L’écrivain

Auteur de 8 livres, co-auteur de 2 autres, de DVD et produits interactifs. Mes voyages et mes explorations, la mer, les eaux douces, le monde souterrain sont à la base de mon inspiration et de mes récits même si je me tourne de plus en plus vers la fiction.
Actuellement, écriture d’un livre interactif pour l’iPad et d’un premier roman.

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Livres

Narcoses

Glénat – 2012

Création d’une nouvelle collection de livres de plongée : Carnets de Plongée chez Glénat. Carnets de plongée est une collection de livres inspirée par la série télévisée «culte» des plongeurs. Des récits, des histoires, basés sur le vécu, l’expérience, le dépaysement, le frisson… Chaque volume de cette collection aborde un thème cher aux amoureux de la mer et de la plongée. De quoi vibrer au travers des aventures des plus grands plongeurs d’hier et d’aujourd’hui et les anecdotes les plus étonnantes.
Avec «Narcoses», Francis Le Guen nous entraîne dans les abysses, terrestres et marines. Un voyage initiatique aux quatre coins de la Planète Bleue : Mexique, Indonésie, Philippines, Maldives, Bahamas, Egypte, Nigéria, Djibouti… Mais aussi en Bretagne, en Grèce, en Sardaigne ou en Allemagne… Basé sur sa propre expérience ou celle d’autres explorateurs passionnés, ces histoires nous plongent dans les fonds marins, les grottes et puits sans fond, les vortex et tourbillons… Entrez dans l’ivresse des profondeurs, la narcose… Suivez les coulisses des tournages, avec des plongées parfois «limites»… Découvrez des hommes et des femmes d’exception et leur passion de la découverte. Un grand vent de liberté souffle dans les récits de ces conquérants de l’impossible. La liberté, parfois, d’aller trop loin… Narcoses est un voyage intérieur aussi. Le récit d’une initiation. En profondeur…

Quelques extraits ?

Tous les articles du blog sur la collection Carnets de Plongée chez Glénat ?

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La spéléologie

Chêne – Hachette 1996
Grottes, gouffres, rivières… Les comprendre, les explorer.

L’AVENTURE SOUTERRAINE
Le monde souterrain est l’un des derniers domaines vierges de notre planète, au même titre que les fonds océaniques ou l’espace inter-stellaire, tout en étant beaucoup plus accessible. Et pourtant, on connait mieux la face cachée de la Lune que celle de la Terre ! Le fond des gouffres géants est encore loin d’être atteint, et le secret des grandes fontaines n’est pas encore élucidé. Toutefois, depuis quelques années, les découvertes se succèdent, révolutionnant nos connaissances. Telle grotte de Roumanie révèle une faune évoluée, vivant sans oxygène et sans lumière. Telle autre, livre après une plongée en mer, un sanctuaire pariétal unique en Méditerranée. On exploite aujourd’hui des bactéries capables de restaurer des monuments d’hier en sécrétant du calcaire. Des pays arabes font fleurir le désert en captant une eau profonde qu’on croyait perdue à jamais… Oui, ce monde secret n’est pas avare de points d’exclamation !

Plus encore qu’une tache blanche sur la carte de nos certitudes, le domaine des profondeurs est une formidable école de nature, injustement dédaignée. Profondeurs non seulement utiles mais sans doute indispensables, comme le pressentent les dernières hypothèses sur l’évolution, car faisant partie de l’écosystème de Gaïa toute entière, cette terre considérée comme un organisme vivant.

Les grottes sont aussi le patrimoine de l’humanité : les sources nous désaltèrent et reflètent nos rêves, les abîmes sont la porte ouverte au royaume de l’au-delà, les cavernes ont abrité nos premiers artistes et restent nos plus beaux musées…

