Eclairer sous l’eau

Seychelles Praslin roche baleine plongée photo sous-marinePour voir la vie en bleu, rien de tel que la plongée ! En effet, l’eau agit comme un filtre bleu et dès les premiers mètres de profondeur, adieu les rouges, oranges, jaunes…C’est pourquoi, pour rétablir les couleurs « naturelles » on utilise des flashs en photo et des phares en plongée.

Catherine Blondel, une de nos lectrices, infographiste et retoucheuse des photos de son plongeur de mari m’envoies le commentaire suivant, ce qui va me permettre de rebondir et vous parler de l’éclairage sous-marin. Voici tout d’abord son message :

Bonjour, ou plutôt, bonsoir Francis, je découvre un petit morceau chaque jour de votre blog, toujours avec autant de plaisir et de fou rire (en référence à Roissy en transe dont je viens de me délecter ce soir! ) Cependant et sauf erreur de ma part je ne vous ai pas lu concernant la question du choix du type d’éclairage en plongée (en dehors du test sur le Bersub à led). Mon mari scrutant votre matos sur Carnets de plongée, semble apercevoir un Hartenberger (son phare de prédilection). Me trompe-je? Et qu’est ce qui a bien pu orienter vos choix techniques au cours de vos périples. Car la retouche informatique est une bien belle invention, mais l’authenticité en prend un coup. Mais où est la vérité ? HID, Led, Halogène? Il y a tellement d’avis partagés sur les forums de plongeurs… Personnellement j’ai eu l’occasion de retoucher sur HID et Halogène…il y a du bon dans les 2 et en les croisant on arrive à quelque chose d’assez naturel tout en restant flatteur sur les couleurs. Du coup mon mari a travaillé avec les 2 sur sa dernière plongée. Son binôme, un habitué de la photo sous-marine, m’a avoué être bluffé surtout lorsqu’il voit que l’appareil photo employé n’est qu’un ixus 850 is, plus compact et simplissime tu meurs !. (il était écoeuré du résultat). Et de mon côté je m’aperçois que je n’ai passé que très peu de temps à améliorer ses photos… Alors…fiat lux…ou la vérité est ailleurs ?
… séquence….méditation…
En attendant de vous lire, sincères salutations et bonne soirée. KTI

Alors, pour essayer de répondre dans l’ordre, je suis un grand utilisateur et depuis longtemps des sources lumineuses « continues » par opposition aux flashs. Je vois, et vous n’êtes pas les seuls, que vous « scrutez » le matériel que j’utilise. Mes partenaires apprécieront 😉

J’utilise le matériel Cressi et Bersub aussi ne parlerais-je pas des autres marques. Il se peut que j’ai employé un phare Hartenberger dans un des épisodes anciens… Fourni par le centre ou l’équipe sous-marine suite à un oubli, une panne ou une batterie mal chargée…

Que la lumière soit !

Ce qui préside à mes choix est d’abord l’excellence du matériel, son ergonomie, la qualité du rapport humain que j’entretiens avec mes différents partenaires, et la résistance dans le temps dudit matériel. Car, d’une manière générale, je suis très exigeant et pour tout dire, rarement pleinement satisfait du matériel de plongée en général. Je voudrais tout et son contraire ! Ajoutez à cela que je suis peu soigneux avec ces « objets inanimés » et que j’ai une sainte horreur de la corvée de rinçage même si je m’y astreint, comme tout le monde. Vous comprendrez alors le cauchemar de mes fournisseurs (ils sont tous chauves avec des poignées de cheveux dans leurs mains tremblantes). Mais franchement, est-ce qu’on rince un sous-marin nucléaire ? Un dauphin ? Une bouée canard ? La technologie existe qui devrait permettre d’échapper à ce pensum : des métaux réellement inoxydables, ou dorés ; des matières plastiques « intelligentes »… Mais je m’égare. Revenons à notre propos : l’éclairage sous marin. Il en existe aujourd’hui de 4 types : les flashs, les LED, les halogènes et les HID.

