A lire sans relache les pionniers, j’ai nommé Philippe Diolé, vous prend soudain l’envie de renouer avec cette plongée d’antan, quand les « hommes grenouilles » se comptaient sur les doigts d’une palme. Quand pour découvrir le bleu de la Méditerranée il n’y avait d’autre recours que de plonger du bord, à l’aventure…

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés par une belle après midi, à l’ouest de Marseille, dans la calanque de l’Escalette au débouché de laquelle je connaissais un petit sec charmant.

Grand soleil, temps clair, à peine si un vent léger hésitant entre mistral et tramontane venait rider la surface de l’eau bleue…

Mare Nostrum

Un mini port en contrebas de la route, 3 bateaux, un restaurant à l’abandon, et quelques mètres carrés d’eau claire… Un escalier souterrain permet en principe d’accéder à ce port caché mais voilà, harnachés comme des baudets, nous trouvions un porte. Fermée, comme il se doit. Jurons, détours, et accès encore plus « commando » au travers des pièges calcaires de la calanque. Renouer avec le passé oui, mais en 50 ans, la chair s’est amollie et nous avons revêtu des 7mm en guise de « chandail »… A 50 m du bord, la roche affleure et offre des petits tombants jusqu’à une quinzaine de mètres de profondeur. Bancs de castagnoles, de sars, de saupes (qui peux !) et des gorgones plutôt abondantes, des girelles, des tuniciers et autres gobies : de quoi singer de plus prestigieuses plongées… Et soudain, au détour de la roche moussue, cette vision : la Méditerranée éternelle…