confort moderne avec une sauvegarde automatique à chaque modification qu’il est possible de comparer en cas de problème. La liste des versions s’allonge vite et c’est la raison pour laquelle il faut purger régulièrement ses révisions, avec le non moins génial plugin Optimize par exemple.

Comme je travaille sur 36 billets à la fois avec des dizaines d’onglets ouverts dans Firefox, entre liens, images, une infographie par ci un titre par là, je ne prend pas la peine d’écrire dans un « traitement de texte » pour copier ensuite dans WordPress. Confiant dans les outils « modernes », je tape imprudemment mes facéties directement dans l’interface et jusqu’à présent sans problème. Si Firefox plante, il rouvre les onglets de l’état précédent et WordPress a sauvegardé le précieux contenu. Bon.

Saisi d’une inexplicable fièvre de publication, j’étais en train de peaufiner un article sur Daz Studio (que vous ne verrez donc pas !) saisissant du texte à une vitesse supersonique en insérant des images à tour de bras si bien que l’ordi avait du mal à suivre. Et soudain, une belle erreur 500… Pas grave, WordPress a tout enregistré n’est-ce pas ?  Au redémarrage, horreur : Seuls 3 fichiers dans la liste. Et rien d’enregistré depuis 1h45′ ! Aaargl… Pas possible : Je sais que le texte est là, caché quelque part dans une version précédente. Une bonne occasion de tester l’outil de comparaison. Deux boutons à cocher et je lance le scan des deux derniers textes.

white-rabbitEt là… Écran noir, tandis que l’onglet de l’admin est renommé en Danger ! Et dans une typo digne des premiers terminaux Unix, l’ordinateur se met à me parler, en lettres vertes à la Matrix : « Francis, the Matrix got you ». « Self destroy in 10 sec »… Et les autres conneries habituelles des utilisateurs de virus dont « follow the white rabbit ». Bieeeen… J’attends patiemment le compte à rebours jusqu’à la fin du monde annoncée… Un bouton apparait : « Voulez-vous que cela n’arrive plus ? Faites « Go Back », ce que je ne fais pas bien entendu, habitué aux astuces du phishing et autres nuisances. Alt/F4 et je lance la task force à la recherche de virus, vers, rootkit et autres chevaux de Troie avec ma panoplie de Mc Gyver. Je boot même sous Linux, désinfecte, extirpe, récure… Rien. Jusqu’à trouver sur un forum américain qu’il s’agirait d’un easter egg des développeurs !

En réitérant la manip, je constate que les boutons à cocher devant les différentes versions à comparer semblent saisis de la danse de St Guy : Une fois sur deux, les deux boutons correspondant au même texte se trouvent cochés. Bug ou piège volontaire des développeurs trop contents de leur farce ? Toujours est-il qu’en cochant les deux boutons du même texte, on demande à l’ordinateur de comparer la même chose, ce qu’on appelle une boucle infinie. Et l’ordi devient fou… Pour éviter cela et dans leur grande sagesse, les dévellopeurs nous avertissent de cette manière : « The Matrix got you » ! « Follow the white rabbit ». Quels déconneurs ! En faisant cette fois « Go Back », je retrouve mon admin intacte.

Bilan : 3 heures de perdues et un texte dans la sciure. C’est vraiment… Désopilant ! Bon, ça m’a permis de recycler un vieux dessin, aussi pourri que les blagues de programmeurs…

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2 commentaires sur “WordPress : A la poursuite du lapin blanc

  1. Ah je vois que ça n’arrive pas qu’aux débutants ! En général, c’est suivi par un fort désir de faire passer l’écran par dessus la fenètre (réflexe primitif je l’avoue! ) 😆

    • Et bien même si je suis d’habitude plutôt enclin à balancer Windows par la window, je suis resté cette fois d’un zénitude inquiétante, sans doute devant la gravité apparente du problème. Quelle rigolade…

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