L’avantage des week-end pluvieux : on peut passer des dizaines d’heures sur l’écran pour voir se lever le soleil des fractales… Après les paysages oniriques cachés sous et à la surface de la Mandelboule, je me suis intéressé au solide entier, en faisant varier différentes puissances (de 3 à 18) et différents algorithmes. Et soudain, au détour d’une équation, est apparue une ressemblance saisissante avec les créatures vivantes et marines en particulier. Regardez attentivement ces images : n’y a-t-il pas là une amorce de poisson pierre, un poisson scorpion en devenir, des larves de crustacés, d’oursins, des rascasses volantes ? Je suis en train de peupler mon aquarium virtuel. Jurassik Park à Marseille…

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Pour expliquer la diversité des espèces vivantes, il y a sans doute autre chose que la théorie de l’évolution, qui est en quelque sorte le moteur. Il y a aussi une information initiale, numérique : tout un monde potentiel caché dans quelques chiffres. La nature est par essence, fractale…

Dans le cas de la Mandelbulb, n’oublions pas qu’il s’agit de la projection en 3 dimensions d’une fractale à 4 dimensions. Une espèce de « photo en volume d’un instant ». Et projetée de nouveau en 2D sur cet écran pour être lisible. A partir de ces images, il est facile d’imaginer le solide en 3D (en volume) grâce aux ombres et à notre habitude de la troisième dimension dans le monde réel. Mais allons plus loin et essayons de nous représenter ce solide en « vraie » 4D… Plus difficile n’est ce pas ? L’exercice intellectuel est amusant et change la perspective : la quatrième dimension peut être le temps. Dès lors, rendons aux poissons leur liberté : ils se mettront à bouger dans la quatrième dimension…

Pour finir avec ces fractales ichtyologiques, j’ai cherché à reproduire le macroplancton pélagique, les diatomées, salpes, larves et autres méduses.  Dans ce domaine du diaphane, j’ai fait appel au logiciel Apophysis 3D hack dont nous reparlerons…

méduseLes biologistes auront bien du mal à classifier ces créatures vu qu’elles n’existent plus, ou pas encore ! Mais rien ne nous empêche de créer les noms. Il y a sans doute dans ce bestiaire un Coscinodiscus Leydeti ou une Aurelia Lepagea

Dans le prochain article, je vous parlerais d’un autre type de fractales qu’on peut observer sans ordinateurs ou logiciels compliqués : quatre boules de Noël suffisent… Et d’ici là, bonne pêche !