Passons rapidement sur les flashs, éclair puissant mais extrêmement bref et d’une température de couleur proche de la lumière du jour. Car les problèmes que vous évoquez sont liés à la fameuse température de couleur, c’est à dire au rendu de celle-ci sur les sujets photographiés, en référence à la lumière du jour à laquelle nous sommes habitués. Les différents éclairages offrent un rendu variable oscillant de « l’extra blanc » tendance bleu (lumière froide) au jaune orangé (lumière chaude).

Voyons tout d’abord les LED, dernier avatar de la technologie. Il s’agit de diodes électroluminescences souvent groupées qui ont pour avantage de disposer d’un excellent rendement (rapport lumière/énergie) par rapport aux autres lampes qui dégagent aussi beaucoup de chaleur. Les LED sont en effet « froides » et, ce qui n’a pas de rapport direct, produisent également une lumière très blanche. La puissance dépend du type de lampe et du nombre de diodes mais l’usage en photo est pour l’instant anecdotique, sauf à produire un point lumineux dans l’image, toujours utile pour mettre en valeur le plongeur par exemple. Je les utilise aussi comme lampe de secours, toujours disponible, et comme lampe pilote en macro, pour aider la mise au point automatique qui a tendance à « pomper » dans la pénombre.

Les HID, qu’on appelle aussi lampes à décharge : c’est ce que nous utilisons en tournage. Il fonctionnent à très haute tension et le rendement est bien meilleur que les phares halogènes. En clair : plus de lumière utile pour une même puissance et donc encombrement. La lumière est proche de celle du jour (6000 K). C’est avec un phare de ce type (et sans flash) que j’ai saisi ce petit poulpe seychellois, de nuit. Inconvénients : l’ampoule coute le prix d’un oeil et la démonter revient à jouer à la roulette russe. Et comme chacun sait, il faut enlever les ampoules des phares avant de prendre l’avion…

Les halogènes. Ils ont toujours ma préférence parce qu’ils sont très simples : on trouve des ampoules pratiquement partout et pour pas cher et le bloc batterie n’a pas besoin d’une électronique sophistiquée pour être rechargé. Je les emploie systématiquement, en 50 ou 100 watts et portés par le sujet. Mais la lumière présente une dominante chaude, orangée. Personnellement j’aime le contraste que cela offre avec la lumière bleue sous-marine. La photo du haut par exemple, dans une grotte de l’île de Praslin aux Seychelles a été réalisée uniquement avec un phare de ce type. Je combine très souvent les différents types de lumière : la lumière ambiante, la lumière halogène (que le modèle dirige sur un point de la scène) et un ou plusieurs flash pour « geler » la scène et « normaliser » l’éclairage général.

Au delà du réel…

Se pose ensuite la question de la couverture de la lumière. En effet, les phares existent souvent en version pinceau large (vidéo) ou étroit (explo). Ces derniers ont tendance à « brûler » un point de l’image mais ils ont la préférence de mes cadreurs quand je les porte en situation d’exploration : il permettent de bien voir le rayon de lumière qui balaye la scène filmée. D’autres éclairages (sur la caméra et portés par l’éclairagiste) restent hors champ et éclairent la scène proprement dite. Pour l’usage en photo seule, il faut employer des phares à pinceau large, et j’utilise souvent des gélatines de couleur ou de diffusion pour adoucir la lumière et augmenter encore un peu sa couverture en grand angle.

Quand à la « vérité » de la lumière, il faut savoir que chaque créature vivante distingue une partie du spectre, différente pour chaque espèce. Les insectes, les poissons, les brebis, les chats ne voient pas comme nous ! Chez l’homme aussi, la perception de la lumière est subjective et dépend du contexte, des autres couleurs présentes (la technique des peintres impressionnistes…). Dans la nature, le « naturel » n’existe pas. Pour les corrections chromatiques, fiez vous à votre oeil : si c’est beau, c’est bon ! Bonnes retouches 😉

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31 commentaires sur “Eclairer sous l’eau

