Cela fait déjà un moment que Bryce 7 est sorti. Étant passé à des logiciels de 3D plus pointus, je n’avais pas eu la curiosité de   jeter un oeil sur les nouveautés de cette version. Pourtant, Bryce qui évolue après un si long sommeil, c’est une bonne nouvelle ! Ce logiciel très intuitif qui a souvent été le point de départ pour de nombreux infographistes 3D, compte en effet encore beaucoup d’adeptes. Signalons tout de suite que, malgré ces améliorations, le soft n’arrive pas à combler son retard par rapport à Vue 9 XStream ou des logiciels généralistes comme 3DS Max ou Cinema 4D. Ce n’est pas son ambition et le prix modique de la « version pro » est à considérer. Notons qu’il existe aussi une version PLE (gratuite) et non bridée. A télécharger chez Daz (297 Mo). Et pour vous éviter le chemin de croix d’obtention du mot de passe chez Daz, en voici un (pour Mac) : BDZPLED-070-0000000-NBA-001-HBUVMLF

Sur le plan des nouveautés, l’intérêt principal de cet opus est sa capacité à importer des éléments conçus avec Google SketchUp ou Spore™. A l’origine logiciel fermé sur lui même il est désormais possible d’exporter les objets créés dans Bryce au format 3DS, fbx, collada, obj… Les scènes entières ne sont toujours pas exportables mais leurs éléments constitutifs si. C’est d’ailleurs comme ça que je commence à récupérer des lambeaux d’illustrations anciennes… Le lien « direct » avec DAZ Studio a été amélioré. De ce côté là, ça bogue encore à tout va… Comme Daz d’hab. Un coup ça marche, un coup ça plante… Notons également quelques nouveaux objets et matériaux baptisés « pro » et effectivement un peu plus chiadés que les matériaux « standards ».

Des particules en particulier

Pour faciliter la création d’environnements, de nouvelles fonctions ont été introduites. Auparavant, pour créer un nuages de petites choses, il fallait copier/coller/déplacer dans tous les sens à la main (mais si, on l’a tous fait) les dites petites choses ou utiliser la fonction multi replicate. Et bonjour la mémoire… Heureusement sont arrivées les « instances », un moyen logiciel de créer des copies aléatoires sans plomber la mémoire vive. Ainsi, pour faire les petites bubulles ci dessus sans risquer l’embolie, j’ai utilisé l’émetteur de particules avec une texture transparente… Un émetteur de particules dans Bryce ! Si. Mais alors, il faut le savoir. Et on atteint là du raffinement dans l’Easter Egg… C’était si compliqué de rajouter un bouton et un panneau de réglage dans l’interface ? Sans doute. Car au lieu de ça, il faut créer un plan spécial, incliné, que l’on obtient en cliquant sur « surface » avec la touche contrôle enfoncée. Dès lors, le plan est devenu un émetteur de particules. Des sphères en fait, dont il n’est pas possible de changer la forme. Vous ne voyez rien apparaitre ? Normal. Figurez vous qu’il faut maintenant faire glisser le curseur de la timeline dédiée à l’animation. Miracle : ça gicle ! Avec l’objet émetteur sélectionné, cliquez logiquement sur « I » : une palette d’instance apparait, qui permet de modifier les paramètres. Mais pas ceux de l’émetteur de particules ! Parce que les réglages sont cachés dans le menu du bouton « replication » ! Ou comment transformer ce chef d’œuvre d’ergonomie qu’était Bryce en usine à œufs de pâques. Le tutoriel vidéo ci dessous n’est pas de trop pour s’y retrouver dans cette fonction…

 

Ciel ! Mon HDRI…

Sur le plan technique, l’Image Based Lighting est évidemment toujours présent. Il s’agit d’utiliser le ciel comme source de lumière, par le biais d’une image hémisphérique, ce qui accroit grandement le réalisme. On dispose cette fois de plus de souplesse dans les réglages et de la possibilité d’exporter cette image HDRI pour l’utiliser ailleurs. De quoi valoriser les ciels de Bryce, interminablement peaufinés au détriment de votre vie de famille ? Dans le « skylab », il faut cocher la case « use HDRI image » sans oublier d’appuyer sur le bouton « use sky » : le logiciel calcule alors l’image qui va éclairer la scène. Il est également possible de calculer une texture spéculaire.

Bryce 7 dispose également du contrôle de la projection et de la douceur des ombres (de quoi vaguement simuler l’occlusion ambiante), des contrôles de transparence, tonemap et profondeur de champ, la true ambiance et le lens flare. De nouveaux objects éclairants ont fait leur apparition : dômes et lumières 3D avec des réglages de diffusion et de spécularité (de quoi vaguement simuler l’illumination globale). Que la lumière soit !

Plantez des arbres !

Mais la fonction la plus bluffante est sans aucun doute l’instancing lab qui permet littéralement de peindre des objets variés sur un autre. Typiquement, une variété de végétation qui s’applique automatiquement sur un relief avec des règles « écologiques » de base… Ce qui évite le copier/collé à l’infini… C’est un peu laborieux mais ça marche ! Enfin, pas longtemps… Bryce tente ainsi de concurencer la fonction « ecosystem » de Vue. Il y a encore du boulot… Allez, encore une petite vidéo à l’accent guttural, pour bien comprendre le truc. Bryce, c’est nice !