Un récit et un roman de plongée pour la rentrée ! On est gâté… Le premier porte un titre à la Audiard : Le Têtard vide son sac ! Et croyez moi qu’il est gros le sac de Gabriel Di Domenico, alias «Le Têtard»… Au fond de ce sac, il a trouvé de nouveaux récits d’aventure, inédits et authentiques. Comme dit le communiqué de presse… En fait, la vérité la voici : Après 4 bouquins de souvenirs, Gaby ne voulait plus écrire. Plus rien à raconter, disait-il. Or, occupé à concevoir le premier numéro du magazine plongeur.com, il advint que je cherchais désespérément des auteurs. J’appelais Gaby et lui annonça qu’il devait m’écrire un court récit… Pour tout de suite. Oui, lui qui ne voulait plus écrire…  Quelques jours plus tard, il m’apporta directement à la maison quelques feuillets manuscrits, à même le bloc, me racontant du même coup ce qui suivait et ce qui précédait l’histoire… A moi la frappe ! Mais ce fut un plaisir. J’eus tout le temps d’apprécier le texte, presque sans ratures : c’était comme toujours excellent. Un don d’écriture instinctif, sans recherche artificielle de “style”. Le style de Dido c’est son coeur, ses tripes et son incroyable vie. Gaby parle comme il écrit : Des histoires marseillaises, suffisamment belles pour être vraies. Un roman ; un scénario !
Ce fut comme si j’avais simplement changé les piles du têtard : celui-ci continua frénétiquement à couvrir son bloc de signes, caché dans les fonds de son voilier ancré sur le Vieux Port. Après un temps anormalement court, il m’annonça : « j’ai fini le cinquième bouquin… Té, mais c’est le dernier ! »
Alors, au menu de ce cinquième opus : mille personnages ébouriffants, cocasses ou dangereux, bagarres, accidents de chantier, coups de gueule, coups de foudre, anecdotes palpitantes se succèdent à un rythme endiablé, de Marseille au Nigéria. Émouvants souvenirs du quartier d’Endoume, démêlés avec le «milieu» marseillais, récit du différend qui lui valut d’encaisser… 2 balles de 11,43 ! Y figure un morceau de bravoure, une lettre adressée au célèbre PDG de la Comex, Henri-Germain Delauze… Gagner sa vie dans le monde du silence n’empêche pas d’être une “grande gueule” de la plongée !

Le têtard vide son sac : L’Ancre de Marine.

Pilleurs d’amphores

Pourtant pas à sec de souvenirs, les Loridon’s nous gratifient cette fois d’un roman, un vrai. Une totale fiction. Picaresque, feuilletonnesque, harengsauresque… Qui sont ces pilleurs que vous allez découvrir ? Notre héros, Julien Troubarède, un jeune gendarme devient chef de la brigade de Porquerolles, son île natale. Il va en découdre avec la bande de La Seyne, celle du Fulvio Palombaro, en lutte contre celle de son cousin Tittin Corniflouille de Porquerolles. Viendront les rejoindre, son collègue Dospinard un adjudant à l’ancienne, un douanier corse à la mentalité très insulaire comme on peut s’y attendre, un richissime américain Jonh. W.Slipmann le roi de la lingerie féminine et quelques autres comparses. Sans oublier pour conclure, un politicien véreux qui croit s’en sortir facilement, mais qui n’a pas pensé à la fiancée du gendarme, la belle Magali qui ne va pas le manquer. Comme on peut s’en douter, la fin ne sera pas morale, le maréchal des logis chef Julien Troubarède sera muté pour excès de zèle, avec néanmoins un galon supplémentaire. Ses nouveaux ennemis le voulaient dans les brumes du Nord, mais sa hiérarchie le soutiendra et le fera nommer sur un atoll polynésien. Il reviendra parmi nous, dans quelques temps, quand nous aurons terminé le manuscrit des « Jaunets du Ville de Grasse » ou dans celui du « Mystère du Donator ». Loridon serait-il en passe de devenir le Léo Mallet de la plongée ?

Pilleurs d’amphores – Les presses du Midi.
Commander : Chèque de  17 €   (15 € + port  2 € ) à l’ordre de : Gérard Loridon, 722, chemin des hoirs. 83140 SIX FOURS les Plages.