  1. bonjour,
    je viens de lire cette publication synthétique sur l’éclairage sous l’eau et je l’ai trouvé excellente, bravo
    je plonge depuis 20 ans et il m’arrive souvent d’explorer des grottes et j’ai toujours été confronté au problème de l’éclairage
    c’est vrai qu’au moment de la pénétration, avoir un bon matériel d’éclairage ça rassure
    du point de vue technologie, nous avons fait d’enormes progrès en la matière, mais il ne faut pas rejeter les technologies anciennes;
    ainsi il me vient à l’esprit une anecdote:
    un jour où je faisais une plongée d’entrainement du côté de Marseille, j’ai aperçu gisant sur le fond, une vieille mobylette, intrigué, je me suis approché de très près, et j’ai pu reconnaître la marque de la mobylette, c’était un peugeot, une peugeot 51 de couleur noire des années soixante, les connaisseurs l’appellent la « 51 black »
    or donc, j’ai inspecté cette mobylette et j’ai découvert un truc à peine croyable, vous allez pas me croire, mais c’est la vérité : le phare de la mobylette était encore allumé !!!!
    ils étaient forts chez peugeot, non?

  2. Salut Francis,
    merci, tu as « éclairé » mes lacunes en… éclairage sous-marin! Je n’ai pas encore vendu un poumon pour obtenir un de ces phares, mais j’y vois un peu plus clair (… ça s’était pas fait exprès j’avoue !). Et merci aussi à KTI d’avoir lancé le sujet.
    Je me posais justement la question de savoir si on pouvait vraiment faire de la photo juste au phare… quels sont les avantages et les inconvénients (couleurs, ombres, taille de la zone éclairée,…) par rapport au flash?
    Pour le moment j’ai juste une petite lampe d’appoint qui me permet de « fouiller » de près, mais je vais bien craquer un de ces 4 !
    Trop beau le poulpe… j’adore l’effet de mouvement avec les zones floues.
    A+ ! 😉

  3. Et bien Philippe tu a dû bien narcoser… ;o) La 51 c’était un modèle motobécane d’aillleurs..

    C’est vrai que ce n’est pas facile de choisir le phare idéal….Il y a le type de couleur de lumière..La puissance avec l’autonomie qui va avec…Le type de faisceau (étroit ou large)…Bref tout ça n’est pas évident…Moi je cherche à m’acheter un phare depuis plusieurs années mais j’ai du mal à me décider indépendament du budget…

    Pour les plongées de nuits, les éclairages type Led rendent pas mal..J’ai déjà une petite lampe à led qui convient très bien pour ce type de plongée..

    Pour les plongées de jours, j’hésite encore..J’ai des copains qui ont des lampes à faisceau large type vidéo, c’est un peu encombrant, mais c’est top pour éclairer un tombant, une épave, etc…Il vaut mieux un peu de puissance… Par contre, j’aime bien aller fouiner dans les petits trous…Il vaut mieux un faisceau étroit avec une puissance raisonnable si l’on ne veut pas aveugler les espèces qui y vivent.. ;o)

    Bref, pour moi, l’idéal serait un éclairage à puissance variable (ça existe déjà), et aussi à faisceau variable mais ça je ne crois pas que ça existe ?

    Quoiqu’il en soit, comme disait un ancien de mes moniteurs, un phare c’est super important car c’est ce qui peut rendre une plongée moyenne à extraordinaire car tu n’est pas passée à côté de pleins de détails..

  4. Moi je préfère de loin le flash, j’ai essayé avec une lampe Halogène 35w, bah ça donne des vilaines couleurs jaune oranger ! je suis d’accord avec toi pour que le modèle est dans ces mains une lampe, ça donne une ambiance sympa !!!
    Tu peux être plus explicatif dans  » tes gélatines de couleur » je ne connais pas, ça sert à quoi?

    Ps: La 51 c’était bien Motobécane ! – Peugeot c’était la 103 SP !!! souvenir souvenir…

