Incendia : le feu au pays des fractales !

Dans le domaine des fractales, la course à la 3D est lancée. Depuis la découverte de David White et l’exploration frénétique des Mandelbulbs par les algoriciens de tous poils (dont je fais d’ailleurs partie :lol:), les voyages virtuels vont bon train et des softs extraordinaires ont vu le jour. Dans ce domaine, un logiciel atypique : Incendia, programmé par l’excellent Ramiro Pérez Clare Nash, un espagnol de Cordoue, ingénieur réseau de son état.

Comme le faisait le vieillissant Xenodream, Incendia produit d’étonnantes images en 3D qu’il est possible d’exporter en tant qu’objets (.obj, .stl, etc) pour les réutiliser dans d’autres logiciels 3D plus « classiques ». Ici les équations fractales servent en quelque sorte de « guide » à des solides 3D qui se répartissent et tirent leurs propriétés du type de chaos choisi. C’est un soft moderne, gratuit, très intuitif et qui permet des choses impossibles par ailleurs.

La version 1.5 vient de sortir pour Windaube mais fonctionne aussi très bien sous Mac OSX avec Wine. L’interface est simplissime, belle et très graphique, basée sur des roues à tourner et des onglets : la prise en main se fait en quelques minutes. Sous réserve de connaitre les principes de base de la 3D et de la génération de fractales, bien entendu… En fait, c’est le logiciel graphique le plus simple qu’il m’ait été donné d’utiliser et celui dont les possibilités me semble les plus prometteuses.

On reprochait aux versions précédentes des temps de rendu interminables mais cette fois Incendia tire pleinement partie des processeurs multi-cœurs et tout va très vite ! Notons qu’à la manière des moteurs de rendu modernes, comme Chaotica, le processus est « continu », c’est à dire qu’on le lance, il tourne en tâche de fond, et on arrête quand on en à marre : le résultat est déjà exploitable au bout de quelques minutes ! Bien entendu, le rendu se poursuit pour obtenir des images png en haute définition de (très) grande taille pour la version « payante », sur la base de donation volontaire. Cette version est si récente que la doc est encore en cours de rédaction… Quelques tutoriaux sont disponibles et des compléments commencent à fleurir sur la page dédiée de DeviantArt.

Ci dessous, quelques célèbres images du programmeur lui même, qui est également un artiste subtil.



Mandelbulb 3D : le retour !

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, signalons la sortie de la nouvelle version de Mandelbulb 3D (1.6.95) par l’énigmatique Jesse… Un programmeur américain sans nom, sans mail, sans site, dont la discrétion n’a à mon sens qu’une explication : il programme ses boules magiques pendant ses heures de travail 😆 ! Blague à part, si vous avez des infos sur ce personnage, je suis preneur.

L’interface de la bête est toujours aussi ignoble (on est bien dans le Windows jusqu’au cou) mais fonctionne parfaitement sur Mac avec WineBottler. Ah si seulement les programmeurs pouvaient s’inspirer des interfaces modernes à la MacOS, iOS ou plus simplement d’ArtRage… Mais les possibilités sont extraordinaires comme nous le montrions déjà dans ce billet consacré à Mandelbulber, autre logiciel construit sur le même principe. Il faut bien reconnaitre qu’Apophysis a pris un sacré coup de vieux…

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