Voilà une grande question qui fait souvent débat. Les appareils photos numériques donnent souvent le choix (ou ils le devraient) du format d’enregistrement, en RAW ou JPEG. Caisse ; aquoice ? Rappelons d’abord quelques définitions.

Le RAW (pour faire ultrasimple et sans jargon) c’est le format qui enregistre les données brutes fournies par le capteur. Beaucoup de ces données excèdent le domaine de perception de l’oeil. La sensibilité du capteur est exprimée en millions de pixels, d’ou la surenchère de millions ces dernières années. Mais il y a un autre paramètre très important à prendre en compte, c’est la taille de ce capteur. La plupart des numériques sont munis d’un capteur de petite taille, ramenée à « la bonne taille 24×36 » par des extrapolations numériques, et donc avec pertes. Quelques modèles haut de gamme possèdent des capteurs 24×36 natifs : la qualité est incomparable. Évidemment, c’est plus cher, plus lourd, plus tout… Deuxième corollaire : plus le RAW est détaillé (capteur 24×36 et 12 millions de pixels par exemple) plus il est lourd et plus il est long à inscrire sur les cartes. Et bien sûr, chaque fabricant fait son Raw différent… Raison pour laquelle l’option d’enregistrement par défaut de la plupart des appareils est le Jpeg.

raw jpeg photo numerique

Le Jpeg est un format qui a été créé historiquement par le Joint Expert Photograpic Group afin d’alléger suffisamment les images pour un affichage correct sur le web au temps du bas débit. Ceci à l’aide d’un algorithme très puissant mais au prix d »énormes approximations dans certaines zones de l’image. C’est léger, c’est rapide, mais : c’est destructif, autrement dit on ne peut pas revenir en arrière. Il faut bien comprendre que l’image jpeg que vous allez retravailler (qui a déjà été compressée par l’appareil lors de la prise de vue, avec perte), va perdre encore 80% de son information à chaque enregistrement. Au bout de 3 manipulations/enregistrements, vous n’aurez plus qu’une bouillie de pixel. Autant faire de la peinture !

Sur les appareils entrée de gamme, il n’y a pas le choix : c’est jpeg ou jpeg ! Si c’est possible, réglez tout de même la taille de ce jpeg sur maximum. Le but est d’enregistrer le maximum d’informations. Sur les autres appareils, vous aurez le choix entre raw, et plusieurs types de jpeg. Pour ma part, j’enregistre en raw (pour le traitement ultérieur) ET en jpeg grande taille lissé pour la prévisualisation et en « secours ». Cela fait des photos qui pèsent plus de 10 Mo mais les appareils pros permettent de mouliner tout ca en temps réel et même au moteur…

A chaque fois que cela est possible, et si cela ne ralentit pas votre appareil au point de le rendre inutilisable, travaillez en Raw !

Et maintenant, qu’allons nous faire de ce Raw, bourré d’informations invisibles à l’oeil ? Dans le prochain post, nous parlerons justement du « développement » de ces fichiers Raw et des outils pour le faire.

Plus d’informations sur le sujet sur l’excellent site belge declencheur.com, avec des podcasts !