Archives pour la catégorie “Plongée”
Publié par Fran6 dans Plongée
A pied, à cheval ou en voiture ? La plongée, en principe, cela se fait sous l’eau. Mais voilà, l’eau, il faut l’atteindre ! Laetitia Hocquet à ouvert le feu avec son approche des sites de Normandie en… tracteur. Ici, la plage d’Arromanches. Au cours de mes voyages et expéditions, j’ai été amené à utiliser presque tous les moyens de mise à l’eau. Bien sûr, bateaux divers et variés : en Croatie, un bateau en bois très haut, mais sans échelle pour remonter ! En Nouvelle Zélande, une barge avec mise à l’eau et récupération des plongeurs à la grue… Mais aussi à cheval, avec des ânes, depuis un hydravion, aux Turks and Caïcos…
A pied, bien sûr, si possible chargés comme des mulets : par exemple cette approche d’un lac d’altitude à la frontière italienne, pour une plongée en circuit fermé au Lago Verde. En traineau à chiens, vers un lac de Laponie. En skidoo, à ski de fond, en moto, dans les Ardennes, en pédalo (!), en rappel… Je ne parle même pas des grottes et des gouffres ou l’eau du siphon se trouve à des kilomètres de l’entrée, obligeant à des portages acrobatiques et épuisants pendant des dizaines d’heures, des reptations dans des goulets tellement étroits qu’il faut expirer l’air des poumons pour passer, des océans de boue à franchir (avant de lêcher les joints toriques), des descentes vertigineuses le long de cascades obscures. Dans ces moments là, on apprécie vraiment le poids des bouteilles ! Et on ne peut s’empêcher de sourire à l’évocation de ceux qui couinent et se démontent le dos pour avoir dû porter leur mono alu sur 10 mètres de ponton…
Ou encore cette plongée chamelière à Dahab, sur les rives de la Mer Rouge (j’ai l’air malin avec ma serpillère sur la tête et le vent qui gonfle ma chemise obèse, mais j’assume…)
Et vous ? Quel a été votre moyen le plus original pour aller plonger ?
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Publié par Fran6 dans Médias, Plongée
Le 35ème festival mondial de l’image sous-marine d’Antibes vient de se terminer. En pleines “vacances enfants”, raid éclair vendredi après midi. Le Salaire de la peur : les pluies diluviennes ayant transformé l’autoroute en torrent… Un mauvais temps qui n’aura pas dissuadé les nombreux visiteurs puisque c’était l’embouteillage dans les allées. J’ai pu ainsi rencontrer (enfin !) Anthony Leydet, le “jeunequinenveut” et plusieurs téléspectateurs enthousiastes. Merci. Ces témoignages de sympathie sont toujours agréables et me confortent dans l’idée de proposer une saison 4 des Carnets de Plongée encore “plus mieux”.
J’ai aussi vu mes partenaires et amis Hubert Lacour de Plongimage, Osman Ersen de Blue Lagoon, les frères Behra et Oudon de Plongeurs International. Serrage de pinces avec tous les piliers du festival et, entre autres pipole : Nardo Vincente de l’Institut Océanographique Paul Ricard, Falco, Serafini et Laban, les anciens de Cousteau qui décidément ne vieillissent pas, Laurent Ballesta, le plongeur qui monte (!) Steven Weinberg, qui dédicaçais son dernier livre et René Heusey, mon plus fidèle compagnon, qui revient d’un tournage malheureux en Australie : une vague scélérate ayant emporté tout le matériel de prises de vue. Que du beau monde et une même passion commune. Le niveau des photos exposées était aussi très bon. Voir aussi le compte rendu de ces journées par Laetitia Scuillier. A l’an prochain !