Enfin, la spéléologie, cette Eneïde moderne, est l’aventure par excellence. Celle où l’on côtoie à tout moment le frisson de l’inconnu, où l’on goûte le sel de l’explorateur : mettre le pas là où personne n’est venu avant nous… Car tout reste à découvrir dans cette face nocturne de la terre : les plus vastes gouffres, l’Everest du sous-sol, se cachent encore, quelque-part dans les profondeurs du Caucase, du Yunnan, ou plus prosaïquement en Haute-Savoie !
Dévaler en rappel les gouffres géants du Mexique comme l’araignée sur son fil, au milieu d’une spirale de perroquets verts. Traverser des paysages inimaginables : géodes de cristaux, cascades pétrifiées, salles gigantesques… Franchir, des rapides souterrains en Papouasie, ou pagayer sur les lacs bleus d’Australie, d’une transparence infinie. Plonger dans les puits sacrés mayas, connaître le vertige des abîmes insondés et l’étreinte étouffante du rocher. Observer des créatures étranges qui ne vivent que dans les ténèbres, ou découvrir des momies incas dans une grotte du Mato Grosso ? Tel est ce que peut offrir le monde de la nuit pour qui le parcoure avec respect… Car c’est un environnement fragile : l’eau virginale peut se trouver polluée, les cristaux les plus délicats, élaborés à coups de millénaires, être brisés d’une maladresse, l’insecte rarissime empoisonné de nos déchets… Dans les cavernes, plus encore qu’ailleurs, l’homme doit prendre conscience de son existence en temps qu’élément d’un cosme plus vaste ou il n’est pas le maître ; environnement qui l’englobe, le fait naître, le digère…

Le milieu souterrain est hostile à l’homme. Ses paysages évoquent la crise, ses roches semblent crier. C’est le règne de l’eau glaciale, de la boue gluante, des rocs acérés. Les éléments s’y affrontent avec des fureurs originelles et des fracas d’apocalypse. Au fond des gouffres, rendez-vous est pris avec les forces géologiques…
La spéléo peut être tour à tour un loisir, un sport, une quête du dépassement de soi-même, la recherche du dépaysement ou de sensations fortes pour noyer sous des fontaines d’adrénaline l’ennui de notre civilisation du confort. C’est en tout cas une activité qui peut présenter des risques et doit se pratiquer en équipe, avec un matériel adéquat et la condition physique nécessaire.

C’est à ce prix que pourra être tournée la page du grand livre de l’épopée tellurique, l’histoire du voyageur des roches, l’aventure des noirs désirs et des fontaines de Jouvence…

Les scaphandriers du désert

Albin Michel 1985

Récit du record mondial de plongée souterraine en Australie. Prix de la Société de Géographie.

Emmuré vivant ! Le boyau me serre comme un étau. La boue liquide, opaque et glaciale, comble le moindre vide autour de moi. Je suis un plongeur aveugle, égaré, pris au piège de cette galerie subitement rétrécie, et qui doit pourtant me mener vers la sortie, vers la lumière et l’air libre où m’attends Jean-Pierre, mon compagnon d’exploration souterraine.

Pour l’heure, seul le bruit sourd de mon cœur, que la paroi rocheuse me renvoie amplifié, rythme ma lente reptation tâtonnante. C’est comme si la terre elle même accompagnait mes efforts désespérés : je suis un caillot trop gros dans l’artère de roc qui pulse un sang d’ocre épais et trop rouge.

La sensation est épouvantable. Pour me rassurer, j’allume ma lampe étanche. Je dois la coller contre la vitre de mon masque de plongée pour qu’apparaisse une faible lueur orangée, suffisante cependant pour me réchauffer le moral…

Je suis à une cinquantaine de mètres sous terre, dans les profondeurs du département de l’Yonne, au fond d’une rivière souterraine débusquée un jour par un sourcier moustachu, d’un coup de baguette presque magique.

En plongeant dans le siphon, j’ai laissé tout à l’heure la surface libre derrière moi. Sur le dos, je progresse à l’horizontale, la bouteille d’air comprimé tenue à la main, entre les cuisses. Le passage est si étroit que j’ai dû m’engager sans palmes, les jambes en avant. Du bout des pieds, je détecte les virages du boyau… Je suis parfaitement heureux. J’ai dix-neuf ans, c’est ma première plongée en siphon…

