Publié par Fran6 dans Plongée
En tant que plongeur parrainé par Cressi Sub, j’ai la chance de pouvoir essayer et tester tout le matériel de cette société italienne bien connue dans le monde de la plongée.
Depuis peu, un nouvel instrument a été mis sur le marché : l’EDY. Il s’agit d’un ordinateur sophistiqué au format montre, destiné à la plongée loisir bien que ses fonctions dépassent largement ce cadre. Je l’ai employé lors de toutes mes dernières plongées et ce avec satisfaction. La bête a en effet de quoi séduire.
Passons sur les fonctions classiques de montre/calendrier/réveil/thermomètre qui sont l’alibi pratique pour emmener l’engin partout sans le laisser traîner dans le sac de plongée et découvrons des fonctions plus élaborées. Par exemple, la fonction Gage qui transforme cette montre en timer/profondimètre jusqu’à -200m. Un instrument “de secours” qui peut rendre bien des services aux plongeurs tek/recycleurs. Il existe aussi une fonction dédiée à l’apnée, très élaborée.
Basé sur l’algorithme Bühlman, modifié pour qu’il soit moins pénalisant en ce qui concerne la température de l’eau et les dépassements répétés de la vitesse de remontée, l’ordinateur est capable de calculer la décompression pour n’importe quel mélange suroxygéné, avec des préréglages type. Il tient compte bien évidemment de l’altitude, jusqu’à 6000m. De quoi faire…
Il fonctionne en mètres et en degrés Celsius, mais aussi en pieds et en degrés Farenheit. Il est possible de régler une profondeur maximum au delà de laquelle l’engin se mettra à sonner pour vous tirer de la narcose qui vous guette… D’autres alarmes existent pour la pression partielle d’O2 (préprogrammée à 1,4 bars mais réglable) et, plus rare, pour le niveau de toxicité de l’oxygène en fonction de la durée d’exposition, même sur plusieurs plongées à l’aide d’indicateurs visuels. Sans entrer dans les détails, il s’agit là d’une fonction que les “tekkies” apprécieront.

Il est bien sûr possible de transférer les données sur un PC grâce à une interface (non fournie en standard). je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer avec mais les fonctions et les données disponibles permettent à coup sûr d’étoffer son carnet de plongée ! Pas moins de 599 plongées en mémoire avec la fonction “historique”… Et l’évolution de la température au cours de la plongée est une fonction intéressante à visualiser graphiquement… Si vous êtes de ceux qui n’aiment pas lire les docs (ce que je vous recommande malgré tout pour saisir toutes les potentialités du produit) pas de soucis : les préréglages usine (plongée à l’air) font tout le travail. Oubliez l’EDY à votre poignet, il sera là quand vous en aurez besoin ! Notons que l’écran rétroéclairé, malgré sa petite taille offre une lisibilité parfaite et que l’usage est pour le moins intuitif. Bref, il s’agit d’un petit bijou qui n’a pas fini de faire parler de lui…
Articles relatifs
Tags:
algorithme,
Cressi,
décompression,
EDY,
ordinateur de plongée,
Tek
Pas de commentaire »
Publié par Fran6 dans Humeur, Plongée
Je n’aime pas le nitrox ! Précisons tout de suite que je ne suis pas un novice dans l’utilisation des mélanges gazeux pour la plongée. J’utilisais déjà le nitrox à différents pourcentages d’O2 dès 1980, pour les procédures de décompression lors des longues plongées souterraines d’exploration, bien avant que “l’air enrichi” ne devienne à la mode… Précisons aussi que cet article volontairement polémique ne concerne pas l’usage des recycleurs et autres plongées “Tek” ou le nitrox est bien entendu d’usage courant. Je veux parler de l’usage du nitrox en plongée-loisir. De vous à moi : quel intérêt ? Officiellement, cela permet de faire moins de paliers. Mais habituellement, vous en faites beaucoup vous, des paliers en plongée-loisir à l’air ? Combien, 10 minutes ? Et c’est si pénible que çà ? Moi, j’aime bien les paliers. Une vieille habitude. En plongée souterraine, il m’est arrivé d’en faire 7h. Et à l’Oxygène… Faire quelques paliers en fin de plongée, c’est très bon pour la santé. C’est une excellente habitude qui devient un réflexe Cela donne une meilleure maîtrise de la flottabilité et prépare au vacarme de la vie terrestre. Et c’est souvent l’occasion d’observer tranquillement toute une faune délaissée : méduses, salpes, macroplancton, quand il ne s’agit pas de mantas, dauphins ou requins baleine. Flotter en apesanteur dans l’eau rayée de soleil : c’est parfois le meilleur moment de la plongée. Et encore une fois, on ne parle que de quelques minutes ! Même en eau froide, c’est de la rigolade. Alors, que vient faire ce nitrox dans l’histoire ? Les français ont inventé la plongée mais les américains ont appris au reste du monde à la vendre. Et comme toujours, c’est d’Amérique qu’est venue cette détestable habitude… Pour cette pratique il a fallu créer des stations de remplissage, des ordinateurs capables de calculer les paliers pour ces mélanges, ce qui les rends plus complexes et sources d’erreurs pour les novices. Des détendeurs “spéciaux”, des livres, des stages… Tout cela fait marcher le business. L’air enrichi vous appauvrit : certification, gonflage, tout cela est plus cher et c’est bien le but recherché par ses promoteurs. Alors bien sûr, l’usage de ces bouteilles estampillées jaune et vert donne un petit air “tek” au plongeur lambda. Mais finalement le terme est assez prétentieux quand on considère que l’air du bon Dieu est déjà un nitrox à 21%… Vous voulez des sensations ? Plongez au trimix ! Bon, chacun fait ce qu’il veut. Mais ce qui me dérange le plus dans la banalisation du Nitrox c’est la limite de profondeur qu’il impose. C’est peut-être bien adapté pour les fonds plats ne dépassant pas 30 mètres mais quid des tombants vertigineux ? Que celui qui n’a jamais rattrapé un débutant en chute libre me jette le premier galet
Irez-vous risquer l’hyperoxie pour secourir quelqu’un ? Certainement pas. Alors qu’à l’air, la marge est plus confortable pour intervenir. Et on est sûr de ce qu’on respire. Le nitrox, il faut contrôler la PO2, le pourcentage. Etre sûr que le matériel est bien étalonné. Que le diluant est bien de l’azote. Beaucoup de contraintes, beaucoup de sources d’erreurs… Je me fais l’avocat du diable : je sais bien que pour ceux qui plongent beaucoup, c’est aussi un moyen de moins saturer et de limiter les risques d’accidents de décompression. Soit. Mais encore une fois, on est très loin de la plongée de loisir… Et à tout prendre, je préfère plonger à l’air et décompresser à l’oxy pur. Le nitrox pour tous ? De l’intox ! Et vous, qu’en pensez-vous ?
Articles relatifs
Tags:
décompression,
nitrox,
plongée,
Tek
Un commentaire »