Pour en finir avec les dazeries récentes, signalons un jeu qui est apparu dans nos environnements à la façon du concombre pseudo espagnol : Spore. Remarqué dans un documentaire sur le cosmos puis cité dans les fonctions d’import de Bryce 7, ce soft avait déjà attiré mon attention au point de le citer à haute voix. Un jeu ! Dès lors, pour les chères têtes blondes (et moins blondes) c’est devenu un leitmotiv : Spore ! Spore. Spore… Et il a bien fallu l’installer.

Ce jeu déjà ancien mais régulièrement actualisé compte une grande communauté d’adeptes et de créatures. Basé sur des algorithmes d’évolution, ce divertissement « qui séduits les petits et les grands » permet aux béotiens de bâtir rapidement en 3D des personnages, des créatures hybrides, bardées d’appendices plus ou moins menaçants. On rêve d’une telle ergonomie dans les logiciels 3D…

On évolue au départ dans un bouillon originel. On explore, on trucide, on copule, on dévore mais on collabore, aussi… Et on finit par administrer des villes, des mondes… C’est simplissime, addictif, pas bête, plutôt éducatif et, au passage, l’intelligence logicielle qu’il y a sous le capot est assez remarquable. C’est ainsi que je suis entré dans l’ère du Phacochon…

Spore

Et si on imprimait ces créatures en poster ? Pour la chambre ? Ne serais-ce pas merveilleux ? Oh oui… Un pont transgénérationnel ! Par monstres et logiciels interposés… Car des petits malins ont trouvé le moyen d’exporter les créatures crées dans Spore pour les utiliser dans les logiciels de 3D comme bon vous semble. Voici comment faire.

D’abord, il faut faire toutes les mises à jours de Spore en redémarrant plusieurs fois le logiciel et installer le patch 5 (MacOS) qui donne accès aux possibilités de scriptage et, au passage, de triche… Ensuite, il faut virer tous les fichiers langue (sauf l’anglais). Gardez de côté le dossier France (à remettre après la manœuvre sinon Spore restera en anglais). Pour accéder aux dossier des langues sous Mac, clic droit sur l’application : « afficher le contenu du paquet »…

Ensuite, dans l’éditeur de créature, onglet peinture, faites Maj/Ctrl/C et, dans la fenêtre de terminal qui est apparue, entrez : colladaexport (Oui, vous parlez directement à l’ordinateur. Dingue :lol:). On récupère ainsi le modèle en .dae (Collada) avec ses 3 textures dans le dossier « My Spore creations ». Directement importé dans Cinema 4D, le modèle est déjà propre. En trifouillant un peu les textures, le bump et le déplacement, le résultat est assez sympa. D’autant que les « bones » sont importés et qu’il est facile d’animer le personnage.

Dans Daz Studio, malgré ce qu’annonce la pub, on obtient un tas de chiffons…  Normal. Dans Bryce 7, l’import se fait mais sans les textures : à nous les figurines ! Je n’ai pas testé l’import dans d’autres logiciels 3D mais après tout, le Collada, c’est le Collada : le seul format « standard » qui est différent pour chaque logiciel ! Bon courage… A vos créatures et, bons rendus ! Et n’oubliez pas les mesures d’hygiène de vie : au moins 5 concombres par jour et beaucoup de Spore !

Spore