  5. Philippe : Bienvenue ! C’est la meilleure histoire de mobylette que j’ai entendu… Elle frise le surnaturel ! Et ne déparerais pas dans un livre d’Edgar Poe ou Stephen King. Quelqu’un aurais-t-il une explication ? Fascinant… De quoi inspirer une nouvelle : « un phare au fond de la mer » ou « la mémoire de la 51 black »…
    Anthony : avec le numérique, on peut aujourd’hui sans problème faire des photos uniquement au phare. Il faut monter la sensibilité du film dans les 800 iso pour être tranquille question vitesse. Le principal avantage est de « voir » la lumière et de pouvoir la diriger en conséquence, sans les ombres disgracieuses qu’on ne constate souvent qu’au dévelloppement. Le handicap est de devoir travailler au 1/15eme ou 1/30eme de seconde et avec de petits diaphragmes, et donc une petite profondeur de champ et des problèmes de bougé. Mais, comme tu l’as bien décrypté, on peut aussi en tirer parti…
    Florent : Bienvenue ! A ma connaissance, pas de réglage de couverture sur les phares d’aujourd’hui. Quand à débattre de l’utilité d’en emmener en plongée, tu as raison, c’est… Le jour et la nuit !
    Fred : 35 w, c’est beaucoup trop faible pour la photo. Je conseille au moins 100W ou mieux, 250W, ou mieux encore : HID. Quand à la dominante de couleur, pas grave du tout : tu vas bientôt être capable de corriger ça sur Lightroom en 2 clics de souris ! Quand aux « gélatines », ce sont des filtres colorés très fins, vendus à la feuille (2mx1m) utilisés dans le monde du spectacle pour colorer la lumière des projecteurs. le « Rose Mistinguett » est très connu… Il se trouve que ça marche très bien sous l’eau (choisir les qualités qui résistent à la chaleur du phare sinon, ça brule au centre). En découpant des filtres adaptés à la taille du phare et en les fixant sur ceux ci (ou les flashs) on peut obtenir des effets étonnants avec plusieurs sources. J’en ai toute une collection… Également des diffuseurs, snoots et autres nids d’abeilles qui servent à modifier la lumière…

  6. Une remarque et une question, toutes deux liées au fait que je n’aime pas du tout la lumière des phares LED que je trouve beaucoup trop blanche et froide…

    Du coup j’ai un halogène mais là commence l’éternel problème de l’autonomie. Je trouve absolument aberrant, en ces temps où la science nous permet de faire (presque) n’importe quoi, qu’on ne puisse avoir que si peu d’autonomie pour les phares halogènes. Ce qui veut dire qu’entre deux plongée il faut se dépêcher de rincer/sécher/charger, ce qui n’est pas toujours possible.. Alors en général au cours de la deuxième plongé on se retrouve au bout de 20mn avec un phare qui s’éteint, et bien sur dans une grande majorité de cas c’est pile poil à ce moment là qu’on en aurait besoin…. Bon je m’arrête car ce sujet a vraiment le don de m’horripiler…

    J’en viens à ma question: ces « gélatines » tu les trouves où? Et comment tu les fixe sur ton phares? On peut aussi les utiliser avec un phare LED? Si oui peuvent -elles rendre sa lumière blanche et froide un peu plus jaune et chaude?

  7. Laetitia : Tu as tout à fait raison ! Je trouve aussi la lumière des LED assez « cadavérique » et plutôt désagréable. Trop de blanc tue le blanc ! Je pense qu’il est tout à fait possible de réchauffer cette lumière avec une gélatine saumonée…
    On trouve ces filtres chez les loueurs de matériel cinéma comme Samuelson Alga ou chez des revendeurs, Stefano Necci du côté de Pigalle à Paris, s’il existe toujours…
    Concernant la fixation, il y a plusieurs écoles…
    Méthode de goret : encapuchonner la lampe, façon préservatif et fixer à la base avec un anneau de chambre à air ou du gaffer (scotch qui tient dans l’eau).
    Méthode de maniaque : fabriquer un système à placer sur la tête du phare/flash comprenant le rond de gélatine pris en sandwich entre deux ronds de methacrylate transparent fin. A vos scies sauteuses !
    L’autonomie des phares : c’est tellement vrai que j’en emmène deux ; un pour la première plongée, l’autre pour la seconde. Mais comme je fais souvent 3 ou 4 plongées par jours…
    On peut avoir une grande autonomie mais la taille et le poids de l’engin devient… Voyant !

  8. Génial, je sens que je vais aller faire un tour du coté de Pigalle.
    Et je serais, a priori, plus en faveur de la méthode de goret.
    Effectivement multiplier les phares permet de ne pas tomber en panne… mais mon sac pèse déjà une tonne à chaque fois que je pars… Donc si la gélatine saumonée donne un bon résultat, je mets au led!

