Google Nik Collection : c’est encore Noël !

L’info, qui date de mars 2016, m’avait échappée : Google a racheté la célèbre suite de filtres Nikon (à moins que ce « Nik » n’ait rien à voir avec la marque nippone), une collection de plugins de retouches d’images pour Photoshop. Tout en les mettant en ligne gratuitement !

On peut se demander ce que le géant des moteurs de recherche vient faire sur ce marché des filtres de retouche photo ? Mais Google rachète tout, en train de constituer sous nos yeux une multinationale à la puissance inégalée dans l’histoire… Et Google, c’est aussi Androïd et donc une pléthore de filtres photo reposant sur les mêmes algorithmes.

On se souvient qu’avec l’apparition d’Instagram, les gens se sont mis à cliquer sur les filtres comme des fous pour des photos plus « créatives ». Oooh la belle bleue ! La belle rouge… Ooooh la belle toute déchirée… 🙂

Mais curieusement, pratiquement personne ne fait de même sur ordinateur, jugeant au contraire cette pratique d’un anathème définitif : « c’est du photoshop ! », tout en ne sachant pas s’en servir… Peut-être Google, dans son souci d’éducation des masses, veut faire entrer la retouche photo dans le quotidien ? Mais elle y est déjà. Et on se souvient que le grand Steve Jobs lui même s’était pris un râteau en voulant faire de même pour la 3D grand public…

Des filtres polyvalents

Bref, profitons de l’aubaine. Il existe d’autres suites comme les filtres de chez Topaz, les Magic Bullet Looks, de Red Giant mais la Nik Collection a le mérite d’être gratuite tout en étant extrêmement puissante. Elle fonctionne avec Photoshop, Photoshop Elements, Lightroom…

La suite est composée de plusieurs filtres qui permettent de triturer les images en HDR, en noir & blanc, avec toutes sortes d’effets couleurs et de renforcements mais le plus étonnant selon moi s’appelle Analog Efex Pro. Petit tour d’horizon…

A l’ouverture, on a le choix entre plusieurs préréglages (en haut à gauche) nommés « appareils photo ». J’ai choisi ci-dessous « Appareil photo retro » et il suffit de choisir un preset à gauche et de bidouiller à l’infini ce réglage de base grâce aux innombrables réglages et points de contrôles à droite.

Mais il y a moyen d’être plus créatif grâce à deux fonctions que j’utilise très souvent : le « bokeh subtil » (simuler la profondeur de champ) et « Animation » (un « Motion Blur », qui reproduit le « flou de bougé » de la caméra).

Blur !

Voici quelques exemples, avant/après, à partir d’un modèle 3D rendu volontairement sans profondeur de champ ni flou de bougé.

Avec l’effet Bokeh :

Avec le non moins subtil Motion Blur…

Pour un photographe pro, rien n’est plus contre productif que d’utiliser des réglages prédéfinis. Mais c’est là qu’intervient le magique bouton « pinceau » ! Qui ajoute simplement un calque avec un masque noir. Ce qui permet de littéralement « peindre » avec le filtre, à certains endroits de l’image seulement. Ceci ramène l’élément créatif trop souvent manquant à cette étape de « post production ».

Par exemple, avec le filtre « double exposition », ce bête triangle fractal de Sierpinsky (Incendia est passé par là…) s’est retrouvé tout dynamisé, à coups de pinceaux…

Les possibilités sont infinies et cette suite de filtres, utilisée avec discernement, permet vraiment d’obtenir des effets difficiles à reproduire autrement. A vos souris ?

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