Fibre optique : un feu d’artifice Orange

J’ai la chance d’habiter dans un magnifique quartier de pins et de roches où sautillent les écureuils et grillonent les cigales et les merguez d’été. Mais proche également d’un quartier d’insoumis assez célèbre à Marseille : La Cayolle. Il advient qu’on y flingue en plein jour… Sans tomber dans la parano, quelques cambriolages récents chez les proches incitent au tour de clé et au judas pour vérifier patte blanche au moindre coup de sonnette. Par crainte des serpents (à sonnette)…

Or il advint cet après midi ce fameux coup de sonnette, révélant dans le moniteur de l’interphone un pauvre hère qui prétendait monter dans les étages pour une histoire de fibre optique. L’arlésienne ! Enfin. Et pour moi seul vu que je travaille le plus souvent à la maison. Par curiosité, je le laissais franchir le premier sas (cette résidence est plus sécurisée que la vertu de Mme de Fontenay et les livreurs divers et variés doivent être des champions de course d’obstacle…).

Nous narrions ici nos mésaventures avec Orange… Dont j’attends toujours « la procédure » pour rendre cette saleté de LiveBox afin de récupérer ma caution et ce depuis des mois. Air connu… Et voilà qu’au fond de ma prison dorée, on m’apportait des oranges ! Car l’homme arborait un paquet de formulaires estampillés de logos qui ne laissaient aucun doute sur son appartenance à cette société dont le PDG se gavait d’euros (actu du jour) tandis que ses salariés se jetaient par les fenêtres. Pour faire bon poids, il portait un badge nominatif également logotypé à la marque abhorrée. De quoi rassurer les inquiets. On sentait que beaucoup de préposés avaient reçu l’huile bouillante des châtelains…

Une histoire à bouffer des fibres…

Et de m’apprendre qu’enfin, la fibre était arrivée sur mon palier. 100 mb/s : j’en aurais pleuré. Oui mais. Il fallait signer un de ces papelards, histoire de s’engager encore pour 20 ans… Et une histoire à dormir debout de « fibrage vertical et horizontal » sur fond de bataille juridique entre les différents opérateurs. Je n’ai pas la fibre juridique… Un rien retors, j’expliquais que j’étais Free (mode patate) et pas question d’Orangiser de nouveau. Mais que je connaissais un peu la musique et que ce câble, je comptais bien m’en servir… Oh, mais, m’assurait-il d’une voix de fausset, il suffit de signer là et on s’occupe de l’annulation chez Free. Ah le fourbe ! Celle là on me l’avait déjà faite. Chez SFR, chez Free, chez tous les autres… Cette pratique commerciale proche du grand banditisme est devenue la règle chez les opérateurs de téléphonie mobile, d’internet et de tous ces nouveaux luxes : Signez et on s’occupe de rien ! C’est ainsi qu’on se retrouve à payer tout un tas de forfaits non souhaités. Ensuite, bonjour les appels surtaxés sur fond des 4 saisons de Vivaldi pour tenter de clore les contrats, et autres dialogues de sourd avec des standards automatisés. « Appuyez sur la touche 5… Nous n’avons pas compris votre demande… Appuyez sur étoile… »

N’ayant pas souvent d’orgasmes à pratiquer les rapprochements bancaires et autres tenues de compte, je m’étais déjà surpris à jeter ainsi l’agent l’argent par les fenêtres. Bref, à l’heure où je vous parle, j’attends que les freenautes en chef daignent venir greffer sur la ligne Orange le surjet autorisé par la loi sur le dégroupage afin de franchir ma porte. C’est peut être pas gagné… C’était le cri du jour !

Je suis sûr que vous aussi vous avez du croustillant à raconter dans le genre. Lâchez vous. Indignez vous (950 000 exemplaires) 😆

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