« Quelle est la plus belle destination de plongée ? »

Voilà une question que l’on m’a posée bien souvent… Et à laquelle je n’ai que des réponses évasives tant les charmes de la planète bleue sont nombreux. Il existe sur l’Internet quantité de ces « top ten » et, même si je n’aime pas beaucoup ces classements arbitraires, force est de constater que Tahiti et ses îles sont largement représentées. Côté voyage plongée, oui, la Polynésie française est un rêve de plongeurs !

Alors évidemment, c’est tout de suite 24 h d’avion à prévoir, un séjour d’au moins 15 jours et donc, le cochon à économies cassé au marteau. C’est alors que je tombe sur l’annonce DiveTripAdekua :

Séjour plongée en Polynésie Française, vol compris pour moins de 3900 euros par personne !

Je relis, les yeux embués de larmes : Hébergement de charme avec forfait de 12 plongées, proposé à partir de 3772 euros par personne pour 12 nuits, en base double/twin à partager, vols inclus.

En cherchant un peu, force est de constater qu’on ne trouve pas moins cher chez les Tours Opérateurs « classiques »… Ce concept de mise en relation directe avec un expert plongée local francophone semble fonctionner. Et en tous cas, il permet de sérieuses économies !

Rangiroa

Tous les plongeurs vous le diront : s’il est une plongée qu’il faut avoir faite dans sa vie, c’est bien la passe de Tiputa, sur l’atoll de Rangiroa.

Michael Crichton (auteur de Jurassik Park, Sphère, et tant d’autres best sellers portés au cinéma) et qui est aussi plongeur, en faisait même un chapitre assez grandiloquent dans son livre Travels.

En effet, ces passes de Tiputa et d’Avatoru, par où le lagon se vide et se remplit au gré des marées, constituent une des merveilles de la nature sauvage. On y est spectateur et acteur…

Début de marée montante. Un fleuve puissant vient de naître au cœur de la mer. Suspendu dans la transparence bleue on se croit immobile mais à la vue du tombant qui défile comme un train corail en marche, on réalise être engagé dans une dérive magnifique. Membres écartés, sans mouvements inutiles, nous nous laissons porter par cette mer toujours recommencée. Déjà, au bord du bleu, apparaissent les bancs de requins gris. Accompagnés à la queue de volutes de carangues imitant les mouvements des prédateurs. Toutes sortes de pélagiques apparaissent et disparaissent en un éclair, chassent, virevoltent, insensibles au courant. Nous ne saisissons que des tranches de vie, nous qui ne faisons que passer. Des dauphins tursiops remontent du fond et viennent nous visiter. Trois petits tours et puis s’en vont. Fondu au bleu…

Trois grandes mantas jouent dans le soleil. Un gros Napoléon vient aux nouvelles et n’en finit plus de grossir… Demain sera une autre marée, avec cette fois des grands marteaux ? Des baleines ? Tout est possible et imprévisible.

Autre plongée que j’aime particulièrement : « les failles », à l’autre bout de l’atoll de Rangiroa. Et qui ferons partie de votre programme si vous le souhaitez. Rappelons que le concept Trip Adekua est justement le séjour à la carte. Un concept qui ne s’applique d’ailleurs pas qu’à la plongée puisque les trekkeurs (dont nous reparlerons) bénéficient du même principe de mise en relation avec un expert local. Mais revenons à nos failles…

C’est un endroit en bordure de lagon où le massif de corail est fracturé ce qui permet l’accès à des profondeurs très importantes. Bien sûr, il faut savoir s’arrêter ! A partir de quarante mètres de fond, le moindre surplomb est couvert de délicats animaux. En fait, il s’agit de corail rose. Une véritable joaillerie sous la mer : chaque recoin de roche est couvert de ce corail qui a une valeur marchande. Le corail à l’habitude de se nourrir de plancton mais à l’abri du courant. C’est pour ça qu’on le trouve préférentiellement sur les surplombs. Les failles permettent aussi d’explorer le massif de corail de l’intérieur : de grands tunnels ascendants remontent jusqu’en surface. Mais attention, la houle se transmet à travers le labyrinthe de galeries. Cette fois, c’est une plongée dérivante mais à la verticale ! Le courant vous aspire de plusieurs mètres vers le haut avant de vous faire redescendre les étages à toute vitesse, mettant à mal les tympans. Les parois de corail défilent et il faut prendre garde à ne pas se cogner. Surface…

