Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler métier. Métiers de la presse et des médias… Métiers sinistrés s’il en est. Même si nous venons de relancer le magazine 2.O ctopus (article sur l’accouchement, bientôt…), tous les professionnels du secteur savent bien que la presse « papier » est en sursis. Baisse des ventes en kiosque, baisse des abonnements, Pearl Harbor du marché de la pub, concurrence effrénée de l’Internet qui peine par ailleurs à trouver un modèle économique…

Je pratique ces métiers depuis 40 ans, ayant publié mon premier reportage texte et photos en 1977. Photos argentiques, naturellement et textes tapés « à la machine »… Grand reporter de l’agence SYGMA pendant 11 ans, j’ai côtoyé les meilleurs et il faut bien avouer qu’on vivait très bien de ce métier, à coup de dizaines de pages publiées dans la presse « magazine » chaque semaine. Mais les collections de photos « libres de droit » et l’avènement de l’Internet ont eus raison du métier et bien peu de photographes aujourd’hui peuvent prétendre vivre de leur activité.

Et puis, avec l’avènement du numérique et des smartphones, tout le monde est devenu reporter. On pourrait couiner des heures sur cette « concurrence déloyale » mais ce serait tourner le dos au progrès et à toutes les mutations qu’il permet. Qu’on se souvienne de l’irruption de la PAO dans les métiers de l’imprimerie… Même constat dans le monde de l’édition : trop de livres publiés, tirages (et droits d’auteur) divisés par 3, désaffection des lecteurs, auto éditions en hausse grâce aux plateformes de conception et de diffusion.

S’il est facile aujourd’hui de se procurer toutes les photos nécessaires dans les banques d’images, pour quelques euros, paradoxalement il est beaucoup plus difficile d’alimenter le contenu : des textes, des articles structurés, écrits pour le web. Au plus près des préoccupations des clients de mon agence , je me suis retrouvé tout naturellement à écrire pour un tas de supports auxquels je n’aurais pas pensé. Et parfois sous pseudos. Ben oui, il faut bien vivre… C’est ainsi que je suis devenu « content manager », c’est à dire créateur de contenu ou « pisseur de copie », selon le degré de professionnalisme… Je « promote » ainsi cette année le site Dive Trip Adekua et prochainement d’autres acteurs de la planète plongée…

Ainsi, force est de constater que cela fait plusieurs années que je n’écris pratiquement plus pour des supports papier, ayant totalement redéployé mon activité vers les médias « online ». Avec leur lot de complexité…

Vous reprendrez bien un peu de l’auteur ?

La démarche d’Henri Piasecki, gérant de DIveBoutik, magasin de plongée établi à Lille, était différente dès le départ, quand il me contacta. Certes, il s’agissait d’alimenter le blog du nouveau site mais nous étions très vite tombés d’accord sur l’exclusivité du contenu et une certaine continuité dans le ton et les récits. Et, petit à petit, force est de constater que nous sommes en train d’écrire un livre « online ». Et pourquoi pas ? Voici les 4 chapitres publiés sur une série de 5. Et si on renouvelle le contrat, ce seront 10 chapitres. Un livre, quoi ! 😉

1 | Décompressez !

Vous plongez, vous faites confiance aux ordinateurs et aux algorithmes pour la décompression et vous avez raison. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Dans le passé, calculer ses paliers était tout une affaire. Et il existait, avant l’ère numérique, des méthodes analogiques aussi diverses et astucieuses qu’approximatives…

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.2 | Les secrets d’un tournage au lac Malawi

La détonation nous fait tous sursauter sous l’eau : un coup de fusil de chasse !? Nous restons un moment figés, nous attendant à recevoir le ciel sur la tête. Nous plongeons pourtant en eau libre, au milieu des nuages de poissons multicolores du lac Malawi en Afrique. Sur le site de Zim Rock, un curieux récif strié…

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.3 | Frayeurs sous la glace

Les bulles d’air coulent sous le plafond de glace comme des rivières de mercure. Le trou que nous avons creusé diffuse un rai de lumière bleue, vertical mais partout ailleurs, c’est l’obscurité. On ne distingue pas le fond. Seul repère, cette voûte glaciale, écrasante, où nous glissons parfois comme des patineurs à l’envers…

La suite ?

 

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4 | Plongée en eaux troubles

On plonge le plus souvent en eau de mer. Plus rarement en eau douce. Mais combien d’entre vous ont plongé dans les deux, voire les trois, en même temps ? Je veux parler de ces mélanges d’eaux, de ces étonnants changements de phases rencontrés parfois au sein du milieu : haloclines, thermoclines… Et l’argile liquide !

La suite ?

5 | Dangers sous la mer…

En cours de rédaction… Parution novembre ! 😉

Bonne semaine et je vous dis « A bientôt pour un nouvel article sur Dive Boutik ! » 😉