Hors série Plongeurs InternationalOn me demande souvent ce qui a motivé la création de cette émission de télévision. J’ai répondu à cette question il y a quelques années lors de la rédaction d’un hors série de Plongeurs International tout entier consacré à l’émission. Ce numéro est toujours en vente au journal mais je vous livre ici l’introduction qui devrait répondre à « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser… »

Autant le dire tout de suite : la vie d’un homme n’est pas un long fleuve tranquille…

En tant que plongeur, ma « carrière » avait tout de suite commencé à l’encontre du sens commun… Déjà chasseur sous-marin et apnéiste depuis mon plus jeune age grâce à mon père, à l’occasion de nos longues vacances en Bretagne, j’étais fasciné par ce qu’il était convenu d’appeler alors la « plongée bouteille ». Ce cylindre jaune qui permettait de rester des heures sous l’eau m’épatait : l’aristocratie des « hommes-grenouilles » !

FORMATION A LA DURE

A l’age de 8 ans, j’allais trouver une équipe de plongeurs démineurs de Brest qui occupaient leurs loisirs à chercher une épave au large de Roscoff. Séduits par ma démarche, ils m’acceptèrent dans leur équipe. A l’époque pourtant, il fallait être motivé ! La formation était directement inspirée des stages commando. Tout commençait par le tour du port à la nage en maillot de bain, dans l’eau délicieusement rafraîchissante de la Bretagne Nord, ceci afin de raffermir les chairs et de noyer les plus faibles. Ensuite, on avait le droit d’enfiler une combinaison « deux pièces », taille basse, aussi épaisse qu’une peau de boudin, garnie de larges orifices de refroidissement. Aucun chausson pour amortir les accidents du terrain, pendant la marche forcée du kilomètre découvert par la marée, jusqu’au bateau, effondrés sous le poids des « bi-corailleur ». Le supplice continuait à 30m de fond, dans un sirocco aquatique de trois noeuds faisant vibrer les tuyaux annelés percés du « Royal Mistral » qui délivraient parfois de l’air, entre deux tasses. On vous arrachait alors masque et embout si souvent que j’ai longtemps cru que la plongée consistait à échapper à d’horribles accidents.

Après 2 leçons dans l’eau du port, on décida que j’étais prêt et je me retrouvais à 18 mètres de fond, sous la haute frondaison des algues laminaires (les cocotiers des mers froides), obligé de me déhaler sur les troncs afin de lutter contre un courant démentiel et pour garder le cap. Car il s’agissait de retrouver le zodiac au retour ! Mais, sous le couvert des algues ondulantes, le sable coquillier ondulait de toute sa blancheur… Et soudain, les membrures de bois de la Sainte Marthe apparurent : je venais par hasard de trouver l’épave de ce navire plein de bouteilles de rhum, tant convoité par mes mentors… Au point que je fut fort déçu par la suite de ne croiser sous les eaux que le regard stupide des poissons alentour… Ce fut pourtant le déclic : sous l’eau, de formidables découvertes étaient à portée de main. Comme beaucoup, je devais tout à l’Odyssée sous-marine de Jacques Yves Cousteau. Grâce à lui, la plongée autonome avait choisi la France pour éclore. Par sa maîtrise de l’outil télévisuel, il a fait plonger la terre entière, nous faisant découvrir qu’il existe un monde passionnant sous la ligne de flottaison des bateaux. Cousteau a offert une troisième dimension aquatique à nos rêves d’océans. Coiffé du bonnet rouge, il a fait aimer la planète bleue. Après quelques péripéties bretonnes ou je faisais le moniteur de vacances à raison de 3 plongées par jours, je découvris avec mon frère, acquis à la cause, un mégalithe englouti.