 Le grand livre de l’aventure

Carrère-Lafon 1987

Rédaction des sections plongée, spéléo, expéditions lointaines…

LA GROTTE AUX TRESORS MAYAS
Même à l’intérieur de la caverne, la moiteur tropicale inondait les poumons à chaque respiration. Progressant à quatre pattes dans le boyau rugueux, Robert Vergnes n’avait pas de jurons assez corsés pour l’indigène qui lui avait indiqué ce trou à rats, au coeur du Peten, la jungle centrale du Guatemala. Ramper en effet n’était pas son fort, aussi sa face burinée se fendit d’un large sourire quand il déboucha dans une salle ronde, décorée de stalactites noircies. Du noir de fumée ! Et bientôt, il découvre des cruches, recueillant l’eau goutte à goutte sous chaque coulée calcaire, comme au temps des Mayas, un métate, meule rituelle, attend le maïs sacré que depuis longtemps les figures prognathes n’apportent plus. Avec une longue pique en acier, Vergnes sonde le sol meuble. Frénétiquement, il se met à creuser, et exhibe bientôt à la chaude lumière d’acétylène un superbe pectoral de jade ! La tombe est très riche : statuettes, mouches dorées, bijoux en jade… Vergnes n’avait pas rampé pour rien ! II apportait en cela un superbe démenti à tous ceux qui pensent que les amateurs de cavernes, à l’instar, des alpinistes, sont des conquérants de l’inutile…
Même si les espèces sonnantes et trébuchantes ne sont pas la motivation principale de ceux qui s’enfoncent sous la terre, il arrive parfois que la récompense fasse briller l’obscurité.  Ainsi, grande fut la surprise de cet ethnologue qui découvrit, sur le seuil d’une vaste grotte en plein Mato Grosso, un sanctuaire pré-Inca dont toutes les momies portaient encore les bijoux…
Les trésors souterrains sont parfois plus proches qu’on ne le pense. En trébuchant sur le plancher d’une galerie, un spéléo charentais fut bien forcé de s’intéresser de plus près à la traître protubérance que jusque là personne n’avait remarquée. La couleur jaune l’intrigua. C’était du métal, comme la pointe d’un obus. En creusant, il vit que cela s’élargissait. Devant ses camarades éberlués, il tira bientôt de l’argile un inestimable casque d’or gaulois. Un seul autre exemplaire était connu au monde.
De telles découvertes n’ont jamais encouragé les gens à parler. Et pourtant la loi exige d’en faire la déclaration immédiatement aux autorités compétentes. Dans certains pays, la législation particulièrement floue a permis à quelques aventuriers-pilleurs de faire fortune. C’est sans aucun doute dommage pour l’art. Tous à vos casques : un nouveau Lascaux sommeille encore sous la Dordogne…

Carnets de l’aventure – Grottes et Cavernes

Reader’s Digest 1984

Récit du tournage de l’expédition Nullarbor dans le désert d’Australie.

Au-dessus de ma tête, les bulles d’air sont comme des méduses de cristal. Elles s’enflent démesurément pour rejoindre la surface perdue. Mais bientôt, à leur tour, elles resteront captives sous les surplombs : je viens de pénétrer sous le grand arche de pierre. La lumière du jour ne parvient plus ici, et seuls mes puissants phares frontaux allument des saphirs sur les parois ciselées.
La transparence de l’eau est extraordinaire ; le gouffre qui, dans un dégradé d’indigo, se creuse sous mes palmes donne le vertige. L’aiguille du profondimètre chatouille la marque 50 tandis qu’une douce ivresse des profondeurs m’envahit….

L’aventure a commencé pour nous un mois plus tôt à bord d’un 747 de la Qantas : 25 heures d’ennui délectable dans le ventre du cétacé volant, 25 heures au-dessus des océans pour survoler enfin Adélaïde, capitale de l’Australie du Sud, à 18000 kilomètres de chez nous.
Nous étions venus avec une idée toute simple : battre le record mondial de plongée souterraine dans un siphon géant, profondément enfoui sous le désert du Nullarbor. Mais avant de périr bêtement, – mes amis m’ont toujours traité de « siphonné » – je tenais à visiter en scaphandre une région proche de Victoria, renfermant au dire des initiés des eaux idéalement claires. Cela constituerait en outre une excellente mise en train pour les hommes et les trois tonnes d’équipement ultra-sophistiqué que nous avions amené dans nos bagages.

