Eh oui, je suis sur le point de vous révéler enfin le mystère de la grande pyramide. Rien que çà ! Vous avez sans doute lu cet album d’Edgar Paul Jacobs, héritier de la « ligne claire » d’Hergé.  Il y avait des eaux souterraines, des crocodiles, des trésors et des codes secrets… Ce qui a enchanté mon enfance et sans doute orienté mes errances futures… Mais la grande question reste : pourquoi cette forme de pyramide ?

Lors de son voyage en Egypte, l’humoriste Mark Twain remarquait déjà la paresse des ouvriers égyptiens : « ils ont commencé large mais, au fur et à mesure des travaux, ont relachés leurs efforts, si bien que la construction part en pointe… » Blague à part,  personne n’a trouvé le secret ? Raaaaaaa… Enfin Ra, tout court ! En effet, ces pyramides, ultime demeure du pharaon, étaient dédiées au dieu solaire Ra. Et peut être plus littéralement qu’on ne le pense.

Du feu de Dieu !

Nous avons tous observé la dispersion de la lumière à travers les nuages lointains. Les rayons divins… Ces « rayons crépusculaires », godrays ou sunburst sont une beauté de la nature et je les utilise très souvent dans mon travail de photographe, comme ici sur le lac Malawi. Ou, à l’inverse, sous l’eau, au Mexique

Et j’ai été frappé par une évidence. A mes heures perdues, je bidouille sans arrêt des logiciels de génération de paysage. Par exemple cette image de Gizeh bricolée avec les atmosphères volumétriques de Vue 8. (Je viens de faire un lapsus clavier : art mosphères !). Mais revenons à nos rayons. Oui, la forme de la pyramide s’inspire des rayons divins…

L’apparition de ceux ci provoque toujours une émotion. Pour une civilisation basée sur l’observation de la nature, il est « naturel » d’y voir une influence divine. Pour échapper à l’attraction terrestre, la solution s’impose : il faut s’élever ! Imaginons donc que la pyramide était un escalier pour que pharaon monte au ciel. Ou que Ra en descende…

Nous n’avons d’ailleurs pas fait autrement avec les cathédrales dont les flèches pointent vers le ciel… Plus près de toi, mon Dieu… Pour aller dans l’au delà, il suffirait d’y monter par l’escalier des rayons ! Une thèse d’ailleurs assez actuelle puisque Hans Moravec (le pape de la robotique au MIT) a imaginé des ascenseurs pour l’espace. En fibre de carbone. Qui s’incurveraient avec la rotation terrestre comme des roseaux penchants. Et nous déposeraient direct en apesanteur dans l’espace… Juste à côté de Dieu. Mais ceci est une autre histoire…