PHP pinup masturbation onanismeLes blogs et autres CMS utilisent le langage libre PHP pour fonctionner : un salmigondis de caractères introuvables sur le clavier (les programmeurs parlent de langage intuitif…) capable de générer des pages HTML dynamiques à partir de requêtes et d’une base de donnée MySQL. C’est déjà du chinois, je sais, mais ceux qui bataillent avec Joomla ou WordPress comprendront… Il existe pour ces systèmes d’innombrables plugins pour étendre les fonctionnalités, qui sont capables de faire pratiquement tout et n’importe quoi (sauf la fonction « grille pain » qui demande encore de se déplacer jusqu’à la cuisine…). Je ne parlerais que des plugins de WordPress, ces derniers offrant une certaine cohérence de programmation, d’installation et de fonctionnement. Malgré tout, vous avez sans doute crisé en constatant que tel ou tel plugin « ne marche pas » malgré toutes vos tentatives désespérées. Précisément « celui qu’il vous faut absolument »… Bien souvent, la cause en est la version PHP installée. En effet, il existe le PHP 4 ET le PHP 5. Et votre hébergeur (en tout cas le mien, 1and1) propose les deux à la création de votre base de donnée. Alors, vous avez peut-être fait comme moi : choisir PHP 4 en vous disant, comme c’est souvent le cas en informatique, « qui peut le moins peut le plus » et qu’il vaut mieux installer une version « classique » pour une meilleure compatibilité. Et puis, il sera toujours temps de mettre à jour… Tout faux !

Procédez manuellement !

Constatant que beaucoup d’excellents plugins ne fonctionnent qu’avec PHP 5, j’ai donc décidé d’upgrader ma base de donnée avec cette version. Mais sur le serveur, que nenni, pas de case magique à cocher, pas une indication ou plutôt si : « il n’existe pas de méthode simple pour migrer une base PHP 4 vers PHP 5. Veuillez choisir la version à la création de la base ou procéder manuellement »… Procéder manuellement ! Autrement dit, on nous encourage à la masturbation ! En cherchant un peu sur Internet, j’ai donc trouvé la procédure onaniste…

Avant toute chose, sauvegarder votre base de données (à la main, pour l’entraînement, à partir de l’interface MySQL ou à l’aide d’un plugin dédié). Sauvegarder également l’intégralité du blog avec ses images et autres médias. On n’est jamais trop prudent…

Ensuite :

  1. Dans le fichier .htaccess, situé à la racine de votre blog, il faut rajouter la formule cabalistique suivante (on notera la perversité des espaces, tirets et autres majuscules aléatoires…) : AddType x-mapp-php5 .php
  2. Créer une nouvelle base de données PHP 5.
  3. Importer l’ancienne base de données. Ça ne marche pas ? Ça mouline sans fin ? C’est normal ! La base de données est souvent trop volumineuse et bien sûr rien n’a été prévu pour cela. Invraisemblable ! Il faut alors ouvrir la base dans un éditeur de texte et la tronçonner en petits morceaux (en respectant la structure) et importer ceux-ci les uns après les autres…
  4. Modifier le nom, login et mot de passe de la base de donnée (remplacer l’ancienne par la nouvelle) dans le fichier wp-config.php
  5. En principe, l’admin de WordPress va alors procéder toute seule au renouvellement du cache…
  6. Quand tout marche bien, vous pouvez détruire l’ancienne base.

Aussi improbable que cela paraisse, j’ai réussi ces manœuvres du premier coup… Même pas mal ! WordPress est vraiment un outil fabuleux… Dès lors, à vous les joies de tous les plugins. Enfin presque tous : certains ne fonctionnent QUE sous PHP 4…