toshibaBon, je suis reparti à fond dans l’usage de mon PDA ou Pocket PC, selon les terminologies. C’est ainsi que ce post est rédigé et mis en ligne depuis mon canapé : un prodige de mobilité !

Résumé des épisodes précédents…Tout a commencé peu après la mise en place des radars sarkosiens… Je me trouvais flashé sur mes terres pour un excès de vitesse véniel et mon permis se trouva soulagé de son acné, tandis que mon compte accusait le coup. J’en conçu une rage immense contre “le pouvoir” et décidais sur le champ de combattre la technologie d’Etat par celle des PDA…

Mon Psion Série 3c ayant été éventré par le pied de mon fils, je me devais de réinvestir dans une de ces petites machines tout en couleur qu’on voyait aux mains de cadres ravis de travailler partout et tout le temps…
Après une furieuse recherche comparative (bon courage…), mon choix se porta finalement sur… la Rolls. Le Toshiba e800 Wifi intégré, carte Bluetooth, écran VGA couleur, et patati et patata… Le prix d’une demi Fiat. Mais je ne regardais pas à la dépense eu égard à l’économie substantielle que j’allais bientôt réaliser avec les radars automatiques que je pressentais clonable à l’infini… Une avalanche de pruneaux d’Agen avec les mêmes effets…

Car, je le répète, ma seule motivation était ce Contre-Pouvoir même si, pour les proches, je faisais valoir les atouts de ce véritable ordinateur complet, communiquant, qui permet de relever ses mails partout (et de pouvoir être emmerdé même en vacances)…
Compter une bonne semaine pour comprendre la logique de l’engin et manier le stylet (parkinsoniens s’abstenir) tout en louchant sur “le plus grand écran du marché” qui n’est malgré tout guère plus gros qu’une carte de crédit (bonjour les autres modèles…).

Première constatation : l’autonomie. On nous vends le concept de mobilité totale or, malgré les bancs d’essai publiés ici où là, où les chiffres fantastiques des constructeurs, je ne suis jamais parvenu à “travailler” plus d’une heure sur cette merveilleuse machine. Après, je devais chercher compulsivement une prise de courant comme un héroïnomane en manque, au risque de perdre un maximum de données. Je sais, en principe tout est sauvegardé. Vous verrez… Qu’à celà ne tienne : le constructeur a prévu une batterie “grande capacité” sur son site web. Il a juste oublié de la fabriquer ! Quand aux outsiders, il proposaient des batteries au prix de l’or et de toute façon en rupture de stock permanente. Pour en finir avec l’autonomie je précise que ce type d’engin n’en fait qu’à sa tête et se rallume à sa guise, à cause d’une opération programmée, d’une alarme, ou d’une pression malencontreuse sur un des 200 boutons qui hérisse la bête. Et de se décharger dans le sac où la poche, en ivrogne énurésique… Et que fait le système 100/100 Microsoft quand il n’a plus de courant ? Il réinitialise… Et bonjour la réinstallation de toute la config. Et adieu toutes les données stockées en mémoire. Vos données…

La sauvegarde ? Marche pas. Bref. Je comprenais soudain la terrible situation de non-dit qui règne chez les utilisateurs de pda : saignés à blanc par l’investissement ils n’osent avouer que leur bijou est inutilisable en dehors du ludique. Immanquablement, après qu’une relation professionnelle vous ai montré son joyau dernier cri, indispensable pour “lui qui voyage beaucoup”, succède le dépité : “j’ai perdu tout mon carnet d’adresses. Une fausse manœuvre. T’as pas noté ce numéro quelque-part ?…”
Deuxième déception : le wifi “se connecter partout en toute liberté” Quelle rigolage !
Troisième déception : la liaison Bluetooth avec mon téléphone Ericsson Ti68 “configurée en quelques minutes” Aaaarghhl…
Quatrième déconvenue : les limites du stylet. Il me faut un clavier !
Dernier avatar : la lutte antiradar. La fin d’un rêve ?

Mais bientôt, la rédemption… Et je m’aperçois que ce n’est plus un post mais un roman : et donc , comme disaient les feuilletonistes du siècle dernier, la suite au prochain numéro…