DANS LE CRISTAL DE BOHEME

Véronique dans la fontaine de jouvence, en FloridePeu après, je fus contraint d’abandonner mes études d’ingénieur chimiste ayant pratiqué cette activité « de loisir » qu’est la spéléologie. Devant mon premier siphon d’eau vert émeraude, là ou mes camarades piétons, bottés et fourbus étaient contraint de s’arrêter, je décidais que là était ma vocation : explorer en plongée les veines de la terre. J’ai relaté dans mon premier livre « Les scaphandriers du désert » chez Albin Michel ce que fut pour moi cette quête d’absolu, jalonnée de records mondiaux et de prises de risques insensés. Sans le savoir, je venais d’inventer la plongée Tek, de populariser le terme spéléonaute, et pratiqué les médias, pour simplement financer des expéditions qui se déroulaient de plus en plus loin de notre base, avec en point d’orgue l’exploration du plus long conduit noyé du monde, dans une eau de cristal sous le désert australien de Nullarbor. Avec ma compagne Véronique, vivant comme des beatniks dans un inénarrable camion bourré de matériel, nous avons sillonné le monde pratiquant ici ou là des plongées avec des mélanges exotiques et des bricolages dont j’ai presque honte aujourd’hui. En tout plus de 1000 plongées en siphons et pas mal de premières et de découvertes dont je n’ai publié qu’une partie. Nous vivions de peu, finançant nos voyages de reportages, films, écrits ou conférences, et de quelques contrats de sponsoring.

UNE PLANETE BLEUE…  EN QUARANTAINE

Almyros en GrèceVint ensuite l’aventure Planète Bleue, une association d’étude scientifique des ressources en eau douce, avec le soutien des sociétés AGA, du Groupe Pernod Ricard, et plus tard d’Evian. J’étais alors grand reporter à l’agence Sygma et nous étions publiés dans de nombreux magazines, tout en réalisant des films pour beaucoup d’émissions dont celle de Nicolas Hulot. A l’occasion de voyages de presse alimentaires, je sillonnais également la planète mer, découvrant dans des lagons de rêve, luxe, calme et volupté… Je regrettais toutefois que ces fonds salés servent également de fosses d’aisance à tous les poissons et mammifères qui ne cessaient d’encombrer le champ de mon objectif, moi le photographe de la nuit, des roches ciselées et des eaux lustrales et virginales… Sans compter l’omniprésence des Homopalmus qui plongeaient, selon mes critères, comme des fers à repasser…

La pire épreuve de mon existence transforma le fleuve tranquille de ma vie en chute d’eau glacée : à la suite d’une malheureuse expérience de confinement souterrain qui eu pourtant un retentissement mondial, ma compagne depuis 11 ans mit fin à ses jours. J’avais également perdu en route nombre de compagnons d’aventure tels (pour ne citer qu’eux) que les alpinistes Pierre Beghin, Jean Marc Boivin, Nicolas Jaeger, des kayakistes, le plongeur Eric Segond, mes pères spirituels Sheck Exley, Bertrand Leger, et Jochen Hasenmayer devenu lui tétraplégique, et tant d’autres Icares brûlés au feu de la renommée et de la « télé spectacle » qui pousse à toujours plus d’exploits et de prises de risques. Je continuais malgré tout sur notre lancée, emmenant au passage et à sa demande un jeune non voyant plonger à l’extrême nord de la Laponie, avant d’être rattrapé moi-même par une dépression sévère qui n’avait pas été annoncée par Météo France.

Ayant refait ma vie et après la naissance de mon premier enfant, se posa le problème de notre survie. Car entre temps, j’avais développé une incapacité totale à plonger, m’étant même sorti à grand peine d’un grave accident dont je raconterais peut-être les circonstances un jour… Du jour au lendemain, je n’avais plus de motivation, plus de métier. Bref, je dû m’astreindre à réapprendre seul les rudiments, exactement comme un débutant, pour chasser lentement, trop lentement, cette terreur irrationnelle qu’était devenue pour moi le fait de respirer sous l’eau, mon élément d’hier. Réminiscence pathologique d’évènements insupportables… Cinq années d’enfer absolu.

Mais il fallait pourtant faire face à mes obligations, entre autres : reportages plongée pour Figaro Magazine, autres films, et récupération, avec l’aide de mes collègues marseillais, des corps de 2 plongeurs militaires grecs ayant eu le triste dessein de disparaître dans les profondeurs insondables de la grotte de Vouliagmeni… Trimix, quand tu nous tiens !  On m’a souvent dit que j’étais courageux. Faux : j’étais seulement passionné. Mais pendant cette période troublée comme une épave après la visite de dix palanquées de larmes, oui, j’ai sans douté été courageux, car personne n’aurait pu croire alors que « le plongeur expérimenté » se faisait à ce point violence…