Le Pacifique nous fait entrer dans sa danse incessante et le matériel saute, retombe, saute à nouveau… Je me cramponne comme je peux, rincé par des embruns au goût d’aventure, matériel perso coincé entre les jambes. Didier Noirot, notre réalisateur sous-marin, en chapeau de brousse, maintient négligemment d’une main le caisson vidéo de 75 kg, façon sac à main, et se tient debout, posé sur ses jambes de colosse. Quinze ans de Calypso avec Cousteau, ça forme… C’est justement avant cette plongée dans « les failles », en plein tournage, que mon facétieux ami me lançait cette réplique improvisée qui est depuis devenue culte. Je ne résiste pas au plaisir de vous la resservir :

Boire avant ou après, il faut choisir mais en tous cas, question plongée, on n’a que l’embarras du choix à Rangiroa. Et c’est là qu’on mesure l’avantage de pouvoir entrer en contact avec un expert local.

Mary Anne votre expert local TripAdekua

Mary Anne est passionnée par la plongée mais elle travaille aussi dans une agence de voyage à Tahiti. Elle vous organisera de parfaites vacances plongée en Polynésie.

Originaire des Philippines, Mary Anne a grandi dans un petit hôtel dédié aux sports aquatiques. Devenue PADI Divemaster en 1982, elle a beaucoup voyagé (Chili, Japon, Amérique…) avant de poser son sac en Polynésie en 1991.

Avec plus de 400 plongées dans le monde, elle organise depuis plus de 3 ans des séjours plongée avec son agence polynésienne.

Elle a pu explorer les principaux sites qu’offrent les nombreuses îles de Polynésie, mais sa préférée pour la plongée reste l’atoll de Fakarava situé dans les Tuamotu.

Le mur de requins de Fakarava

Je n’ai pas eu la chance de plonger (encore) à Fakarava. Mais il se trouve que par le plus grand des thazards je m’occupe de la refonte du site web de Subimagery Productions, la boîte de Didier Noirot himself. Et des images de requins, j’en ai vues ! Didier connait bien la destination pour y être allé plusieurs fois. Écoutons sa délicieuse voix rauque :

C’est en 1987 que j’ai découvert pour la première fois l’atoll de Fakarava. Au cours d’une expédition de deux mois avec le Commandant Cousteau sur la Calypso. J’étais à ce moment là le photographe de l’expédition. Nous avons sillonné la Polynésie, des îles Mac Donald, jusqu’au nord des Tuamotu en passant par les Australes, les îles de la Société… Avec à la clé le tournage de « L’eau de feu », documentaire de la série « Cousteau à la redécouverte du monde ».

Michel Deloire à la caméra, nous avions sorti la soucoupe plongeante dans la passe nord, puis le long du tombant pour éviter le courant. La densité de vie dépassait tout ce que je pouvais imaginer. Et encore n’avais-je pas vu la passe sud… Et c’est là que Cousteau m’a sorti : « vous m’emmerdez avec vos photos. Prenez une caméra ! ». Et c’est ainsi que je suis devenu cameraman…

J’y suis retourné en mars 2013 à l’occasion du tournage de la série américaine « Castaway ». Dans la passe sud, en recycleur qui autorise des temps de plongée bien supérieur tout en restant furtif. A marée montante le spectacle de ces centaines de requins gris immobiles dans le fort courant est inoubliable. L’un des grands spectacles de la nature !

Et pourquoi pas Bora-Bora ?

Mary Anne ne vous propose pas moins de 12 formules de séjour plongée en Polynésie. A vous de faire votre choix ! Rangiroa, Fakarava, Moorea… Vous noterez que tout rime avec TripAdekua. 😉

 

Bora Bora… J’y suis resté deux jours et une nuit, lors d’un tournage des Carnets de Plongée. Je me souviens des mantas nonchalantes, en bordure de lagon. Et d’un certain « Yellow Submarine ». 🙂

A bientôt, et bon voyage !