Poissons de Playa del Carmen

Playa del Carmen - VersPour la deuxième plongée, un fond de 14 mètres suffira. Le courant, pratique, permet de dériver le long d’un mini tombant et de parcourir un maximum de chemin. Objectif hippocampe ! J’ai changé d’objectif et suis passé à la macro : on va regarder les poissons dans le blanc des yeux !

Premier arrêt sur un corail « cerveau de Neptune » truffé de vers multicolores qui se déroulent en cônes et escamotent leurs plumets à la moindre alerte. On ne respire plus !

Playa del Carmen - Poisson coffreCet alors que je rencontre le cauchemar du photographe sous-marin : un poisson coffre noir à poix blancs (bonjour le contraste !), littéralement sans queue ni tête, et de la taille de l’ongle du pouce ! Non content d’être une gageure à photographier en l’état, l’animal n’arrête pas de virevolter en tous sens quand il ne fait pas la toupie : il semble que le créateur ait doté ce poisson d’un corps inadapté à ses nageoires… Un peu comme la barque marseillaise de Pagnol qui tournait sur place avec sa trop grosse hélice…

On ne dira jamais assez l’intérêt qu’il y a à observer, immobile. Il faut changer d’échelle de vision et se concentrer sur 1m2 de paysage : alors le mini récif s’anime et révèle quantités d’animaux souvent méconnus. Un micro syngnathe chevelu d’algues, un crabe camouflé d’éponges, moult poissons juvéniles à la robe différente des adultes, poissons mimétiques parfaitement camouflés, crevettes invisibles à force d’être translucides… Et les poissons, curieux de nature, de s’approcher du plongeur apaisé, immobile, mesurant ses expirations. Ce poisson-ange royal qui rend fou le photographe acharné à le poursuivre vient de lui même se faire tirer le profil ; le mérou va venir bailler devant votre objectif ; la murène rassurée n’en fera plus qu’à sa tête ; la langouste va sortir, sur la pointe des antennes…

Playa del Carmen - HippocampeChemin faisant, nous croisons encore deux tortues avec leur escorte de pourceaux (espagnols). Banal, la tortue… Mais voici venu l’instant hippocampe. Un beau spécimen vermillon dodelinant comme une feuille vivante dans le courant. Occupé à le cadrer de très prêt, j’observe son mode de chasse : solidement assuré par sa queue de boa enroulée sur une gorgone, il ploie lentement son torse chevalin vers le sol, se rapproche et hop, il gobe un minuscule crustacé. Précis, et gastronome : j’ai l’impression qu’il mâche !

Voilà 1h30 que nous sommes sous l’eau et bien qu’il me reste beaucoup d’air, nous décidons d’abréger là cette plongée naturaliste. La richesse d’espèces est fantastique. A titre d’exemple, vous trouverez dans la poissonnerie ci-dessous quelques-uns des poissons photographiés au cours d’une seule séance…

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Demain, avec Nicolas, un spéléo argentin, nous allons explorer un cénote extraordinaire ou vit un alligator… Et une surprise : vous croyez connaître l’eau ? Je vais vous en montrer de 3 sortes différentes…

Si vous aussi vous voulez faire ce voyage, consultez Blue Lagoon et Phocea Riviera Maya.

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8 commentaires sur “Poissons de Playa del Carmen

  1. Ver « sapin de nöel », « Cheval » de mer… poisson « Pitalugue » 🙂
    Qu’est ce que la nature est belle! Moi aussi j’aime délimiter une zone d’observation chirurgicale… c’est hallucinant ce qu’on peut louper, et qu’on ne voit qu’aprés sur les photos !

  2. Superbes clichés, je retrouve les poissons que je croisais au grès de mes errances dans les Caraïbes, je ne m’en lasse jamais, mais comment ne pas être scotché devant une si belle nature, le monde est vraiment beau !

  3. Merci pour ce divin voyage de photos toutes aussi belles les unes que les autres…J’aimerais en partager une, comment puis-je l’envoyer?
     

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