  9. Tous mes amis ont des LED: j’en emprunte un pour mon prochain voyage et je te dis ce que cela a donné ASAP (as soon as possible)

  10. Faut que je teste ces histoires de bougé, avec le flash en deuxième rideau je pense… j’ai déjà fait quelques photos floues (parce que ratée en fait), qui finalement donnent un super résultat, plutôt original.
    C’est dommage que le réglage de couverture n’existe pas… ça aurait été plus polyvalent. Du coup, pour bien faire faut en avoir plusieurs… ça doit être fait exprès non ? lol 😐

  11. Anthony : Le flou de bougé est une technique photo très payante… Synchro deuxième rideau effectivement. Et il faut travailler à très petite vitesse, autour de 1/15eme de secondes. Tu peux essayer aussi le « fond filé » et le « coup de zoom ». Un peu passé de mode mais sous l’eau, c’est plus rare… Bon, on peu aussi reproduire ça en postproduction…
    Laetitia : te voilà testeuse officielle. Alors ? Heureeeuuuse ? 😆

  12. Quand je lis tout le matos qu’il faudrait emmener, ce n’est plus de la plongée … c’est une expédition !! Ma petite expérience fait que, dans l’immédiat, j’aurais préféré avoir un flash système esclave (ce qui n’était pas mon cas) avec un diffuseur souple (bicolé comme j’ai pu). J’avais un flash avec puissance variable mais … avec faisceau réduit, ce qui n’arrangeait pas les choses. Entre avoir un flash slave à faisceau suffisamment large, équipé éventuellement d’un diffuseur pour assouplir la lumière, et un halogène qu’il faut tenir en direction du sujet tout en jouant sur les vitesses au cas où le bestiau serait rapide… je préfère la soluce simple matos photos 🙄

    (D’ailleurs, je vois que tu n’as pas aimé ma bouillabaisse où j’avais des problèmes de lumière pour la préparer 😉 Du coup, je vais préparer le jeu des 7 erreurs avec les 3 mantas 😀 )

  13. Bonjour Francis et merci d’avoir traité ma proposition de blog. Je constate que le sujet est vaste et relève aussi bien du subjectif que de la haute technologie. Mais je voulais juste ajouter que c’est en testant et en rusant qu’on arrive à trouver le bon compromis et que le prix des phares ne sont pas forcément rédhibitoires. Le HID que mon mari a testé dernièrement et qu’il trouve excellent pour la photo de nuit est un Bubble Daylight 24 W aux alentours de 400 euros si ma mémoire est bonne, sur lequel il a rajouté une parabole vidéo. Sinon son bon vieux Hartenberger 100 W (dont les accus étaient morts) reste son objet de prédilection. L’avantage d’internet aujourd’hui c’est qu’on peut tout trouver à moindre coût et réparer si on sait légèrement manier le fer à souder. Et quand on regarde comment sont fabriqués certains modèles…! Sa dernière trouvaille : fabriquer lui-même son phare avec la parabole d’origine du Bubble qui ne lui servait pas et quelques tubes pvc genre tube de gouttière, un morceau de plexiglass de 5 mm pour la vitre et des vieilles batteries trouvées en déchetterie qui fonctionnent à merveille. En gros avec quelques composants électroniques pour réaliser un contacteur étanche par électroaimant, cela lui revient à 10 euros environ. J’étais morte de rire en le voyant, le pire c’est que ça marche ! Pour l’instant pas de fuite dans la baignoire. Verdict cet été sur la côte d’azur à 50 m !!!! Voilà un bon plan qui ravira peut-être Philippe et sa mobylette. Alors rendez-vous sur Déchetteriejetaime.com ou…Le bonheur est dans les poubelles ?! ;)))) KTI

