Une espèce Gironde…

L’aquaculture est sans doute la voie d’avenir pour sauver nos rivières asphyxiées. L’esturgeon, presque disparu en Gironde, renaît aujourd’hui grâce à son caviar. La région Aquitaine montre le chemin…

sturioLa terre est peuplée aujourd’hui de 24 espèces d’esturgeons ; ce poisson cornu, vieux de  trois cent millions d’années, né bien avant l’apparition des dinosaures. Un fossile vivant qui, comme le béluga de la Caspienne, peut atteindre 1500 kg et vivre centenaire. L’esturgeon européen, Acipenser sturio, qui ne mesure lui que 3,5m, était autrefois abondant en Europe de l’ouest. Il venait souvent se reproduire dans les eaux douces des bassins aval de la Garonne et de la Dordogne. Poisson migrateur, l’esturgeon est essentiellement marin, même si les juvéniles apprécient les eaux saumâtres de l’estuaire de la Gironde pour s’y nourrir en été. C’est vers l’age de 15 ans que les esturgeons entament enfin leur longue migration pour retrouver miraculeusement leur rivière natale, à la façon des saumons. Hélas, depuis le début du 20ème siècle, les esturgeons s’apparentent aux souvenirs d’enfance. Les causes sont toujours les mêmes : profusion de barrages empêchant leur remontée, destruction des frayères pour la récolte du gravier, pollution des eaux, et enfin surpeche d’un poisson sauvage victime du gout exquis de sa laitance : le caviar. On ne compte plus aujourd’hui qu’une seule espèce d’esturgeons européens, dont la population continue à diminuer malgré la protection dont elle jouit depuis 1982 en France et 1988 en Europe.

Du caviar à la loupe

Le programme européen « Life » existe depuis 1994, avec comme ambition louable de repeupler en saumons nos rivières d’Europe. Grâce à sa maitrise de la biologie des poissons migrateurs, le Cemagref est chargé de la coordination du projet en France. En Gironde, à la station expérimentale de Saint-Seurin-sur-l’Isle, les bassins sont aujourd’hui remplis d’esturgeons sauvages mais surtout, depuis 1995, nés en captivité. 23 000 alevins dans l’année ! Un véritable exploit quand on sait qu’en 10 ans, seuls 2 couples de reproducteurs avaient été pêchés. C’est dire si les 9000 juvéniles marqués, réintroduits dans la Dordogne et la Garonne sont l’objet de toute l’attention des scientifiques. Et de prier pour que ces alevins voyageurs soient les ambassadeurs d’une espèce aujourd’hui sans retour… En Aquitaine, vingt ans de recherches ont permis aux aquaculteurs de maîtriser l’élevage d’une autre espèce venant de Russie (Acipenser baeri) dont la croissance est rapide dans les eaux françaises plus tempérées. Ainsi est né le caviar d’Aquitaine « Sturia ». http://www.kaviar.com

La région Aquitaine soutien aussi une filière aquacole originale à la Pointe du Médoc en Gironde : l’élevage de Gambas (crevettes pénéide) avec une production de dix tonnes en l’an 2000. L’aquaculture marine est également présente en Aquitaine, avec l’élevage de turbots, de bars et de dorades de la Ferme Marine de l’Adour, dont la production est désormais régulière.

Termites à mater

Les insectes grouillent dans nos villes, le fait est connu. Cette fois, c’est Paris qui est en état d’alerte à cause des termites. Ces insectes sociaux, qui se nourrissent du bois des charpentes jusqu’à l’effondrement, pullulent dans le cinquième, treizième, seizième et dix-septième arrondissements. Le dernier recensement faisait état en 2001 de 24 immeubles infectés sur 650 inspectés. Le 24 février dernier, le Préfet signait le classement de la capitale en zone infestée, décision souhaitée par les 163 conseillers de Paris. Ce classement prévu par la loi du 8 juin 1999, oblige les propriétaires d’immeubles à déclarer en mairie la présence de ces blonds xylophages. Les propriétaires pourront être sanctionnés par des amendes de 150 à 1500 euros et obligés de recourir à des traitements d’éradication (entre 3 000 et 7 000 euros) s’ils ne procèdent pas à la recherche et à la destruction des termites. Les futurs acquéreurs de biens immobiliers dans la capitale devront s’assurer qu’un état sanitaire de moins de trois mois a été établi par le vendeur. Pour éviter de contaminer d’autres lieux, les bois et matériaux de démolition devront être incinérés sur place.

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