Cracking UpTout le monde aime « être à jour », c’est humain. Et en informatique, les occasions « d’être à la page » ne manquent pas. Entre les logiciels libres et commerciaux, les pugins, les systèmes, les antivirus et autres anti-tout, c’est pratiquement tous les jours qu’il faut se mettre à jour !

Les utilisateurs de WordPress ont ainsi eu la joie récente de passer à la version 2.5.1 dont on promettait monts et merveilles. Force est de constater que le bilan n’est pas brillant. La nouvelle interface est effectivement encore plus claire, vraiment orientée contenu, et pourvue de pas mal d’innovations. Parfait ! Mais beaucoup de plugins habituels et templates ne suivent pas. Ce qui marchait hier ne marche plus, cas vraiment intéressant quand vous avez des milliers de pages. Parfois, je regrette l’HTML…Le plus drôle c’est ce silence curieux qui s’empare de la communauté à chaque mise à jour. Le nez dans le code et terrassés par les diverses erreurs PHP, les webmestres n’ont plus le temps de communiquer, trop occupés à réparer leur site favori pour ne pas passer pour des billes. Bonjour les nuits blanches. Tout ça pour lâcher laconiquement, quelques semaines plus tard : « super cette nouvelle version. Non, non, pas de problèmes »… Ce blog n’a pas échappé à la règle et sort tout juste d’une longue période de dysfonctionnements divers. Merci d’ailleurs de me signaler ce qui ne fonctionnerait toujours pas.

Mon conseil : si votre site marche en l’état, ne touchez plus à rien ! Ignorez le chant des sirènes et autres failles de sécurité. Si vous avez peur des hackers, remplacez la porte par un rideau : les pirates ne s’intéressent qu’aux sites difficiles à déplomber… Si malgré tout vous voulez en découdre, voici quelques conseils (que je n’applique évidemment pas moi-même) :

  1. NOTER les procédures d’installation précises de CHAQUE « truc » que vous installez. La logique n’est jamais la même et il y a toujours un petit « machin » à rajouter dans le fichier CSS de la template du « bidule » planqué dans le dossier du serveur qui…) Vous vous en souvenez ? Ouais… Comme moi. Combien de temps ? Et à la prochaine mise à jour de la template, adieu les précieux bouts de codes saupoudrés ici et là… Et bonjour l’erreur 500 ou 404.
  2. Sauvegarder régulièrement sa base de données, avec l’excellent plugin WordPress DataBase Backup par exemple. Cette sauvegarde peut être automatisée et vous recevrez le fichier tous les jours par mail. MAIS, derrière cette apparente sécurité se cache un GROS problème pour les novices. Quand vous allez essayer de réimporter cette base sur votre serveur, le fichier sera trop gros et le serveur PHPMyAdmin la refuse ! Nous venons d’avoir le problème sur le site de Marie-Ange qui a déménagé. Il faut alors couper le fichier en rondelles et l’importer par morceaux. Débutants s’abstenir !
  3. Sauvegarder également TOUT votre contenu FTP. La base seule ne constitue pas une sauvegarde : il manquera les images, les sons, les films, etc.
  4. Utiliser les nouvelles fonctionnalités de WordPress pour contrôler la validité de vos plugins et templates AVANT une mise à jour. Ceci via de nouveaux plugins (voir conseil 1) : par exemple WordPress upgrade preflight check
  5. Faire aussi une sauvegade du blog via la fonction Export de WordPress : vous obtiendrez un fichier XML et, si vous réinstallez sur WordPress, vous n’aurez pas tout perdu…
  6. Arrêter le web et partez à la pêche. Ou plongez…

Je vous laisse, je dois mettre à jour Windows et le serveur Microsoft est bouché…