DVD

DVD Carnets d’expédition

Bac Films 2008

5 DVD avec le journal de bord des Carnets d’Expédition. Dans cette série de 5 films, l’explorateur Francis Le Guen et son équipe nous entraînent à la découverte des grands mythes de l’océan. L’occasion de rencontres étonnantes et d’explorations souvent périlleuses aux confins de notre planète. Mais ces grands films de nature, de voyage et d’aventure nous racontent aussi une histoire…

Les mystères du Gulf Stream – Atlantique
GUADELOUPE – DOMINIQUE – FLORIDE – BAHAMAS – BERMUDES…

«J’ai toujours voulu plonger dans le Triangle des Bermudes pour faire la part du mythe et de la réalité… Mais ce que nous y avons découvert a dépassé mes rêves les plus fous. En route pour la mer de tous les naufrages !»
Où le Gulf Stream prend-t-il sa source ? Pour le savoir, l’équipe suit le flot du légendaire courant jusqu’à son entrée dans la mer des Caraïbes au milieu des cachalots. Aux Bahamas, nous découvrons d’étranges ruines sous-marines : les vestiges de l’Atlantide ? Cachée dans la mangrove, la fontaine de jouvence des conquistadors révèle ses sortilèges mais les requins veillent… Au cœur du Triangle des Bermudes, les épaves se comptent par centaines : le Gulf Stream serait-il responsable ? Un film de Philippe Tourancheau.

L’origine des mondes – Indonésie
BALI – KOMODO – FLORES – LOMBLEN – KAKABAN – BORNEO…

«Nous ne savions pas quelle serait la réaction des varans géants de Komodo quand j’ai décidé de plonger avec eux… Mais c’est sur la terre ferme que l’équipe a frôlé la catastrophe…».
Pourquoi les eaux indonésiennes sont-elles les plus riches du monde en terme d’espèces ? Pour le comprendre, l’équipe va plonger dans les tourbillons mortels nés de la rencontre du Pacifique et de l’Océan Indien. Au cours de ce voyage extraordinaire au pays des volcans, vous allez rencontrer les derniers chasseurs de cachalots au harpon, découvrir des grottes étranges au coeur de la jungle de Bornéo et plonger dans un lac fossile où les méduses cultivent des algues depuis la création du monde… Un film de Luc Marescot.

L’or bleu sous les sables – Afrique
MALAWI – ZIMBABWE – BOTSWANA – NAMIBIE…

«A la recherche de l’eau perdue le long du grand Rift africain, je ne pensais pas que cette aventure nous conduirait à plonger avec les éléphants et les crocodiles ! Et à découvrir une immense réserve d’eau douce sous le désert…».
Le grand Rift africain donnera-t-il un jour naissance à un nouvel océan ? Pour le savoir, l’équipe explore les profondeurs du lac Malawi où perdure la légende d’un bateau fantôme… Après un périple sauvage à travers le delta de l’Okavango, au milieu des hippopotames, des crocodiles et des éléphants, on retrouve l’eau perdue au fond de gouffres vertigineux sous le désert de Namibie. Ici vivent les sourciers San qui perpétuent leur savoir depuis l’aube de l’humanité… Un film de Pierre Stine.

Septentrion – Arctique
ISLANDE – GROENLAND…

«A vingt mètres de profondeur, dans l’eau glaciale, une grotte bleue s’ouvre dans le flanc de l’iceberg. Nous pénétrons dans un autre monde… Je ne sais pas alors que les Inuits vont nous conduire vers un autre iceberg de métal, bolide venu de l’espace…».
Les Vikings qui ont découvert l’Amérique près de 500 ans avant Christophe Colomb ne semblent pas avoir survécu à leur rencontre avec les Inuits. Que s’est-il passé ? Pour le comprendre, l’équipe suit la trace d’Erik Le Rouge. En Islande, explorant les grottes de lave et de glace au milieu des geysers et des failles tectoniques, toute la mythologie nordique prend alors un sens. Naviguant au milieu des icebergs sur la côte ouest du Groenland, l’expédition retrouve dans un village fantôme une plaquette couverte de runes et un fragment de la plus grosse météorite tombée sur terre… Un film de Patrick Luzeux.

