J’ai replongé… Dans la topologie. Dans TopMod en particulier. Ce soft génial dont nous nous faisions déjà l’écho ici et … Car c’est quand même inouï de pouvoir créer de telle formes complexes, en deux coups de cuillère à clics ; à coup de remaillages, d’unions contre nature et de dégommages de polygones au pic à glace… C’est que TopMod n’est pas mort ! La pieuvre ? Cette illustration du week end dernier, faite en 5′ (à partir d’un cube. Si, si… le plus long, c’est le polissage…). J’y discerne une certaine forme d’autosuffisance invertébrée, voire d’onanisme poulpien qui me réjouit…

TopMod n’est pas mort !

 

Bref. TopMod n’est pas mort mais bien malade. Car depuis deux ans, plus d’actualisation et encore moins de site web. Des imbéciles ayant hacké le site à plusieurs reprises, les programmeurs ont baissé les bras. Et pourtant, comme le rappelle Ergun Akleman l’un des trois chercheurs, le site ne faisait que 200 hits par jours… Adieu donc veaux, vaches cochons : les docs, les exemples, les vidéos, exit. Snif.

Si bien que les afficionados se retrouve, selon l’expression hilarante d’une de mes proches, « une main devant une main derrière ». Car la prise en main du logiciel « nu » est loin d’être évidente. On trouve encore ici et là quelques tutoriaux vidéo en anglais et sur Google Sites, tout ce qui reste du défunt site, avec un lien vers les différentes versions du soft à télécharger sur Google Codes. Il y a maintenant une version Python (2.5) pour créer des formes directement en Python… De quoi interfacer, entre autres avec DAZ Studio, Poser…? Rappelons qu’il s’agit d’Open Source : le code est disponible. Il y aura bien quelqu’un pour reprendre le flambeau ?

Une main devant, une main derrière…

En cherchant vraiment plus profond, on trouve encore deux papiers passionnants des découvreurs eux même : ici et … Qui racontent la génèse du logiciel, les idées topologiques sous jacentes et pourquoi c’est nouveau. Instructif.

Rappelons qu’on génère ainsi de vrais solides 3D (à la différence des Fragmentarium et autres Mandelbulbers…) qui sont utilisables au format .obj pour être transformés dans n’importe quel logiciel 3D et donc, à terme, être « imprimés » en stereolithographie pour créer de véritables sculptures. Car le machin exporte aussi au format .slt pour créer de véritables objets « physiques ». La différence est de taille (plusieurs tonnes de bronze, pourquoi pas) ?

Radiolons !

De mon côté, j’ai fait dans le minimalisme. Le microscopique même. Foin de l’art monumental, plongeons dans la vie infinitésimale des radiolaires ! Pourquoi des radiolaires ? La question est : pourquoi pas les radiolaires ? Tout le monde s’en fout des radiolaires : il faut bien que quelqu’un se dévoue…

Alors les radiolaires sont de microscopiques et pulsatiles créatures aquatiques qui radiolent en paix sous les squelettes et épines fractals dont Dame Nature les a dotés. A partir d’une pyramide, d’un cube, ou d’autres formes très simples, on aboutit avec TopMod en quelques clics à des structures qui pourraient être naturelles. De quoi comprendre un peu mieux les formes complexes rencontrées dans le vivant… Comme en témoigne le délire ci-contre, cette publication pseudo darwinesque…

Alors comme j’aime bien partager, petits veinards, je vous ai concocté une petite prise en main, de quoi fabriquer vous même des radiolaires plus vrais que nature… Un loisir qui vaut bien le « scrapbooking »… Non, ce soir, je ne peux pas, j’ai radiolaires…

 [media id=43 width=590 height=360]

Voilà pour les radiolaires. Côté plomberie, hélas, pas d’amélioration. Ci dessous une vue de mon atelier où la ponceuse marche à fond. Il y a des copeaux partout mais, qu’est ce que c’est beau, un vrai solide ! Restons solidaires !

[slideshow id=67]