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Une nouvelle lectrice, Laetitia Hocquet s’est jetée à l’eau en nous soumettant ses images. Merci d’avoir osé ! Voici son message et ses photos :
Bonsoir Francis, Quelle disponibilité ! Je suis vraiment impressionnée, un grand merci. En fait je suis une photographe “du dimanche”. Je n’y connais pas grand chose et j’ai un appareil plutôt basique: même pas de format RAW. Pour 100 photos que je prends il y en a une dizaine max d’à peu près potable. Et puis une fois de temps en temps il y en a une que je trouve bien (cela n’engage que moi), et la plupart du temps je ne parviens même pas vraiment à analyser pourquoi celle-ci est bien alors que celle là ne l’est pas. Bref, je suis vraiment intéressée par “l’oeil du pro” et quelques conseils pour améliorer tout cela… tout restant une photographe du dimanche :). Voici 4 photos sur deux de mes voyages de cette année. Une autre question me vient au sujet des retouches que l’on va faire sur micro: à partir d’un moment, à trop retoucher on fini par dénaturer notre sujet il me semble… Il m’arrive souvent de voir des photos retouchées où il est tellement évident qu’elles ont été retouchées qu’elles perdent tout intérêt… Mais en même temps, et particulièrement en photo sous-marine, les logiciels de retouche nous permettent de restituer des couleurs ou de tons qui ne sont pas fixés sur la photo et de nettement les améliorer … Alors question existencielle: comment sait-on où s’arrêter ? Encore merci. Au fait, bravo pour les Carnets de Plongée:je suis fan, avec une mention spéciale pour les baleines de rurutu et le les dragons d’Australie. Quelle joie de savoir qu’il va y avoir une saison 4 !
Cliquez sur les photos pour les agrandir…
Pour répondre à vos questions : Ainsi, pour 100 photos prises, vous en retenez 10 ? Et bien dites vous que chez les pros, nous sommes contents quand sur 100 photos on en retient une ! Et encore, ce n’est pas toujours le cas… Concernant la retouche, c’est vrai qu’il faut savoir s’arrêter sinon, ça n’a pas de fin. Le seul instrument de mesure fiable dans ce domaine est votre oeil. Ces photos étant destinées à l’œil humain et non à quelque scanner sophistiqué, l’œil et votre propre subjectivité doivent rester les seuls maîtres. Encore faut-il calibrer votre écran (nous reviendrons sur ce détail important).
Avant de vous proposer des améliorations, voici quelques observation “à chaud”.
Raie manta. C’est un sujet classique (même si la rencontre est toujours magique) mais paradoxalement assez difficile à réussir. La présence des bulles rend cette photo très originale.
Cigale de mer. De la couleur ! Bravo.
Tombant aux Similan. Celle-ci, vous pouvez la jeter… Pas d’éclairage sur les gorgones ou pas assez d’ambiance contrejour pour se passer des flashs. Je vais essayer de vous l’améliorer mais en JPEG, j’ai peu d’espoir.
Poissons de verre. Simple mais très bien. Sauf peut-être le nuage de bulles qui rompt la pureté de l’image. A effacer ou recadrer.
Merci Laetitia pour ces belles images. Avant que je commence à “bricoler”, qu’en pensent nos autres lecteurs ?
Ci dessous, mes propositions (encore une fois, en jpeg, impossible de faire des miracles…)
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Publié par Fran6 dans Plongée, Voyages
Jeudi dernier, j’étais convié à une soirée organisée à Paris par TOP, l’association des Tours opérateurs plongée qui regroupe les TO plongée les plus importants (Blue Lagoon, Ultramarina, Voyageurs du Monde, Aquarev, Key Largo, Fun&Fly, Spot d’Evasion, Sport Away Voyages, pour les citer tous). Ils représentent 75% des parts de marché du voyage plongée en France et partagent la même éthique. En 2008, ils ont fait voyager plus de 21000 plongeuses et plongeurs pour un chiffre d’affaire estimé à 27 millions d’euros.
C’était la première action de communication de cette nouvelle structure, entre tambours polynésiens et diaporamas de qualité. On peut dire qu’un cap vient d’être franchi. Bien que concurrents, ces TO se sont entendus pour offrir une vitrine commune aux médias et au grand public bien souvent perdu face à l’offre. L’objectif affiché est la promotion de la plongée tout azimuts, surtout en direction des non plongeurs.
Au pays des gaulois, l’union fait aussi parfois la force…
Il va sans dire que je soutiens cette initiative qui permet d’atteindre une “masse critique” représentative. Et la promotion de la plongée, je ne fais que ça depuis la création de Plongeurs International et des séries Carnets de Plongée ! A la télévision, il était difficile de renvoyer l’ascenceur vers un TO en particulier, mais cette nouvelle corporation devrait nous permettre des actions concertées, beaucoup plus efficaces.
