Vista : l’avoir ou pas

La petite fille de mes voisins de palier en pleurs : son Ipod de Noël « y marche pas » ! Et me voilà dans l’appartement d’en face, gavé de cocas zéro et de fruits secs, attablé devant l’ordinateur flambant neuf… Et qui rame comme la chanson de Souchon ! La famille, bras ballants, mines d’enterrement, devant ce fleuron de « l’informatique pour tous » que sont les produits Microsoft et Vista en particulier.

Encore un OS mis sur le marché avant d’être au point. Une habitude. Je venais de lire un livre qui date déjà sur le « système Microsoft », entreprise de racket à l’échelle mondiale à destination des plus crédules, c’est à dire nous tous. Fort d’années de bidouilles, d’hectomètres de docs techniques lues, de centaines d’heures de pratique et de mois de lectures de forums spécialisés je ne pouvais que constater une nouvelle fois le véritable crime contre l’humanité, le miroir aux alouettes que constitue à mes yeux cette « informatique grand public ».

Jusqu’où irez-vous ? osait même l’homme le plus riche du monde (qui se trouve être aussi un de mes bailleurs de fond : si, si, Bill Gates, après avoir racheté l’agence Sygma devenue Corbis, m’envoie de temps à autre un petit chèque…) dans une de ses campagnes. Jusqu’où irons nous en effet dans l’abus de confiance ? Dans l’écran de fumée des vaporwares ? Vista, un éléphant qui trompe énormément, installé d’Office (!) sur les machines récentes, un foutoir d’effets visuels tous plus inutiles les uns que les autres et déjà disponibles depuis des années sur Mac, Linux ou même sur PC par des applications tierces. Par contre, malgré le processeur double cœur, les 2 Go de mémoire, une vraie lenteur comme on l’aime : une lenteur minérale. Géologique ! Au point que je bogue la machine plusieurs fois en lançant 10 opérations et « kill » compulsifs simultanés, habitué à ma machine plus customisée. L’épaule gauche trempée par les larmes de la petite fille, raide comme une cariatide, il me faut faire vite. Et tenir des propos rassurants comme quoi, non l’ordinateur n’est pas cassé. Oui, il est neuf. Oui, il est bon. Oui, il est rapide. Oui, ça va marcher. Antivirus, Antispyware, nettoyage de 500 Mo de fichiers inutiles, msconfig pour limiter le nombre d’applications lancées au démarrage, et il y en a… A propos, Vista, c’est toujours DOS « Dirty Operating System », le hack acheté par Bill Gates a un étudiant, et à l’origine de sa fortune. Rien n’a changé. En clair, Vista se pilote en ligne de commande DOS (savoir par coeur les 670 pages de codes et ne pas oublier une * ou un / quelque part…)

Désactivation de tout ce que je peux dans ce système débile. Ça y est, la bête s’ébranle. Oh lentement… Mais ça bouge. Un albatros… Direction apple.com, télécharger Itunes. Pas 2 heures de recherches : tout arrive sous les doigts. Comme quoi c’est possible. Mais comment comparer un boutiquier boursicoteur avec un visionnaire sous acide ? Un Gates et un Jobs ?

Ipod branché en USB et (même sur PC !) tout fonctionne instantanément, charge incluse. Quelques glissés déposés et voilà. Ne reste plus qu’à apprendre les manœuvres à la petite fille consolée. Pour la mère, c’est trop tard, elle est au bord du suicide, ayant vu défiler trop de fenêtres. Indigestion de menus !

Bill Gates : vous faites pleurer les enfants du monde entier ! Au dernières nouvelles, le multimilliardaire s’est définitivement retiré de Microsoft pour se consacrer à ses œuvres caritatives : la charité à du souci à se faire !

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2 commentaires sur “Vista : l’avoir ou pas

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