Ces derniers jours vous avez été nombreux à me poser des questions sur mon matériel de prise de vue et à jeter des regards intéressés sur ces drôles de caissons. Précisons tout de suite que le matériel ne fait pas le photographe. Mais quand même 😉

Alors je ne saurais trop conseiller aux amateurs de belles images de s’équiper comme les pros. C’est plus cher au début mais, trois noyades plus tard avec du matos bas de gamme, on s’y retrouve !

D’abord, les coordonnées de mon fournisseur : Plongimage. Demandez Hubert Lacour ou Paul-Henri Adoardi. Ce sont des gens sérieux et compétents, techniciens passionnés et plongeurs. Eux, savent ce qu’ils vous vendent…

Sea&Sea sex and sun…

Voilà donc plus d’un an que je teste et utilise le matériel Sea&Sea dans les pires conditions de terrain (des pistes du Botswana aux icebergs du Groenland, pour résumer) et ce sans un seul pépin, ce qui est rare, croyez moi !

J’utilise depuis longtemps les boîtiers et optiques Canon mais ce caisson existe aussi pour les Nikon.

Côté boîtier justement, j’emploie le Canon EOS 5D. Entre autres avantages, il dispose d’un capteur réellement 24×36 ce qui, plus que la définition en pixel (énorme tout de même), fait toute la qualité de l’image finale. On peut ainsi agrandir la photo d’un facteur 3 sans trop de pertes et ainsi isoler un détail intéressant ou faire de la « fausse macro » avec un grand angle… Autre avantage, plus subjectif, les optiques sont les mêmes qu’avec les « anciens » 24×36 argentiques. C’est ainsi que j’utilise un 20mm qui est un « vrai » 20mm et ne devient pas un espèce de 20xrapport de grandissement du capteur = n’importe quoi millimètres… Ceci pour les photos « grand angle » associé à un dôme compact qui est suffisant dans la plupart des situations.

Pour les photos mi-air/mi-eau, il vaut mieux utiliser le dôme « grand format » dans lequel on peut mettre un 14mm. Pour la proxi/macro, un hublot plan et un 50mm macro avec une lampe pilote pour aider la mise au point automatique qui a tendance à « pomper » en basse lumière. C’est un bon compromis pour réaliser des photos « proxi » entre 1 et 3m de distance et de la petite macro. Pour les inconditionnels de l’œil de crevette, il faut passer au 100 voire au 200mm macro (parkinsoniens s’abstenir). On utilise le même dôme mais avec une rallonge vissante à la base du dôme. Côté caisson, rien à dire. C’est du costaud, en fonte d’aluminium. Tous les réglages de l’appareil sont accessibles, même si je n’en utilise qu’une petite partie (trop de boutons tuent les boutons…) Le viseur est excellent et l’écran LCD d’une taille confortable.

Et la lumière fut

Côté éclairage (l’essentiel en photo sous-marine), j’ai 2 petits Sea&Sea qui fonctionnent avec 4 piles bâton soit une autonomie de confort de 8 Go, c’est à dire près de 270 photos à pleine résolution (RAW + JPEG lissé). Par contre, il faut travailler en manuel (c’est beaucoup mieux, de toute façon) car ils ne gèrent pas le TTL. Un seul reproche : le temps de recharge de quelques secondes, ce qui est trop long pour un excité du déclencheur comme moi. J’ai souvent des photos noires, n’ayant pas la patience (ou le loisir) d’attendre que les condensateurs soient pleins. Allez Hubert, un beau geste : les mêmes mais en plus RAaaapides !

Question couverture j’ai été agréablement surpris de constater qu’ils couvrent largement le 20mm. Veillez à mettre le diffuseur. A par çà, étanchéité parfaite et pas une seule panne de synchro. Encore une fois, c’est très rare…

En complément, j’utilise une collection de phares Bersub soit portés par les sujets, soit montés sur le caisson. En jouant un peu sur la sensibilité, il est même possible de faire de belles photos sans flash, uniquement à la lumière continue des phares… J’ai peut être été un peu trop technique… Si ces sujets vous intéressent, faites le moi savoir : j’en écrirais d’autres. Un problème photo ? Posez vos questions !