Souhaitons que le dialogue s’instaure également avec les compagnies aériennes, afin de proposer des formules bagages adaptées à ce type de voyageurs. Il y a du pain sur la planche !
Peinture : Véronique Attard
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Publié par Fran6 dans Plongée
A l’époque (1987), un groupe suisse composé d’informaticiens et de médecins hyperbares venait de mettre au point un décompressimètre électronique ; un prototype aux performances étonnantes : le DECOBRAIN III. Il n’en fallait pas plus pour réaliser un test en vraie grandeur dans la grotte de la Mescla des Alpes… Maritimes. Une plongée-frisson au cœur de la montagne…
A mon poignet, le Decobrain clignote… Moins soixante neuf mètres. J’aborde le passage le plus difficile. Tout autour, la roche ; un piège dont je ne peux ressortir que par le boyau, plus de mille mètres derrière mes palmes. La galerie s’abaisse à moins d’un mètre de hauteur et la narcose fait pétiller les doigts. Aplati sur le propulseur, je regarde approcher les rognons de marcassite noire qui sont comme une herse en relief sur le calcaire plus clair. Les bouteilles touchent. Choc sonore. Moteur arrêté, je me retrouve couché dans le lit d’argile, qui se soulève lentement. Ne pas perdre le fil d’Ariane ! Je suis obligé de désarçonner de ma monture mécanique. Me souvenant des bandes dessinées de mon enfance, je me couche sur le côté de la torpille, et cramponné à elle, avance à petits coups d’hélice prudents, à l’indienne. Ainsi, j’arrive à me faufiler dans la galerie basse, sans soulever les sédiments mortels. Angoisse de séjourner trop longtemps à ces profondeurs ; de s’emmêler dans le fil…. Je souffle à fond pour combattre l’essoufflement. J’ai peur. Et je m’émerveille : quelles couleurs ; quel instant ! Après plus de cent mètres de slalom sous-marin, la galerie se relève. C’est le début de la remontée. L’ivresse s’estompe. Le moral suit mes bulles, vers le haut. Mais je sais que derrière moi, le piège est toujours là et m’attend pour le retour. A moins quinze mètres, j’abandonne le propulseur sur le sol et m’élève lentement à la voûte. Le voyant rouge du décompressimètre me fait des clins d’oeil. Il m’encourage. Je suis maintenant dans une galerie de cinq mètres de diamètre.
En gonflant le vêtement étanche, je parviens à me caler sous la voûte scoriacée pour le début des paliers. Ils vont durer 1h10. Détachés par mes bulles, des sédiments fleurissent lentement en arborescences silencieuses. Ma vision se trouble. Par économie, j’éteins les halogènes. Obscurité. Précarité. Solitude terrible d’un petit homme perdu dans la roche noyée. J’entends mes expirations qui roulent en boule sous le plafond. Souvenirs d’avalanches… Mon corps est couvert d’aciers spéciaux, de tuyaux, de fils, de plastiques résistants, en tout 180 kg de matériel du plus sophistiqué pour vivre dans cet environnement inhumain. 1h10 d’inaction forcée où l’on peut réfléchir et s’effrayer. Je repense à ma tentative de l’hiver précédent. Le niveau d’eau était trop haut. En émergeant, je m’étais trouvé face à l’ouragan : un maelström d’eau blanche issu de la cascade coulant dans un canyon étroit à l’air libre. Vacarme terrifiant après le monde du silence. Oh, un obstacle insignifiant, deux mètres de dénivelé à peine, mais que la puissance des eaux changeait en Niagara. Et au-delà, ce siphon 3 inviolé, que j’espérais découvrir et qui me criait de sa voix d’écume : “Vas-t-en ! Vas-t-en !”. 5h40 de plongée… pour rien. Je repense à tous ces hommes que cette caverne a blessés ou dont elle a englouti la vie. Mais en ce 27 Juillet, l’eau a baissé. Je passerais…. J’essayerais. Je dois passer ! Entre temps, une équipe niçoise a tenté sa chance et a pu découvrir deux cent mètres de galeries noyées nouvelles dans le siphon 3, qui continue toujours…. Obsédant point d’interrogation qu’il me tarde de redresser en point d’exclamation. Tous ces préparatifs, ces essais du décompressimètre en mer, en des immersions aberrantes qui méritaient bien le nom de “plongée sportive”. Tout ce matériel transporté jusqu’au siphon par Véronique et moi en d’innombrables aller-retour. Transpirations, bleus et argile…