UNE VISION TELE

Le fleuve de ma vie s’assagit alors en un lac d’eau calme mais dont les profondes eaux noires me restaient interdites. Ma crise de la quarantaine, en somme…

Vint donc le moment ou ayant raccroché les palmes au fond de ma conscience, j’envisageais de me mettre au repos. Et quoi de mieux que les bains de mer ? J’enfantais assez facilement d’une idée de série télé qui s’appelait alors « photographe des 7 mers » et qui consistait à faire le tour du monde des plus beaux spots de la planète en compagnie d’une équipe de télévision. Ne restait plus qu’à habiller le tout de quelques commentaires et le niveau des plongées envisagées me semblaient tout à fait en rapport avec mon état physique et mental. Après les plongées-record me semblait venu le temps des plongées- décors… Mon orgueil dut-il en souffrir, c’est bel et bien à cause de ce handicap inacceptable que je m’éloignais des « feux de la rampe » et que sont nés les Carnets de Plongée

Je m’ouvris du projet à un producteur influent, enthousiaste (comme tous les producteurs) dont je n’aurait de nouvelles que sept ans plus tard. Entre temps, la chaîne Voyage venait de se créer et j’allais rencontrer Christophe Mouton, alors rédacteur en chef. Nous nous connaissions puisqu’il ne manquait pas une occasion de m’inviter à chaque retour d’expédition dans l’émission qu’il animait sur Canal J. L’idée enchanta tout le monde, mais on me demanda d’abord de m’asseoir dans un studio, et de participer au casting en cours qui consistait à trouver des rubriqueurs (j’ignorais même l’existence de ce mot) pour le grand « talk show » quotidien de la rentrée. J’improvisais donc une rubrique sur le thème des recycleurs, avenir de la plongée et fut engagé aussitôt…

Et ma série ? On prend, on prend… Mais d’abord… Le show !

S’ensuivirent quatre années exaltantes où, parachuté spécialiste scientifique, écologiste et sportif en tous genres, je devisais en direct des sujets les plus variés. C’était l’époque ou nous étions déguisés et il n’était pas rare que dans le couloir exigu d’accès au direct, je croise Daniel Victor, autre rubriqueur de la chaîne, boudiné en tenue de bourdon (combi pelucheuse rayée jaune et noire, ailes de tulles et gros dard), tandis que j’essayais de maintenir à grand peine 2 boas constrictors autour de mon cou. Les aventures vécues alors mériteraient un livre : que ce soit les mygales géantes qui m’avaient échappées et avaient fait fuir tous les invités, ou le silure de 2m récalcitrant qui transforma le studio en piscine, ou encore le lâché malencontreux de milliers de moustiques potentiellement porteurs de paludisme. Quand je n’étais pas pendu en rappel au plafond, à meubler des minutes entières sur ma rubrique de canyoning, en attendant que Fiona Gelin en retard, ne vienne s’asseoir. Nous avons reçu ainsi tous les people imaginables, les soumettant à des spectacles aussi riches que variés (dégustation de vers vivants, fumigènes, et j’en passe). Mais il faut avoir traversé tout Paris avec un casque de scaphandrier sur la tête (seule façon de le transporter sans trop souffrir) pour connaître la solitude du rubriqueur de fond… Quand à ma série, elle était aux oubliettes. J’apprenais tout de même le métier de « parler devant une caméra » qui est, croyez moi, moins facile qu’il n’y paraît !

PLONGEURS INTERNATIONAL : LA NAISSANCE DU CONCEPT DE LA PLONGEE LOISIR

Parallèlement, j’avais accepté de créer et diriger un nouveau magazine de plongée « Plongeurs International » avec comme axe principal la plongée de loisir. Ce fut un succès immédiat. La planète plongée avait en effet changé en profondeur : aujourd’hui tout un chacun pouvait franchir le miroir de ses rêves moyennant quelques dollars et les centres de plongée fleurissaient partout dans le monde. L’équipe étant réduite au strict minimum, je travaillais quinze heures par jour, réécrivant chaque nuit et chaque week-end les articles parfois calamiteux de mes amis photographes que j’envoyais pourtant à longueur de numéros dans des destinations « de rêve ». Deux ans et demi passèrent entre bouclages dans une ambiance de guerre civile et chroniques hebdomadaires de télé. Au numéro 23, je m’ennuyais ferme et le rythme de travail ne cessait d’augmenter, le magazine étant passé mensuel et le virus des hors série ayant saisi la direction. Sans compter qu’on m’avait imposé de plancher sur un autre magazine, à mes heures perdues !