Quand rêvent les Moaïs – Pacifique
NUKU HIVA – UA HUKA – HIVA HOA – UA POU – ILE DE PAQUES – ROYAUME DE TONGA…

«Imaginez un îlot dressé en plein Pacifique… Et des millions de sternes essayant de nous empêcher de l’escalader. Mais ce que j’ignorais c’est que l’île était creuse : dans l’obscurité totale, nous avons découvert une véritable mer intérieure…».
Qui étaient les premiers Polynésiens et d’où venaient-ils ? Pour le comprendre, l’équipe sillonne l’archipel des Marquises et découvre à même la roche les signes sans paroles de ces grands explorateurs d’horizon. Au milieu des raies manta et des orques pygmées, les plongeurs entrent dans un étrange sanctuaire au fond d’une grotte sous-marine… Sur l’île de Paques, les colosses de pierre rêvent à l’époque de la conquête ; mais la piste ne s’arrête pas là : au-delà du Pacifique, direction le Royaume de Tonga… Un film de Patrick Luzeux.

DVD Carnets de plongée

MK2 2006

3 coffrets DVD avec contenu interactif sur les 30 épisodes des Carnets de Plongée.

carnets de plongée dvd 1

Les océans, les mers, les lacs et les rivières sont parmi les derniers espaces de liberté de notre planète. Ils sont aussi les réserves d’une faune spectaculaire, plus accessible qu’on ne peut le croire. En vacances, ou le temps d’un week-end, en France ou à l’autre bout du monde, l’émission propose à TOUS de « voir la vie en bleu ». Nous nous sommes donc attachés à définir un guide pratique, ludique et prescripteur, qui soit un véritable outil pour les plongeurs débutants ou confirmés, et une réelle interface entre ces derniers et les professionnels : voyagistes, fabricants, magasins, centres de plongée, moniteurs.

Carnets de Plongée 3

Depuis le début de cette série télévisée, nous avons voulu présenter les écosystèmes les plus variés de notre « Planète-Mère » : des destinations incontournables comme la Mer Rouge, la Corse ou les Maldives, mais aussi plus confidentielles telles le Cap-Vert, les îles secrètes des Philippines, le Sultanat d’Oman, les Antilles Néerlandaises, et désormais les Bahamas, les Marquises, l’île Maurice, La Réunion, la Polynésie, le Yucatan…

carnets de plongée dvd 2

Et à l’occasion de la troisième saison, dix nouveaux sites exceptionnels à découvrir avec leurs « consommateurs » que sont les plongeurs de loisir et les peuples marins : Brésil, Australie, Nouvelle Calédonie, Martinique, Bahamas et aussi la Bretagne et la Côte d’Azur…

Presse

Plongeurs InternationalHors série et son DVD

Editions Prisca 2004

Récit anecdotique des tournages des vingt premières destinations de la série télévisée des Carnets de Plongée.

Autant le dire tout de suite : la vie d’un homme n’est pas un long fleuve tranquille… En tant que plongeur, ma « carrière » avait tout de suite commencé à l’encontre du sens commun… Déjà chasseur sous-marin et apnéiste depuis mon plus jeune age grâce à mon père, à l’occasion de nos longues vacances en Bretagne, j’étais fasciné par ce qu’il était convenu d’appeler alors la « plongée bouteille ». Ce cylindre jaune qui permettait de rester des heures sous l’eau m’épatait : l’aristocratie des « hommes-grenouilles » !

A l’age de 8 ans, j’allais trouver une équipe de plongeurs démineurs de Brest qui occupaient leurs loisirs à chercher une épave au large de Roscoff. Séduits par ma démarche, ils m’acceptèrent dans leur équipe. A l’époque pourtant, il fallait être motivé ! La formation était directement inspirée des stages commando. Tout commençait par le tour du port à la nage en maillot de bain, dans l’eau délicieusement rafraîchissante de la Bretagne Nord, ceci afin de raffermir les chairs et de noyer les plus faibles. Ensuite, on avait le droit d’enfiler une combinaison « deux pièces », taille basse, aussi épaisse qu’une peau de boudin, garnie de larges orifices de refroidissement. Aucun chausson pour amortir les accidents du terrain, pendant la marche forcée du kilomètre découvert par la marée, jusqu’au bateau, effondrés sous le poids des « bi-corailleur ». Le supplice continuait à 30m de fond, dans un sirocco aquatique de trois noeuds faisant vibrer les tuyaux annelés percés du « Royal Mistral » qui délivraient parfois de l’air, entre deux tasses. On vous arrachait alors masque et embout si souvent que j’ai longtemps cru que la plongée consistait à échapper à d’horribles accidents.

La suite ?

CV-auteur

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