J’émerge. Le déluge de décibels me surprend encore. Mais le courant a faibli. Je remonte le canyon et me rétablis dans la piscine au pied de la cascade. Je démonte le scaphandre, déroule les cordes. Le spéléonaute se change en alpiniste. Les Niçois ont signalé que l’air de cette salle souterraine était vicié, aussi porte-je en bandoulière une bouteille d’oxygène et ne quitte pas le détendeur. Goût d’hôpital. Lesté de cordes, pitons, marteau, poulies, bloqueurs palmes, instruments et tous mes éclairages, je m’élance. Gants crochés dans une fissure, pieds qui cherchent la prise, eau qui me fait une chasuble de gouttes. Les himalayistes doivent sourire dans leur barbe gelée. Je suis en haut ! Je transpire, engoncé dans le vêtement étanche et la fourrure polaire. Le manomètres d’oxygène baisse. Le masque se remplit de buée. Il est temps d’installer le palan. Une heure d’efforts pour hisser toutes les bouteilles dont j’ai besoin. Surtout ne rien perdre dans le courant ! La salle s’évase en un dôme majestueux. La vasque du siphon 3 est un beau lac profond, immense, où mes éclairages tracent des lasers bleus.J’ai hâte de retrouver l’eau silencieuse. Le puits est vertical et l’érosion y a creusé d’incroyables cannelures à angle droit. Le tout forme une étoile à multiples branches. Ma bonne étoile…. Je rejoins rapidement le terminus de mes prédécesseurs. Le temps de raccorder la bobine de fil d’Ariane, et me voilà palmant dans l’inconnu… La galerie est vaste, l’eau d’une splendide pureté d’émeraude. Je plane au-dessus d’incroyables dunes d’argile jaunes, fluides, peignées par le courant en arêtes, collines et cratères. Un Sahara liquide. Menace latente que cette méharée qui risque de troubler l’eau pour toujours…. De temps en temps des bancs entiers de marcassite déchiquetée forment des villages fantômes où mes phares projettent des ombres inquiétantes. Une grande nef se présente. Il fait chaud ! Trop. Deux sortes d’eaux se chevauchent, sans se mélanger, créant des hallucinations optiques. Je viens de découvrir les arrivées d’eau thermales qui, en se mélangeant avec les eaux froides du réseau calcaire font que l’eau de la Mescla varie entre 18 et 25°C. Homard à la nage… La profondeur du conduit ne cesse d’augmenter. Soudain, le vide ! Un formidable puits vertical, de plus de dix mètres de diamètre, qui fuit dans un dégradé de bleus. Je sonde. Les parois nappées d’argile défilent. Enfin, le phare accroche les détails du fond. Une petite galerie horizontale semble se prolonger vers la gauche… Je suis déjà à moins quatre vingt mètres. Il faut que je m’arrête ! “Une pilule miracle, Docteur Fructus et mister Delauze, je vous en prie, pour que je puisse continuer sans risques !”. Remontée. A moins soixante quatorze mètres, je découvre une saillie me permettant d’accrocher le fil guide. Je suis à plus de mille quatre cent mètres du jour. Pendant le retour, des décapodes albinos me font la danse du ventre….
Encore plus d’une heure de palier air-oxygène avant d’émerger dans la “place de l’étoile”. Je m’accorde deux heures de décompression supplémentaire en surface. Dans son coin, le Decobrain calcule. Lumières éteintes, allongé, vêtement entrouvert, je rêve dans mon cocon. Hallucinations colorées en cavernoscope, son spéléophonique… J’ai la nostalgie du jour. Il est temps de reprendre la route aquatique, avec quelques ivresses au volant.