C’est le moment que choisit Voyage pour me commander enfin, mais dans l’urgence, les dix épisodes de Carnets de Plongée (nouveau nom de la série) à réaliser pour… hier !

J’avais récemment engagé Olivier Oudon pour me seconder, qui assura brillamment le relais. Car, après la naissance de ma fille, j’avais résolu de démissionner pour aller vivre enfin la concrétisation de ces Carnets. Enfin du repos ! C’est ce que je croyais…

L’HIVER DE LA PREMIERE SAISON

NapoleonCar le fleuve abordait maintenant les méandres de la production… Je fis alors connaissance avec les barrages : là ou le courant ne passe plus. Là où les vannes surgissent lorsque qu’on s’y attend le moins. Là où le torrent se perd dans les retenues… Là où les calmes précèdent la chute… Un « pilote » de deux émissions était commandé à Gédéon Programmes, le producteur, en Mer Rouge. J’avais choisi Dahab, que je connaissais et Sharm El Scheik, la Mecque de la plongée. J’avais aussi choisi l’équipe : les anciens de Cousteau pour la partie sous-marine, et des réalisateurs, connus lors de ma période Ushuaïa dont j’appréciais le professionnalisme. J’avais aussi prévu le matériel nécessaire, enfin, tout ce dont j’avais une parfaite connaissance. Le cahier des charges était pourtant draconien : 5 jours de tournages pour réaliser un 26’ sous-marin magazine (et pas un documentaire), et deux films à réaliser par destinations pour économiser sur les voyages. Ultramarina se laissa convaincre de sponsoriser la série et de s’occuper des voyages et de la logistique. Pas de maillon faible ! Las… Petits budgets, petites ambitions, petites équipes… Personne ne croyait vraiment à cette série et je devais découvrir aussi qu’en télévision on fait toujours travailler les amis des amis des amis, sans se préoccuper de leurs compétences… C’est ainsi que j’héritais d’un « régisseur » pour le moins dépassé et d’une équipe claudicante. Chacun fit pourtant de son mieux mais le rendu du produit dont j’avais rêvé était tel que je refusais même de visionner les rushes le soir même, ceux-ci me rendant littéralement malade… Tout prenait un temps fou et la désorganisation battait son plein. Tout ce que j’aime !

Au retour, la sanction fut terrible : la chaîne exigeait des changement en profondeur (!) et bien que me soutenant, demanda au producteur exécutif plus de rigueur. Je travaillais toujours à mi temps à Voyage où le rythme des rubriques était passé à 3 par semaine et le prochain projet aux Philippines prenait du retard… Le temps que tout le monde se synchronise, les grosses bêtes pressenties étaient parties ailleurs, je ressemblais à un cachet d’aspirine, et le voyagiste s’était démotivé.

L’arrivée de Frédéric Hadengue, mon vieux compagnon de films et d’aventures relança la série et nous réalisâmes deux beaux films au large de Palawan. C’est également avec lui que j’inventais le concept du commentaire « live », c’est-à-dire un texte improvisé, parfois sans l’aide de l’image, que semblait tant apprécier les téléspectateurs. Dans cette civilisation du zapping, c’est un peu comme un programme de radio entrelacé sur un film, qui permet de vaquer à ses occupations sans perdre le fil. Là est tout le secret…

J’avais malgré tout réussi mon pari : créer une émission originale, à l’opposé des exploits de Cousteau ou de Hulot, en me mettant moi-même à la place des futurs plongeurs : à votre place, le temps que vous suiviez nos traces. Raison pour laquelle je truffais le programme d’explications simples concernant la formation des paysages, des techniques de plongée, tout en laissant la part belle au pays et à ses habitants car on ne voyage pas que pour plonger… C’est ainsi que s’achevèrent les 10 premiers films qui reçurent un accueil enthousiaste du public sur Voyage et France 5 qui rediffusa le programme 3 fois. Et l’on parla naturellement d’une suite…