  14. Martial : Je voulais parler de l’arbre de Noël, sobriquet du plongeur suréquipé 😉
    Catherine : Aaah les tubes Nicol ! Ils ont eu leurs heures de gloire durant nos expéditions, ainsi que les anneaux de chambre à air ! Je raconte dans « Les scaphandriers du désert » comment mon frère nous avait fabriqué des phares d’exploration sur le modèle que vous décrivez… Et cela marchait très bien ! A notre décharge, peut être en effet que le Père Noël est une ordure… D’ailleurs, du train ou va la récession, j’ai commencé à sculpter mon prochain MacBook dans un morceau de bois flotté…

  15. Ah Fran6, « les scaphandriers du désert »… Que n’avais-tu pas écrit ce jour là… Avais-tu conscience du réveil des inconscients que nous sommes?
    J’en rigole car là j’en suis à visiter les tourneurs de la région pour me fabriquer les bouchons de mes canisters de lampes déportées… Petite précision, j’utilise du tube PVC pression (plus solide pour notre activité que celui pour l’écoulement). Bref, il y aurait là aussi beaucoup à dire sur le sujet…

  16. Barbuzard : les spéléos ont toujours été des bidouilleurs, le plus souvent par manque de matériel adapté. Le PVC Haute pression, c’est effectivement mieux. Et en parlant d’écoulement, nous sommes actuellement privés d’eau dans la résidence. Les plombiers s’arrachent les cheveux depuis hier et creusent un gouffre dans la cour… Va falloir aller au puits ! On reste dans le ton !
    Quand à ma « fabrique de vocations », c’est à dire mon premier livre, je ne me rendais effectivement pas compte quand je l’écrivais de la portée qu’il aurait…
    Martial : briseur ou faiseur de rêves : c’est selon… Question de point de vue 😉

  17. Francis, malin comme vous êtes je vous vois bien avec votre mac en bois. En tout cas j’espère que vous êtes aussi bon menuisier que plongeur car ç

  18. ahh mordel de berde j’ai appuié quelque part où il fallait pas ? bon je recommence: je sous-entendait que le bricolage c’est pas toujours à la portée de tous comme en témoigne ce modèle : http://vinopsis.typepad.com/france/images/_laptop_how_i_built_dscn1332.jpg mais j’ai trouvé un modèle plus sympathique http://www.gizmodo.fr/wp-content/uploads/2008/04/fujitsu_01.jpg si ça peut vous inspirer…;) Bonne chance pour vos problèmes de plomberie. Après tout, les cénotes ça vous connaît ! :mrgreen:

  19. Apparement en ce moment il faudrait surtout que tu sois aussi bon plombier que plongeur…
    Bon désolée c’est pas drole… 😕

  20. Catherine : J’ai un peu de mal à graver les processeurs avec mes gros doigts mais… Tiens, moi aussi j’ai une rupture de… ??? (cyber humour)
    Laetitia : J’ai beau avoir été un spécialiste des siphons, je laisse ce gros oeuvre aux spécialistes. La résidence commence en effet à dégager une odeur de renard mais moi je m’exile et suis propre ! Mes ami(e)s ont l’eau courante…

  21. Laetitia : les dieux aquatiques t’ont entendu… L’eau vient de revenir dans les tuyaux ! Enfin presque… Il y a maintenant un geyser du plus bel effet dans la cour… Et les ouvriers sont partis. Bonjour les charges !
    Je prépare mon matériel d’explo…

  22. Bon elle était sympa cette explo ? 😀 J’espère que t’habites pas au rez de chaussé..Ca serait bete de devoir dormir dans la baignoire… :mrgreen: Bon, pour revenir à nos moutons, comme tu es un pro Bersus, tu me conseilles quoi comme phare Bersub pour de l’explo..Plutot un 100W avec variateur de puissance type varipro ? t’as déjà testé ?

    En tout cas sympa ce blog que j’ai découvert récemment..Beaucoup de bons conseils que je vais essayer de mettre en application pour améliorer mes photos de très simple amateur..

    Bonne soirée à tous

  23. Bonjour Florent !
    Mon conseil serait un phare à pinceau étroit pour l’explo. Je ne suis pas fan des variateurs de puissance car finalement, on ne sais jamais ou en en est de l’autonomie. Je préfère de loin un phare « simple » de 50 W ou 100 W avec une ou deux heures d’autonomie.
    Et, l’eau est revenue… Pour l’instant 😉

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