Sans incidents, je retrouve les bouteilles AGA d’oxygène que Véronique a ligoté sur des stalactites immergées. Elle est là, qui m’attend, dans la première salle, à quarante mètres à peine, et pourtant si loin. A Exactement 3h50 de palier si le cerveau que j’ai au poignet n’est pas un plaisantin. C’est l’épreuve du froid et de l’ennui…
Deux lumières s’approchent. C’est elle ! Enfin une présence ! Nous discutons par écrit. Je déballe les provisions en tube. Il est six heures du matin et je prends le petit déjeuner au lit…. de la rivière. Véronique, transie, fait quelques photos puis, la décompression terminée, m’aide à écluser le matériel. Seul le court siphon 1 nous sépare encore de l’air libre de la grotte…. Après onze heures de plongée, nous émergeons. En guise de salut, le Decobrain m’annonce le temps à respecter avant mon prochain vol avion. Mais je n’aspire qu’à m’envoler vers mon duvet. Heureux.
© Francis Le Guen
LA GROTTE DE LA MESCLA : UNE DEJA LONGUE HISTOIRE
L’entrée, dénoncée par la rivière qui s’en écoule en direction du Var, était connue de longue date. L’eau exceptionnellement chaude a toujours intrigué les spéléologues, dont l’avance était stoppée à une centaine de mètres de l’entrée, par un siphon. C’est en 1965 que Jean-Pierre Maison et une équipe niçoise franchit celui-ci, découvre une salle exondée, et reconnaît un deuxième siphon sur une centaine de mètres, exploit remarquable pour l’époque. En 1972, Georges Moïse es ses amis du Spondyle Club d’Antibes avancent jusqu’à cent soixante mètres. La rivière était en crue. Au retour, pris dans un tourbillon aspirant, son corps disparaît malgré les tentatives désespérées de ses compagnons cramponnés à ses jambes. Notons que ces premières explorations étaient le fait de plongeurs en mer, peu préparés aux pièges des cavernes.
En 1973, l’allemand Jochen Hasenmayer descend une zone profonde, vers deux cent cinquante mètres de l’entrée du siphon 2.
En 1980, deux pointes successives de Francis et Eric Le Guen portent le développement connu du siphon 2 à quatre cent soixante mètres, après un long parcours à moins soixante neuf mètres. Au retour, Eric est victime d’un accident de décompression.
En 1983, Jochen Hasenmayer découvre la branche remontante et franchit le siphon 2 au bout de sept cent soixante mètres. Il s’arrête devant une impressionnante cascade et ne peut, avec son volumineux équipement, l’escalader pour voir au-delà.
En 1986, Didier Sessegolo, de Grasse, et un collègue niçois refranchissent le siphon 2, avec pour objectif le siphon 3 qui s’ouvre au sommet de la cascade. A la suite de diverses erreurs, l’échec se transforme en tragédie : un plongeur se noie à deux cent mètres de la sortie.
En Janvier 1987, Francis Le Guen échoue devant la cascade : un trop grand débit d’eau l’empêche de la remonter. Le 13 Juillet 1987, Didier Sessegolo aidé de Jean-Claude Tardy réussit à explorer le siphon 3 sur deux cent mètres. Il doit s’arrêter à cause de violents maux de tête.
Dans la nuit du 26 au 27 Juillet 1987, Francis Le Guen remonte le siphon 3 sur cinq cent mètres et atteind la profondeur de moins quatre vingt mètres. Le conduit noyé continue toujours. Histoire à suivre…
Je pense que ce terminus à été dépassé depuis, par un spéléo anglais je crois. Si vous avez des infos plus précises sur l’état de l’exploration de cette source, faites nous en part.
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Publié par Fran6 dans Médias, Plongée
On nous l’annonce depuis longtemps comme l’avenir de la télé, la panacée universelle : c’est la VOD, comprenez la vidéo à la demande. La possibilité de regarder ce que vous voulez, quand vous le voulez, sur le terminal que vous voulez. Une manne annoncée pour les producteurs qui revaloriseraient ainsi leur catalogue. Et un vrai plus pour les “vidéodemandeurs” qui peuvent télécharger les programmes de leur choix. Mais dans les faits, tout cela démarre leeentement.