DEUXIEME SAISON : LE PRINTEMPS

Raie manta aux MarquisesEntre temps, Voyage m’avait demandé d’aller rubriquer ailleurs, restrictions budgétaires obligent. Tout en me commandant d’autres collections. C’est ainsi que je tournais la série Au fil de l’eau, en France, et préparais la saison 2 des Carnets. Mais le fleuve s’enlisa alors comme disparaît le delta de l’Okavango dans les sables… Le voyagiste ne souhaitait plus suivre, la chaîne était preneuse mais… et le producteur produisait autre chose… Deux ans de galère au pays d’Ubu roi…

Deux hommes ont sauvés cette série moribonde : François Fèvre, le nouveau directeur de l’antenne de Voyage, qui débloqua la situation en moins d’une semaine, et Nicolas Zunino, alors jeune stagiaire, qui récupéra la production tout en devenant le meilleur !

Budgets doublés grâce à la participation de TMC, nouvelle chaîne acquise par le groupe, équipe enfin professionnelle, cette deuxième série fut réalisée en un temps record et même dans la joie ! Et… au passage… j’étais redevenu le plongeur que j’étais 8 ans auparavant, ce qui m’ouvrait de nouveaux horizons indigo : sauvé par la télé, qui dit mieux ?

PROCHAINS CARNETS : L’ETE ?

Alors que je souhaitais terminer cette aventure avec la troisième série, imprudemment intitulée « Final Tour », voici que mon producteur m’annonce qu’il n’en est point question ! Le succès étant là, et il faut bien le dire l’attente du public, j’ai bien peur qu’il ne me faille encore explorer un petit peu la planète qui outre le fait qu’elle soit bleue est également sphérique. Si bien qu’il reste beaucoup d’endroits à explorer et filmer, même si j’ai l’impression de revenir parfois sur mes pas. Les partenaires potentiels affluent avec des sollicitations du genre : et Rodrigues ? Et pourquoi pas les Bahamas de nouveau, c’est si vaste ? Etes-vous déjà allé aux Açores ? Etc.

Comme j’ai l’esprit de contradiction, j’ai écrit une troisième série ne tenant aucun compte de ces suggestions paradisiaques, décidé à en découdre de nouveau avec ces «terres extrêmes» qui ont forgées mon caractère. Le feu de l’aventure, quand on l’a vécu, brûle toujours au fond de l’être. Un souffle d’alizés et s’enflamment à nouveau les braises de l’âme la mieux trempée…

C’est ainsi que nous irons cette fois sous les glaces et dans les geysers d’Islande, plonger dans les aquariums géants du Mato Grosso au Brésil, alimentés par des grottes secrètes décorées de concrétions uniques au monde, taquiner les orques de Norvège, faire quelques plongées souterraines dignes de ce nom, et descendre au recycleur et aux gaz rares voir ce qu’il se passe au pied de tombants mythiques. J’aimerais aussi explorer les galeries d’eau douce qui coulent sous pression sous les glaces de l’Antarctique et caresser sans cage quelques requins blancs d’Afrique du sud. A moins que nous ne descendions les rivières cristallines de Jamaïque au milieu des alligators. Les forêts d’algues géantes de Californie n’ont pas encore livrées tous leurs secrets et je connais quelques paradis secrets au large du Cameroun. Yves Lefevre tient aussi absolument à me faire découvrir les requins marteaux de Colombie et je retournerais dans la fontaine de jouvence de Floride. La mer Rouge ? Certainement, à condition que ce soit en Erythrée, tout juste sortie de la guerre. Et puis Dubaï, l’Australie… Tant d’aventures encore à vivre et à monter ! Il sera toujours temps, à l’occasion des saisons 4, 5, 6 ? de renouer avec les cocotiers, le farniente, la plongée loisir en hôtels de luxe et bateaux de croisière… Pour le meilleur et pour le rire !

En relisant aujourd’hui ce dernier paragraphe, je me rend compte que ce programme a finalement vu le jour en partie, après la saison 3 des Carnets, sous la forme de la nouvelle émission Carnets d’Expédition. Mon inconscient a de la suite dans les idées ! De même la saison 4 des Carnets de Plongée est écrite et sera consacrée comme je l’avais prévu à des destinations « luxueuses » autour du monde. Luxe, calme et palmes aux pieds ! Quand aux tournages, vous en saurez plus en suivant ici régulièrement les « aventures de l’auteur masqué » 😉