J’ai donc été surpris de découvrir que le site Vodéo proposait l’intégrale des Carnets de Plongée, soit 13h56 de programme au prix de 51,99 € (j’aime le ,99… Les prix sont tirés au maximum ;-)) Voilà qui devrait répondre aux attentes de tous ceux qui se lamentaient de ne pouvoir se procurer les DVD. On peut aussi visionner des extraits, se constituer des listes…
En cherchant bien (il faut repasser par la fonction recherche du site Vodeo) on trouve aussi 17 autres films de la série “La Route de l’Eau” diffusée sur France 3 et Voyage. L’eau douce à découvrir, pour ceux qui ne connaissent que ma facette “eau salée”.
Et vous : vous en pensez quoi de la VOD ? Serez-vous utilisateur ?
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Publié par Fran6 dans Plongée
Je suis en train de siphonner le contenu de mon ancien site pour en intégrer certaines parties sur ce blog. Rien que du bonheur… Je suis retombé sur ce récit d’une exploration qui n’est pas nouvelle puisqu’elle date de 1987 mais dans lequel j’ai retrouvé le délicieux frisson de la plongée souterraine. Je vous la livre “brut de Joomla”. Attention, on est ici très loin des lagons, des vacances de rêve, de la plongée loisir et du concept de la saison 4 des Carnets de Plongée
Voyage aux boues de l’enfer
L’exploration en plongée du Creux Jeannin (Haute-Marne)
Début Octobre 1987. De retour des Maldives… En partance pour Cuba…Risquant de sombrer à jamais dans la langueur des tropiques, il était temps de se replonger dans les rigueurs du terroir. Un coup de fil providentiel allait m’en offrir l’occasion.
“Le Creux Jeannin est clair” ! Jean-Marie Longobardi, un de nos amis bourguignon est formel : l’eau s’est subitement éclaircie en quelques jours, sans doute en relation avec l’assèchement du canal de Bourgogne qui a lieu tous les dix ans pour réfection. Il faut faire vite… Je ne suis pas très chaud : Octobre… Les intempéries… Coucher dehors… Et puis, des années auparavant, j’avais déjà essuyé une cuisante défaite dans cette source sans charme ; à 9m de profondeur, avec une visibilité dépassant par endroit 10cm, je m’étais engagé dans une abominable étroiture à laquelle mes 90Kg avaient absolument renoncé à se conformer. Sans compter que Robert Lavoignat, puis Bernard Le Bihan en 1980, avaient déjà exploré 650m de galerie dans cet enfer, alors à quoi bon ? Il est si doux parfois de renoncer…
Et voilà qu’un obscur, un sans grade, transfuge du Spéléo-Club de Dijon, trépignait au téléphone en m’assurant qu’une occasion comme celle-là ne pouvait se refuser. “De la première assurée” disait-il, présageant de mes motivations… et de mes capacités. Evidemment, de l’eau claire… Dans mon dos, Véronique chargeait déjà le camion.
A travers la bourrasque, sur le bitume de nos espoirs, l’automne distribuait déjà ses feuilles de route.
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Publié par Fran6 dans Plongée, Voyages
En ce moment, je nage dans le luxe ! Du moins dans ses brochures. Vous le savez, c’est le thème choisi pour la nouvelle saison des Carnets de Plongée dont la production a commencé ; vous faire découvrir l’univers du très haut de gamme appliqué à la plongée. J’ai eu l’occasion de goûter ce type de séjour aux Seychelles et m’est venu l’envie de vous faire partager l’expérience à l’occasion d’une nouvelle série télé qui ne sera pas ostentatoire mais pleine de surprises, faites moi confiance !
J’en étais donc à fouiller dans les brochures, virtuelles pour la plupart, pour constater combien ce type d’établissement est capable d’offrir des prestations originales autour de la plongée et parfois une nouvelle approche. Tel l’hôtel Conrad aux Maldives situé sur les îles Rangali, au sud de l’atoll d’Ari. Évidemment, quand j’ai arpenté les lieux en kayak de mer, il y a déjà longtemps, nous avions du mal à trouver de l’eau douce. Alors un palace… Mais c’est le sens de l’histoire…

Yoga et plongée
L’originalité (ou l’accroche marketing) du Conrad Rangali est d’avoir associé la plongée et le Yoga dans un environnement de grand luxe. Pour mémoire, le Conrad Maldives Rangali Island est situé dans l’un des atolls les plus pittoresques des Maldives. Il ne propose pas moins de 3 expériences différentes sur deux îles, reliées par un pont et entourées d’un récif corallien et d’un magnifique lagon. Le resort regroupe 50 Water Villas parmi les plus luxueuses des Maldives, 79 Beach Villas exotiques et 21 magnifiques Spa Water Villas – le nec plus ultra du luxe. Et le Yoga dans tout çà ?
“Passionnée de plongée, Katy Appleton a depuis longtemps découvert les bénéfices que la pratique du yoga pouvait apporter à l’expérience de la plongée sous-marine. En partenariat avec l’équipe du centre Sub Aqua de plongée sous-marine du Resort, Katy Appleton va proposer deux sessions différentes : «Découverte Plongée/Yoga» pour les débutants et «Yoga sous-marin» pour les plus expérimentés. Cette dernière session représente 60 minutes de pratique de yoga, centrée sur la relaxation du corps et de l’esprit, dans le but de réduire la consommation d’oxygène et d’apprécier au mieux cette expérience. Puis un bateau de plongée mis à disposition permettra de mettre en pratique l’acquisition de ces nouvelles capacités.”
Le Yoga, comme toute technique de relaxation, ne peut être que bénéfique pour la plongée et de “grands plongeurs” l’ont utilisé. Je suis plus septique sur ce qui suis (tiré tout droit du communiqué de presse) mais chacun se fera une opinion…
“La visite de Katy Appleton s’inscrit dans le cadre d’un séminaire complet, « la Voie de l’Equilibre », qui va se dérouler au Spa Retreat du Conrad Maldives, du 20 au 30 Octobre prochains. Ce séminaire complet permettra aux clients du Conrad Maldives de côtoyer trois spécialistes reconnus des thérapies holistiques, comptant parmi les meilleurs au monde.

La spécialiste du Yoga Katy Appleton sera en effet accompagnée de Dorinda Roseberry, spécialiste du travail sur les énergies, et par le grand maître Reiki Nikon Banjerdlert. Les clients auront la possibilité de choisir parmi une gamme d’options allant de cours particuliers avec ces praticiens aux sessions se déroulant sur plusieurs jours, incluant soins aux spa, fitness et cours de yoga ainsi que des consultations avec les 3 spécialistes et la naturopathe du Resort. La session « Osmose Plongée et Yoga » est proposée au prix de 200 $.”
Quoiqu’il en soit, cela ne retire rien à la magnificence des lieux et les plongées doivent être à la hauteur… Et si, à titre de repérage pour les Carnets 4, je me laissais happer par la zen expérience… Mmm… Oui mais j’ai dis et écris que je ne retournerais pas aux Maldives !
Quoique…
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Pour cette dernière plongée, je reprendrais bien un peu de poisson… Direction le récif Barracuda. Avec le sentiment très particulier associé à “la dernière plongée”, je glisse dans l’huile bleue. Et survole les plantations de gorgone, les rides de sable blanc. Équilibre impeccable, couchage dans l’eau confortable, accessoires étanches et bien ajustés : j’entends profiter de cette “dernière” avec une acuité qui m’étonne moi même. Un peu d’ambiance, entre deux eaux, entre mer de sable et nuage, immatérielle turquoise… Un peu de flore dans le métronome des gorgones déroulant leurs cheveux d’Ange. Des éponges pour rendre le tout confortable… Et un peu de faune : un poisson ange français virevolte là bas. Port remarquable, robe racée : il se tient manifestement à distance du roturier que je suis. Il me faudrait le luxe d’attendre…

Un chirurgien bleu répond par contre tout de suite à mes voeux. Et présente son meilleur profil. Et son rasoir dressé sur la caudale… Dans une éponge à trois coups, je repère de l’agitation : trois crabes diadème en pleine querelle de voisinage. Je jette mon dévolu sur celui qui semble faire des pointes, à l’orée de son éponge. Mais comment l’éclairer ? Je suis si prêt que le flash ne peut être dans l’axe. En sous exposant largement, je choisis d’éclairer à travers la transparence de l’éponge en collant le flash dessus. Une sorte de réflecteur naturel… Qui m’a permis d’isoler sur fond noir le crabe minuscule.
Une plongée sous le signe du crustacé puisque nous avons (re)vu ce crabe minuscule camouflé d’éponges noires, qui ne ressemble à rien ! Mais aussi… La langouste, et deux araignées de mer avec des pinces d’onanistes professionnelles… Mais surtout, j’ai enfin vu l’emblème de la plongée caraïbes : ce minuscule coquillage léopard qui vit en symbiose avec les gorgones mauves. Ça tient à rien des fois hein ? Mais ça m’aurait vraiment “troué le sac” de passer à côté sans le voir. D’autant qu’il y en a plein. Il paraît… Comme de tortues vertes, comme d’hippocampes oranges, comme de cocktails bleus… Pfff… Allez : un petit étal de poissons, pour la route…
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Si vous aussi vous voulez faire ce voyage, consultez Blue Lagoon et Phocea Riviera Maya.
Un voyage d’achevé : 10 de retrouvés ? Peut-être… A l’heure qu’il est je prépare en tout cas le suivant. Ce sera la Thaïlande, le Sulawesi ou… Cuba !
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Publié par Fran6 dans Plongée, Voyages
Faible profondeur pour cette deuxième plongée de la matinée, donc. Nous survolons un décor assez banal mais couvert de poissons. Surf sur écailles, raft sur nageoires, descente de caudales : l’impression d’avancer sur un tapis de poissons ! Différentes espèces de lutjans pour la plupart, qui n’en finissent pas de couler.
Nous croisons en chemin une tortue, en train de faire son ménage dans les coraux, éponge au bec. Oui, c’est d’un banal… Un petit salut, et on passe notre chemin. Personne ne s’arrête plus pour une tortue aujourd’hui…
Une petite roche qui ne paye pas de mine ? C’est l’objectif ! Rétrofusée, atterrissage dans le sable, juste devant un gros poisson pierre presque entièrement camouflé. Et je dérive dessuuuuus… Grand écart, abdos (ou ce qu’il en reste) rentrés, lumière, cadrage, photo !
C’est alors que je vois la roche se détacher de sa base et se mettre à flotter… Une illusion d’optique quand on prend comme point fixe le banc énorme d’alevins qui fuit par les 3 orifices de la grottes. A l’estime, nous pénétrons dans le tunnel entièrement occupé par des millions de poissons. Ce ne dont d’ailleurs pas des poissons de verre mais des alevins d’une autre espèce (des tazards ?).

Je ne me lasse pas de jouer avec les poissons en banc. Même si des algorithmes puissants sont aujourd’hui capables de simuler la dynamique du banc de poisson, il est toujours agréable de se confronter avec l’original. Puiser à pleines brassés dans ce nuage vivant. Se faire démiurge le temps d’écarter les doigts. Sculpter cette lumière liquide. Comprendre ces organismes qui semblent n’en faire qu’un seul… Comme nos cellules et notre corps tout entier peut être considérée comme un agrégat de bactéries symbiotiques. Spectacle stimulant, si bien que nous allons passer toute la plongée (de plus d’une heure et demi tout de même) dans cette cavité sans charme si ce n’est cette fontaine de poissons, toujours recommencée.
Le jeu étant d’arriver à distinguer mon docile modèle dans le délire ichtyologique ! Des bourrasques vivantes nous fouettent, soulèvent le sable à leur suite. Le banc se calme, gonfle puis explose à nouveau, surligne les fissures, disparaît comme un gaz détendu pour se recondenser là bas…

Avec mon modèle plus à l’aise dans l’immobilité des grottes, nous avons bien du mal à synchroniser nos efforts pour conduire le banc de poisson ou l’objectif l’exige, c’est à dire un endroit non prévu par la nature. Le plongeur calé dans son hublot de lumière, il ne me reste plus qu’à me placer, ultracambré. Laa… Flash réglé… Envoyez les poissons ! Et c’est là que ça se gate. Je n’ai pas 4 bras ! Alors, de temps à autre, je libère ma main gauche en calant le caisson avec le masque et exécute de sans doute ridicules passes de muleta, gestuelle vaguement disco, saluts militaires, anathèmes définitifs pour “diriger” les poissons dans le cadre. Chef d’orchestre sans musiciens, je dois surtout passer pour un grand malade au yeux de mon modèle qui depuis le début, me fixe. Etrangement…
Si vous aussi vous voulez faire ce voyage, consultez Blue Lagoon et Phocea Riviera Maya.
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